Mai 2026 — Kuşadasi en Turquie

Nous avons visité l’endroit le 26 mai 2026 au cours de notre croisière en Grèce. D’ailleurs, j’entends votre question. La Turquie, Suzie ? Vraiment ? Ben oui. Dans la Grèce antique, Kuşadasi était une ville grecque connue sous le nom d’Ephèse Néopolis. Elle s’est appelée Scala nova sous la domination franque. Son nom actuel vient de la période ottomane.

OK… mais pourquoi un navire de croisière qui visite la Grèce s’arrête en Turquie ? À cause d’Éphèse, une ville de la Grèce antique datant de 10 000 ans av. J.-C. sur la côte Ionique qui faisait, à l’époque, partie de la Grèce antique (voir mon blogue sur le sujet). Aujourd’hui, l’immense site archéologique se trouve dans la province d’Izmir, en Turquie. Le voyage prévoyait, pour un montant additionnel, un périple d’environ trente minutes en autobus pour visiter le site. Nous n’avons pas fait ce choix, préférant plutôt visiter la ville turque moderne, à pied et selon notre bon vouloir. En contrepartie, je vous suggère quelques liens web où vous trouverez, à souhait, des informations sur le site archéologique d’Éphèse et sur son origine :

La population de Kuşadasi est d’environ 131 000 habitants. Cette importante station balnéaire sur la côte égéenne vit surtout du tourisme.

Tiré de Wikipédia

L’arrivée dans un nouveau port est toujours intéressante. Kuşadasi n’échappe pas à cette routine. Aujourd’hui, le soleil de plomb frappait déjà la ville avant que nous débarquions du navire.

Kuşadasi a d’anciennes forteresses sur l’île aux pigeons et en plein cœur de la ville.

Dès qu’on sort de la zone de sécurité du port, nous notons la différence d’approche entre les Grecs et les Turcs. Les premiers nous laissent déambuler dans les rues touristiques et attendent simplement qu’on s’arrête à un produit avant de nous aborder. Ça ressemble à notre vécu en Europe. Les Turcs nous abordent dès qu’on s’approche de leur boutique. Il faut insister pour qu’on nous laisse le temps de voir le menu d’un resto sans que le propriétaire nous parle. Vous regardez un veston de cuir ? On vous en présente une douzaine avant que vous ayez fait trois pas de plus.

Ça donne envie de regarder le pavé… mais on ne verrait rien. Leur attitude ressemble un peu plus à ce que nous avons connu lors de visites de souk en Tunisie. Pourtant, si nos coutumes québécoises et européennes sont plus discrètes, on s’habitue de cette atmosphère joviale et enjouée. Vous regarder une chemise, on vous offre un thé pour prendre le temps d’en discuter le prix. On s’attend à un certain marchandage. Vous vérifiez le pr x ? C’est un peu cher ? Bravo, vous venez de mettre un sourire sur les visages. Les yeux généralement très noirs brillent d’un reflet coquin.

Nous avons marché longtemps dans les rues parfois étroites de la ville. On nous parlait anglais d’abord, mais reconnaissant mon accent, on passait souvent au français. Ça nous rappelle, qu’ailleurs dans le monde, il est fréquent de voir des gens parler trois, quatre, parfois plus de langues. C’est une le leur richesse : pouvoir mieux communiquer.

Nous avons marché longtemps sur la place centrale du quartier du port.

Il y a des images qui surprennent. Comme ici. Pourquoi faire une rue si on peut faire un escalier ? On y ajoute de la couleur et ça devient très particulier.

J’ai aussi remarqué que les citoyens mettent un soin particulier à ce que leur ville reste fleurie, malgré la chaleur intense qui assèche tout.

Ma journée se termine maintenant. Je vous souhaite bon voyage au pays des rêves. Demain je serai de retour en Grèce et je vous parlerai de l’île de Mykonos.


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