Une île et une ville d’influence…
Encore une fois, je devrai préciser quand je parlerai de l’île de Rhodes et la ville de Rhodes. Au moins, il n’y a qu’un nom propre à retenir, cette fois (voir le blogue au sujet de l’île de Santorin).
Nous avons visité Rhodes le 25 mai 2026. Dès notre descente du navire, dans le port de Rhodes, l’immense mur de pierre qui bloque notre chemin impressionne. L’histoire médiévale nous attend.
Rhodes, l’île
L’île grecque est située dans l’archipel du Dodécanèse en mer Égée, en bordure de la Turquie, qui sera d’ailleurs notre destination, demain. Dans les faits, l’île se trouve à moins de 18 kilomètres des côtes turques. La population de l’île tourne autour de 116 000 habitants, dont la moitié vit dans la ville principale, Rhodes.
Parlons un peu de mythologie
Le dieu Hélios aurait vu l’île sortir de la mer. Il l’a trouvée si magnifique qu’il a voulu la protéger. Trois de ses petits-enfants sont à l’origine de trois villes :
- Camiros. La ville a été détruite lors du tremblement de terre en 226 av. J.-C. Aujourd’hui, on y fait des recherches archéologiques.
- Ialyssos. L’ancienne cité antique a été occupée par les Hospitaliers de l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem. Maintenant, on le considère comme un site archéologique important de la Grèce.
- Lindos. L’ancienne ville est maintenant un site archéologique où s’est aussi greffé un petit village de pêche qui accueille le tourisme.
L’histoire de l’île est complexe
Au fil du temps, les agressions armées, les invasions, le commerce international et l’immigration ont marqué l’île et ses habitants. Ils ont subi l’influence minoenne, grecque, romaine, byzantine, égyptienne, ottomane, macédonienne et génoise. Autour de la Seconde Guerre mondiale, elle a subi les dominances italiennes, allemandes et anglaises. L’île est incorporée à la Grèce en 1948.
La période hospitalière, de 1291 à 1522, a vu l’île se développer sous la gouverne des Hospitaliers de l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem. La construction de châteaux et de fortifications importantes a protégé l’île des invasions. Le mandat de l’ordre était de faciliter les croisades et les pèlerinages. Bien sûr, leurs auberges affiliées ont favorisé les échanges commerciaux avec les pays environnants.
D’ailleurs, notre visite dans la ville nous fait surtout voir l’enceinte de la ville à l’intérieur de laquelle se trouvent des rues étroites et grouillantes de commerces pour touristes.
Pour en savoir plus sur l’île, son histoire mouvementée et sa vie moderne, je suggère le site Rhodes sur l’encyclopédie numérique Wikipédia. L’outil propose un excellent début pour en savoir plus.
Rhodes, la vieille ville emmurée

Dès qu’on débarque du navire, on aperçoit d’abord les immenses remparts qui s’étirent sur quatre kilomètres. On y voit encore l’influence byzantine, même si les murs ont été refaits par les Hospitaliers aux quatrième et cinquième siècles.
La ville est aussi sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. D’ailleurs, sur le site de l’UNESCO, on trouve une galerie de magnifiques photos représentant différents endroits dans la ville médiévale de Rhodes.
Ce jour-là, nous sommes entrés dans la ville médiévale par la porte Panayia, appelée aussi la porte de la Vierge Marie de Burgh.


Même si la chaleur était lourde, nous avons passé la journée à marcher dans les rues médiévales, nouvellement refaites en pierres plates pour un meilleur confort. Cherchant ici et là les zones d’ombres, nous avons examiné plusierus bâtiments particuliers de la ville. Voici quelques photos prises au hasard de nos pas.
Le bord de mer…


Les rues étroites…



Des restes de l’époque byzantine…


Au fil de nos pas…






Quand on cherche le temps…
Au cours de cette belle journée, nous avons cherché une horloge médiévale. Or, les Rhodiens ont choisi de construire leur maison tout au tour. Elle était donc difficile à trouver. Mais Denis tenait à monter dans cette sorte de clocher. Alors on y a mis l’effort.
Pour répondre à une question que j’entends : non, je n’ai pas grimpé. Je me suis contentée de boire une limonade maison versée sur de la glace, dans un grand verre. C’était plus rafraichissant, disons.


Une fois de plus, je ne peux pas vous laisser sans une photo que la mer Égée nous a livrée ce soir-là…

C’est tout pour aujourd’hui. Demain, je vous amène en Turquie et je vous parle de la ville antique d’Éphèse.
Je m’abonne au blogue Les défis de Suzie (voir dans l’entête)
Suzie Pelletier, écrivaine
Éditions du Défi
Laisser un commentaire