Firá est située à 250 mètres au-dessus de la mer. D’accord, mais on monte comment là-haut ?
Firá (aussi appelé Thira, Théra, Santorini ou Santorin) est la ville la plus importante de l’archipel. C’est notre destination d’aujourd’hui. Mais avant de pouvoir fouler le pavé inégal, croche et rocheux de ses rues étroites et piétonnières, il a fallu s’y rendre.
Facile en croisière ! Vous direz. Ouais… Pas nécessairement.
D’abord, parlons un peu de Santorin. En fait, à l’époque archaïque (776 – 480 av. J.-C.), l’île a été baptisée sous le nom de Théra, en l’honneur d’un héros thébain, un descendant de Cadmos, qui a occupé l’île. Au treizième siècle les Vénitiens l’ont rebaptisée en référence à sainte Irène ou Santa Irini. L’usage l’a transformé en Santorini. En 1840, l’île est de nouveau rattachée à la Grèce et reprend son nom antique de Théra (Thira ou Firá).
OK, Suzie, tu parles de l’île, de l’Archipel ou de la ville ?
Des trois ! Bien sûr ! Le nom de Santorini (Santorin pour les Français) est resté populaire auprès des visiteurs, mais les gens de la place préfèrent utiliser le nom de Firá.
Autrefois, il n’y avait qu’une seule île qui supportait un immense volcan. Vers 1600 avant J.-C., le volcan a explosé et détruit le centre de l’île. La catastrophe n’a laissé qu’une immense caldeira entourée de trois îles : Théra (la plus grande), Thirassía et Aspronissi. D’autres éruptions volcaniques, au cours des derniers millénaires, ont créé deux autres îles : Palaéa Kaméni et Néa Kaméni. Cette dernière est en fait un dôme de lave.

tiré de Wikipédia
Les îles moins bien définies au centre de la caldeira, sont Palaéa Kaméni (plus petite) et Néa Kaméni. La grande île qui les entoure s’appelle Santorin, (aussi Théra, Thira ou Firá). La deuxième île plus importante est Thirassia. Asprossini est la tâche plus pâle qu’on aperçoit au sud-ouest de l’archipel.
Le volcan de Santorin est endormi, mais il n’est pas éteint. Dans les faits, sous la pointe nord de Néa Kaméni, se trouve une chambre magmatique à quatre kilomètres de profondeur. Celle-ci contient 14 millions de mètres cubes de roches en fusion. Sous la force du magma, l’île croit de plusieurs centimètres chaque année.
Visite de Firá
On peut croire que visiter des îles en croisières est facile. D’abord, le navire accoste au port. Ensuite, les vacanciers sortent sur le quai, trouvent leurs repères et prennent la direction qui leur convient. Une seule contrainte : être de retour sur le navire avant le départ, sinon le voyage est long… à la nage.
Parfois, le processus est plus compliqué. Plusieurs des petites îles grecques n’ont pas de quai suffisamment grand pour permettre aux gros navires d’accoster. Ce jour-là, deux navires de croisières mouillaient l’ancre dans la caldeira de Santorin. Des navettes (« tender » dans le langage local) transportaient les visiteurs entre le navire et le quai.

C’est en soi une expérience. Disons que la balade est moins confortable que le navire de croisière. Heureusement, elle ne dure pas longtemps. Une fois débarqués sur le quai, on ne voit que quelques bâtiments. Mais ! Où est Firá ?
La ville se trouve 250 mètres plus haut et la falaise qui s’y rend ne laisse aucun doute. Impossible d’y grimper directement. On peut monter à dos d’âne (lent et inconfortable), gravir un chemin en escalier de 580 marches pavées (Ouf ! Ça épuise avant de commencer la visite) ou en prenant le téléphérique qui monte en 12 à 13 minutes (au moins ça ne sera pas long). Nous avons choisi ce dernier mode pour un plus grand confort… malgré mon vertige évident. Voici quelques photos trouvées sur les sites Web de Santorin.



Pour une bonne partie de la journée, nous avons déambulé dans les rues de Firá avec un grand plaisir. Voici quelques photos :

Photo prise du navire.
La falaise est en fait le côté de la caldeira attaché à la plus grande île, Thera. L’espèce de croûte blanche, en haut de la falaise, est en fait Firá, la ville principale de l’archipel et de la région.
Les rues sont très étroites et il faut parfois faire son chemin dans la foule tout en évitant les enfants qui courent partout, sans égard pour l’âge des passants. En mai, j’ai pu prendre quelques photos, là où notre chemin était plus livre. Curieusement, tout ça se passe bien avec le rire communicatif de cette population. Tous les citoyens sont prêts à aider, peu importe la question. Vous cherchez de l’eau ? Un resto ? Un bar ? Des t-shirts ? Des souliers ? Pas de problème ! Ils ont du jus frais et des sacoches aussi !



Voici d’autres photos montrant que la ville est sise dans les hauteurs et que l’île est d’origine volcanique.






Je me dois de terminer ce blogue avec un magnifique coucher de soleil que j’ai pris en photo, ce soir-là, de notre balcon. Le soleil se couche derrière l’île de Thirassía.

Dans mon prochain blogue, je vous parlerai de Rhodes, notre deuxième arrêt dans ce voyage de dix jours.
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Suzie Pelletier, écrivaine
Éditions du Défi
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