Athènes — le jeudi 21 mai 2026
Quand l’autobus nous a débarqués au pied de l’Acropole, j’ai regardé en haut. Adepte de la marche en montagne, je me suis dit : « Pas si haut que ça, quand même… » C’était sans compter que les marches en marbre sont glissantes même sous le soleil de plomb. L’usure du temps les a rendues inégales.
Mais l’effort en valait la peine.
Poséidon et Athéna se faisaient compétition pour s’occuper de la protection d’Athènes. La déesse Athéna a offert un olivier au citoyen de la ville. Le dieu Poséidon, leur a offert de l’eau salée. Rien d’étonnant, direz-vous, à ce que la ville, déjà entourée de mer, choisisse Athéna, fille du dieu Zeus et de la déesse Matis, comme protectrice de la ville.
La mythologie grecque est si intéressante. D’ailleurs, je l’ai utilisée dans le huitième tome de la collection Noémie et Maxime en voyage, qui se déroule à Marseille, car cette ville a été créée par les Grecs. Entre autres, j’y parle de Poséidon, dieu de la mer, frère de Zeus, fils de Cronos et Rhéa.
On ne peut pas faire un pas en Grèce sans entendre parler de mythologie. Un grand nombre de bâtiments, maintenant en ruine, ont été créés pour honorer l’un ou l’autre des dieux de l’Olympe. L’Acropole est consacrée à Athéna.
Le plateau calcaire situé à 156 mètres du niveau de la mer a d’abord été utilisé comme habitat et forteresse avant de devenir un grand sanctuaire consacré au culte d’Athéna. Le Parthénon, l’Érechtheion et le temple d’Athéna Nikè sont les principales ruines.
En grimpant vers le sommet de l’Acropole, le premier temple qu’on rencontre est celui d’Athéna Nikè. Il a été conçu par Kallicrates vers 425 avant notre ère. À l’intérieur, se trouvait une statue de bois représentant Athéna victorieuse (Nikè). Les sculptures extérieures représentaient des batailles glorieuses des Grecs contre les envahisseurs, dont les Perses.

Les montées vers l’Acropole ne sont pas si terribles en soi, mais les marches de marbre usées par le temps restent glissantes. La foule qui bouge tout le temps autour de nous dérange aussi. Si vous tentez l’ascension, qui en vaut la peine par ailleurs, je vous suggère d’apporter beaucoup d’eau !
Le Parthénon, le bâtiment le plus imposant de l’Acropole, a été construit par les architectes Ictinus et Callicrates, sous la supervision de Phideas, au cinquième siècle avant notre ère, après que les Grecs aient battus les envahisseurs perses.

Le Parthénon a été créé pour rendre hommage à Athéna, déesse protectrice des cités, déesse de la guerre, des arts et de la technique ainsi que de la sagesse. Une statue colossale en marbre de la déesse, vêtue d’une robe d’or, remplissait la salle principale. La porte d’entrée était positionnée pour que le lever du soleil éclabousse la statue, remplissant les murs de la salle de reflets dorés.



De l’autre côté du chemin, on voit le temple Erechtheion reconnaissable par son porche aux six magnifiques colonnes représentant des vierges. Ces caryatides, datant de 415 avant notre ère, supportaient le portique au sud du temple qui a été complété vers 406 avant notre ère. Ce sanctuaire a été construit sur la partie la plus sacrée de l’Acropole, là où, supposément, Poséidon aurait frappé le sol de son trident et Athéna aurait créé le premier olivier d’Athènes, de Grèce, même.



Une fois notre visite terminée dans la chaleur étouffante, nous sommes redescendus de l’Acropole, à la queue leu leu, pour ne pas perdre de vue nos guides. Ce lieu inscrit au patrimoine de l’UNESCO est le plus visité d’Europe. Nous passons à côté du théâtre de Dyonisos, s’imaginant écouter une pièce moderne ou de la musique contemporaine en ces lieux.

Comme je veux garder mes publications courtes, mon texte ne gratte que la surface de la mythologie grecque représentée sur l’Acropole. Je vous invite à lire plus sur le sujet, sur Wikipedia, le site web de l’UNESCO ou sur le site de l’Acropole lui-même.
En résumé, visiter la Grèce , ou Athènes, sans voir l’Acropole, c’est un peu manquer sa sortie…
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Suzie Pelletier, écrivaine
Éditions du Défi
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