Marketing 301 – Les réseaux sociaux

Facebook, X, LinkedIn, TikTok, Instagram, YouTube… et d’autres !

OUF ! Ça tourne dans ma tête ! Je viens d’éplucher un article qui présente les dix réseaux sociaux les plus connus. Le journaliste ajoute cinquante-trois manières supplémentaires de se connecter à une communauté… ou à plusieurs. Comment fait-on pour choisir parmi ses avenues de marketing, pour développer des publicités intéressantes et efficaces ?

Bien sûr, la plupart des auteurs passent plus de temps à batailler avec les mots et les phrases qu’à naviguer sur l’Internet. Pourtant, ils n’hésitent pas à s’engager dans des recherches exhaustives sur un sujet particulier lié à leur prochain roman. Ça comprend de nombreux sites Web à coup sûr. Mais faire un effort pour se connecter à un réseau social peut facilement devenir un fardeau.

Nous vivons dans un monde où les idées voyagent à la vitesse de l’éclair. L’écrivain se doit d’utiliser ces médias pour développer une belle clientèle. Ça lui permet de communiquer rapidement avec d’autres personnes pour partager des renseignements sur lui et ses livres.

En somme, l’auteur doit appartenir à au moins un de ces réseaux de discussion. C’est incontournable. Il doit aussi l’inclure dans son volet marketing, pour faire connaître ses œuvres et aviser les lecteurs sur ses activités.

Avant de transformer sa vie publique en une suite d’entrées informatiques, de gazouillis et de clics, on doit se questionner sur la pertinence de chacun de ces outils. À la fin de cette publication, j’ai placé quelques informations sommaires sur les cinq réseaux les plus populaires dans le monde, mais il y en a beaucoup d’autres. Chaque auteur doit faire ses recherches pour répondre adéquatement à ses besoins.

Pour l’instant, regardons quelques pistes qui aideront l’artiste à analyser sa propre situation.

Celui qui se connecte régulièrement avec des communautés particulières doit d’abord exploiter ces options. Il y trouvera des collègues, des amis, de la famille. D’autres personnes s’ajouteront au fil du temps. En demandant à ceux qui le suivent de partager ses publications, ça ouvrira son réseau à un plus grand nombre de lecteurs. En résumé, son public commence par les gens qu’il connaît. Par la suite, il pourra analyser ses besoins en fonction de la clientèle visée.

Les experts nous informent que les efforts nécessaires pour s’occuper efficacement d’un compte Facebook, LinkedIn ou X prennent de 30 à 60 minutes par jour. Imaginez si on choisit les trois… Arrivera-t-on à créer de nouveaux textes ?

La majorité des auteurs québécois se dégagent des moments d’écriture après les heures de travail (autre que celui pour leur art) et leurs obligations familiales. Comment peut-on judicieusement utiliser ce qui reste pour promouvoir sa carrière ? Le défi est grand : pondre un roman, seul devant son écran, ne contribue pas à vendre ses livres. Or, mettre trop d’énergie à bâtir son marketing empêche de composer de nouveaux textes. Il est donc très important de faire un choix éclairé en fonction du temps que l’on a à sa portée.

Bien sûr, n’importe quel auteur moderne est habitué à travailler avec un ordinateur pour colliger ses idées et effectuer une bonne partie de ses recherches. Les contacts avec les professionnels du livre se font en utilisant le courriel, le téléphone intelligent, les textos, etc. Par contre, ouvrir un compte sur un réseau social, maintenir une page spécifique et gérer efficacement sa liste de lecteurs font appel à d’autres connaissances que les gens ne possèdent pas toujours.

Les plus habiles appartiendront à plusieurs médias alors que ceux qui n’ont pas développé ces compétences devront choisir celui qui leur apportera le meilleur résultat.  

Heureusement, il existe de nombreux cours pour bien comprendre ces outils. Les bibliothèques municipales offrent souvent de telles formations à peu de frais.

La plupart du temps, ces réseaux sont d’abord gratuits. Par contre, plusieurs d’entre eux proposent des options payantes, ce qui permet de lancer des promotions ciblées. « Sponsorisée » est le mot le plus utilisé pour décrire ces publicités. Je n’aime pas ce mot traduit de l’anglais, mais malheureusement, il fait consensus sur Amazon, Facebook et Google. D’autres offriront des fonctions plus « professionnelles » de leurs outils moyennant un montant mensuel.

Certains écrivains ont du succès avec ce genre de stratégie payante, mais ce n’est pas toujours le cas. Il est plutôt recommandé de bien définir sa présence sur les réseaux avant de passer à des options qui demandent des dépenses difficiles à assumer en début de carrière.

Selon l’Académie de transformation numérique, 78 % des adultes québécois ont navigué sur Facebook, Twitter ou YouTube, en 2023. 57 % des Canadiens ont un compte Instagram, réputé pour plaire davantage aux adolescents et aux jeunes adultes. Un québécois sur trois est actif sur LinkedIn.

Donc, la communication par les réseaux sociaux devient une option sérieuse pour développer une clientèle et la fidéliser.

Cette question est la plus difficile à répondre. Chacun doit trouver sa manière et la méthode d’essais et erreurs reste souvent la plus efficace. Pour ma part, je me suis connectée aux comptes de plusieurs collègues. J’ai calculé combien de fois par semaine ils intervenaient. J’ai aussi observé de quoi ils parlaient. Ça m’a aidé à me faire une tête. Voici quelques éléments importants à comprendre :

Ces outils fonctionnent par le biais d’algorithmes. Ceux-ci placent vos publications sur le fil de nouvelles (ou le mur pour Facebook) de vos abonnés. Par contre, si ceux-ci ne cliquent pas (mentions j’aime ou commentaires) sur vos textes et vos photos, ils ne les verront plus après un moment. L’algorithme interprète l’absence de clic comme un manque d’intérêts. Il n’a donc aucune raison d’informer une personne de ce que vous publiez si, en apparence, elle n’apprécie pas.

Or, ces fameux clics sont importants. Un abonné qui laisse une mention j’aime sur votre publication informe ses abonnés de son intérêt pour vous. À leur tour, même si vous ne les connaissez pas, ceux-ci pourraient s’intéresser à vos écrits. En gros, plus vous recevez de mentions j’aime, plus de gens voient votre publication.

Un corolaire à ce principe implique que plus vous écrivez ou déposez des photos, plus vous obtiendrez de commentaires. Le nombre de publications dans une semaine varie selon les besoins des auteurs, du temps disponible et du matériel à leur disposition.

Tous les gens qui courent ces médias adorent les éléments visuels. Pour stimuler l’intérêt de vos abonnés, il est préférable de déposer une photo, ou un court vidéo, en l’accompagnant d’un court texte. Les écrivains parlent de leurs livres, leurs séances de dédicace, leurs présences à un évènement, leurs méthodes de travail et tous les autres sujets qui pourraient accrocher leurs lecteurs.

Quelle excellente question ! Ma réponse est : « Ça dépend ! » Ce n’est pas simple, j’en conviens.

Certaines options peuvent être plus judicieuses que d’autres selon la situation de l’artiste, les résultats qu’il désire atteindre et sa capacité à s’occuper de ce volet du marketing d’auteur. 

Selon les chiffres fournis plus haut, une grande partie de la clientèle, peu importe celle que vous recherchez, est connectée sur l’un ou l’autre des réseaux sociaux disponibles. Négliger cette facette du travail de l’écrivain serait une erreur en soi. Une première étape serait de parler avec des collègues pour savoir ce qu’ils font. Obtenir de la formation de base permettra aussi à clarifier la pertinence de chacune des options. Il faut le répéter : il n’y a pas de mauvaise décision dans ce domaine. L’auteur doit simplement faire un choix en fonction de ses besoins.

Facebook appartient à Meta Platforms. Il offre à ses utilisateurs de commenter les publications des autres, de déposer des textes, des images, des photos et des vidéos. On y échange des messages privés (Messenger). L’écrivain peut joindre des groupes de conversation selon ses intérêts. Facebook serait le réseau social le plus exploité au monde avec 2,91 milliards d’abonnés actifs (décembre 2022).

La plupart des écrivains québécois sont sur Facebook parce que celui-ci propose une clientèle diversifiée. En plus du compte lui-même, on peut développer des pages dites professionnelles (exemple : Suzie Pelletier, Écrivaine). D’autres vont en créer pour chacun de leurs livres. Ayant choisi l’autoédition, je maintiens une page pour ma maison d’édition « Éditions du Défi ». D’ailleurs, les deux options m’apportent des lecteurs différents.

X (anciennement Twitter) est un outil de microblogage qui permet de faire des commentaires courts (140 caractères) qu’on appelle aussi des gazouillis. Il appartient au multimilliardaire Elon Musk. Les méthodes de contrôle et la qualité des échanges laissent souvent à désirer. Les insultes sont courantes. En 2023, il y avait 700 000 utilisateurs mensuels sur X au Québec.

Instagram sert à partager des photos et de courtes vidéos. Depuis 2012, l’application est la propriété du groupe américain Meta. En 2018, Instagram avait plus d’un milliard d’abonnés à travers le monde.

Les adolescents et les jeunes adultes choisissent ce média plus souvent que Facebook. Ainsi, les auteurs de romans jeunesse auront avantage à utiliser cet outil plutôt qu’un autre média.

LinkedIn avait plus de 775 millions d’usagers en 2021. Il appartient à Microsoft. Si Facebook est un réseau d’abord social, LinkedIn permet de promouvoir son commerce, ses produits et sa raison d’affaires. Un écrivain y parlera de ses livres, de ses conférences, des ateliers qu’il offre et d’autres intérêts qu’il veut faire connaître.

L’outil comprend une fonction de messagerie qui facilite les discussions un peu plus privées.

YouTube est un site Web d’hébergement sur lequel les utilisateurs déposent leurs vidéos qui, pour la plupart, deviennent accessibles à tous les internautes. Par contre, seules les personnes abonnées peuvent envoyer des vidéos de façon illimitée.

TikTok est une application mobile qui encourage le partage de vidéos d’une durée de quelques secondes à quelques minutes). On peut aussi publier des images. Ce réseau social lancé en 2016 a été développé par l’entreprise chinoise ByteDance.

Il faut ajouter que ce réseau est connu pour la polarisation de groupe qui peut parfois s’avérer dangereux et favoriser la désinformation. À tort ou à raison, on accuse TikTok d’être sous le contrôle de la Chine qui l’exploiterait pour espionner et profiler les utilisateurs partout dans le monde.

Comme je l’ai déjà dit dans d’autres publications, quand on choisit l’écriture comme activité principale, on souhaite aussi voir ses œuvres offertes au grand public. Peu importe le modèle choisi (compte d’éditeur, compte d’auteur ou autoédition), l’artiste a aussi intérêt à se bâtir une clientèle, une base essentielle de lecteurs, pour vivre de son art.

Les réseaux sociaux prennent une place de plus en plus déterminante dans les communications des entreprises, partout dans le monde. Il est donc normal que les auteurs s’en servent aussi dans leurs efforts de marketing pour leur nom et leurs œuvres.

Les défis sont de choisir judicieusement le nombre de réseau auxquels l’écrivain désire se greffer et de les utiliser efficacement.


5 réponses à « Marketing 301 – Les réseaux sociaux »

  1. […] Ce sujet a été discuté longuement dans un autre module. Je vous invite à consulter le texte suivant : Marketing 301 — les réseaux sociaux. […]

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  2. Merci !! Plein d’infos utiles pour moi qui patauge un peu dans les nombreux réseaux sociaux et médias disponibles « d’un simple clic ». J’ai enregistré l’article pour le (re)lire et prendre des notes.
    Je suis en Belgique et je vais devoir faire ce genre de recherches pour savoir quel média utiliser et quel réseau social privilégier dans le développement de mon activité. Mais je crois que nous pouvons deviner que les chiffres seront semblables, non ?
    Je reviendrai ici ou sur mon blog pour partager la conclusion.
    Bon dimanche,
    Cécile

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    1. Merci, Cécile. Les pourcentages seront probablement les mêmes, pour les réseaux que j’ai choisis. Par contre, je pense qu’en Europe, vous avez des réseaux sociaux qui sont différents. Bonne chance !

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  3. […] d'auteur 101 – Les affiliationsMarketing d'auteur 201 – Les programmes incitatifsMarketing d'auteur 301 – Les réseaux sociauxMarketing d'auteur 401 – La visibilité sur le […]

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