Note 1 : le masculin est utilisé pour faciliter la lecture du texte.
Note 2 : mes réflexions se limitent l’écriture de fiction.
Se connecter à la communauté littéraire permet de développer sa carrière et de trouver de l’aide pour s’améliorer en tant qu’écrivain. Je ne traite pas le sujet de façon exhaustive. L’idée est d’expliquer l’importance de rester branché et de donner des exemples. Par contre, chaque écrivain doit rechercher par lui-même les informations dont il a besoin pour se faire connaître et développer les outils dont il a besoin.
Pour l’auteur qui travaille seul face à son écran la plupart du temps, il est difficile de se faire connaître, surtout si on ne l’est pas déjà. Les présences en Salon du livre ainsi que les communiqués que produit la maison d’édition ne suffisent pas à lui ouvrir les portes nécessaires à son épanouissement professionnel. L’affiliation à divers organismes aide au rayonnement de l’auteur dans l’univers du livre. Plus l’artiste investit du temps pour participer aux activités de ces organismes, plus son rayonnement est efficace.
Je recommande de commencer par l’Union des écrivaines et écrivains québécois (UNEQ) dont vous trouverez plus d’information plus loin. L’UNEQ, offre une panoplie de ressources, d’informations et de l’aide aux écrivains. En deuxième, l’auteur devrait chercher à se connecter dans sa région pour profiter du réseautage et d’événements près de chez lui. Par la suite, l’écrivain examine les autres options, comme celles discutées dans cette publication, pour découvrir ce qui convient au développement de sa carrière.
Vous trouverez ci-après quelques exemples d’affiliation que l’auteur peut considérer.
Union des écrivaines et des écrivains québécois [UNEQ]
Le site web de l’UNEQ propose le texte de présentation suivant :
« Fondée en 1977, l’UNEQ est un syndicat professionnel qui œuvre depuis plus de 45 ans à la défense des droits socioéconomiques des artistes de la littérature, ainsi qu’à la valorisation de la littérature québécoise au Québec, au Canada et à l’étranger. Elle regroupe aujourd’hui près de 1800 membres représentant toutes les pratiques littéraires.
En tant que syndicat professionnel, l’UNEQ est de tous les combats pour améliorer les conditions socioéconomiques des artistes de la littérature : représentations auprès des instances gouvernementales ou au sein de tables de concertation du milieu du livre et culturel, interventions politiques et publiques, dépôt de mémoires, entrevues médiatiques, campagnes de sensibilisation, etc. »
L’UNEQ favorise le développement de ses membres en publiant des documents informatifs et en offrant des outils en tous genres. Entre autres, elle offre des séances de formation à moindre coût. Les initiatives suivantes sont particulièrement utiles à l’auteur :
L’infocentre littéraire des écrivains québécois (L’ÎLE). On y maintient à jour le répertoire complémentaire de l’infocentre littéraire des écrivains francophones (RECIF). Il appartient à l’auteur d’utiliser adéquatement le répertoire en y inscrivant une courte note biographique et en maintenant à jour la liste de ses œuvres.
Accès à de l’information pertinente :
- Par son infolettre, UNEQ informe la communauté sur les événements littéraires au Québec et ailleurs, sur les services qu’elle offre, sur les concours, les prix et les bourses ainsi que d’autres informations. Pour s’inscrire, il faut voir en bas et à gauche sur la page web ;
- Le guide de l’impôt pour les écrivaines et les écrivains ;
- Les bourses et les programmes administrés par l’UNEQ.
Accès à des conseils. En tant que membre, l’auteur peut obtenir de l’aide. Pensons entre autres à un avis juridique dans le cas de conflit avec un éditeur ou une autre entité qui œuvre dans le milieu littéraire au Québec. Même avant d’être membre, l’auteur peut solliciter des commentaires sur un contrat d’édition qu’il s’apprête à négocier.
Associations littéraires régionales ou locales
Il existe de nombreuses associations littéraires régionales et même locales. Elles proposent des activités en fonction des besoins de leurs membres. Certaines acceptent des écrivains qui ne sont pas de la région, d’autres observent des lignes plus strictes.
À titre d’exemple, on note les options suivantes : l’Association des auteures et des auteurs de l’Estrie ; la Société littéraire de Laval ; l’Association des auteurs et des auteures de l’Outaouais ; la Société littéraire de Charlevoix ; la Société des écrivains de la Mauricie ; l’Association des auteurs des Laurentides ; l’Association des auteurs de la Montérégie. Il y en a d’autres.
L’auteur peut vérifier auprès de sa bibliothèque ou de sa municipalité pour savoir si une telle organisation existe près de chez lui.
Fédération québécoise du Loisir littéraire (FQLL)
Le site web de la FQLL présente l’organisation de la manière suivante : « La fédération offre au grand public l’accès à toutes formes de l’expression littéraire dans un contexte de loisir, d’éducation et de perfectionnement. L’organisme à but non lucratif provincial soutient et encourage les activités littéraires des associations, des groupes et des individus de toutes les régions du Québec. L’organisme francophone dessert les 17 régions administratives du Québec. »
Entre autres, la fédération offre les possibilités suivantes à ses membres individuels
- La revue « Le passeur ». Le passeur est la seule revue dédiée à la diffusion du loisir littéraire. Ses nombreuses sections accueillent les textes soumis par ses membres ou par les lauréats des concours publics de la FQLL. Ses genres littéraires sont multiples et reflètent la diversité d’expression de ses membres. Elle est publiée en version numérique sur leur site. Chaque texte publié constitue une participation pour le Prix Paulette-Chevrier. Un membre individuel peut présenter des textes et y proposer ses publications.
- Le prix Paulette-Chevrier est un prix littéraire québécois annuel, créé en 2013, qui récompense les meilleurs textes publiés dans la revue Le Passeur par un membre de la Fédération québécoise du loisir littéraire.
Association des écrivains québécois pour la jeunesse (AEQJ)
Sur son site web, cette organisation se présente comme suit : « L’AEQJ a été fondée en mars 1992 afin de promouvoir la littérature jeunesse et représenter ses membres auprès de la population, des pouvoirs publics, des médias et de l’ensemble des intervenants du monde de l’édition. »
L’organisme offre à ses membres une infolettre, la participation à des lancements collectifs, des informations pertinentes au métier d’écrivain jeunesse et bien d’autres stratégies intéressantes.
Organisation pertinente à son choix d’écriture
L’auteur peut aussi s’associer à des organismes dans son domaine d’expertise. Voici quelques suggestions :
- L’auteur qui écrit des romans historiques pourrait avoir avantage à s’affilier à des groupes de généalogie ou d’histoire.
- Un auteur peut s’allier à un organisme qui prône la survie, la protection des plantes et des animaux, etc.
- La science-fiction peut demander des informations poussées sur la science et la technologie.
Ainsi, l’auteur peut trouver le bon créneau qui lui apportera l’information nécessaire à son écriture et, possiblement, une visibilité supplémentaire.
En conclusion :
Il appartient à l’écrivain de rester branché. Par ses efforts, il aura accès à sa communauté et il trouvera des outils précieux pour écrire et développer sa carrière.
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Suzie Pelletier, écrivaine
Éditions du Défi
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