Jour 1 – Le départ – Montréal vers Lisbonne

Quand nous voyageons par avion, à partir de l’aéroport Montréal-Trudeau, nous réservons un taxi pour nous rendre à Dorval. J’utilise la même compagnie depuis plus de 30 ans. Pourquoi passer à Uber, quand ça va bien avec le service local ?

Notre chauffeur a dû composer avec le trafic important dans le circuit routier en réparation autour des arrivées et départs de l’Aéroport international Montréal-Trudeau. La modernisation de l’aérogare prend du temps, ce qui inclut la revue du stationnement et du réseau routier. Au passage, on ajoutera une station du Réseau express métropolitain. Une fois les rénovations terminées, l’aérogare sera plus facile d’accès… il parait. Mais pour l’instant, tout est compliqué.

Nous avions rendez-vous avec nos accompagnatrices Isabella et Sylvie entre 15 h et 15 h 30. Notre taxi nous a déposés à la porte 4 de l’aérogare, à l’heure prévue.

Notre vol, sur les ailes d’Air Transat, durera six heures trente minutes. L’appareil, un Airbus A321 LR, peut transporter 199 passagers. Ces avions récents datent de moins de sept ans.

Le départ du vol TS 680 était prévu à dix-neuf heures,

Avec l’aide de nos accompagnatrices, Isabella et Sylvie, l’enregistrement de nos bagages, déjà préparés, et l’étape de la sécurité, se passent bien. Le temps de le dire, nous arrivons près de la porte d’embarquement (62A)… où une surprise nous attend : là où il devrait y avoir un avion, il y a une zone de construction. Eh merde !

Soudain, ça me rappelle le terminal 3 à Paris… quel mauvais souvenir ! Descendre un escalier, marcher sur la piste et grimper un escalier pour entrer dans l’avion. Des gens pressés et sans gêne m’avaient bousculée pour passer devant moi, sans égard pour ma cane décorée de couleurs vives.

Je sens l’inquiétude monter en moi. Je m’approche du comptoir de service pour poser des questions. Pas de problème, m’explique-t-on. Il y a un ascenseur pour nous rendre à l’étage où un autobus nous prendra afin de nous amener à l’appareil. Pour l’avion, il y a une rampe. Finalement tout s’est bien passé. Les manœuvres d’embarquement terminées, je regarde par le hublot. Le long déplacement sur le tarmac me semble interminable. Puis l’avion s’envole. Enfin ! Destination : Lisbonne !

Quand on descend de l’avion, les voyageurs ont tous les yeux fatigués. Malgré l’expérience de plusieurs croisiéristes, les heures de sommeil ont été courtes. Pour ma part, je suis toujours trop excitée par le voyage qui commence pour dormir en avion. Si je compte bien, je me suis levée le samedi 3 octobre à 7 h. Quand l’avion a quitté la piste, à 19 h, j’étais éveillée depuis 12 heures. Pas si mal, en fait !

Quand l’avion a atterri à Lisbonne, après un vol de six heures trente minutes, il était 1 h 30 à Montréal, 6 h 30 à Lisbonne. J’étais réveillée depuis dix-huit heures trente minutes. Tout se passe bien.

Je note que le soleil n’est pas encore levé. Il apparaitra à l’horizon vers 7 h 34, selon les prévisions. Mais Lisbonne étant située dans un creux entre sept collines, l’astre du jour ne montrera son nez que plus tard.

Les procédures d’arrivées et le transfert à l’hôtel Turim Europa 4, sur la rue Sâo Sebastiâo da Pedriera, ont pris tout au plus trois heures. En prévision de cette arrivée hâtive, l’agence de voyages a prévu des arrangements avec l’hôtel pour que nous ayons accès à nos chambres dès notre arrivée à Lisbonne. Le temps de le dire, nous recevons notre clé, puis on apprend que nous avons le temps de prendre notre premier petit-déjeuner à Lisbonne, avant que le restaurant de l’hôtel ferme ses portes pour la journée.

Ça fait maintenant près de vingt-quatre heures que je n’ai pas dormi. Mes yeux se ferment tous seuls. Mon conjoint n’est pas mieux. Notre expérience de voyage nous rappelle que nous devons résister à l’envie de trop dormir, même si nos corps pensent que c’est la nuit. Il est à peine 11 h à Lisbonne. Nous devons aider notre horloge interne à s’adapter rapidement au décalage horaire. À force de voyager, nous avons développé un truc qui fonctionne bien pour nous. D’abord, une douche chaude pour éliminer la poussière, le stress et un peu de la fatigue. Puis un dodo de deux heures max… Nous ajustons l’alarme sur nos deux téléphones… Il ne faudrait pas passer tout droit ! Lisbonne nous attend…

Quand je voyage, j’aime bien me préparer d’avance par des lectures et des recherches, ne serait-ce que pour comprendre où je mets les pieds.

Ainsi, par mes deux prochaines publications, je vous parlerai d’abord du Portugal, puis de Lisbonne, avant de reprendre le fil de notre visite dans la capitale portugaise.


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