Hum ! Je déteste ce sujet, mais il devient un incontournable.
Un jour, quelqu’un a eu l’idée d’appeler un mécanisme composé des millions d’algorithmes, une machine, sous le nom ronflant « d’intelligence artificielle ». Ce n’est pas parce qu’un engin fait des calculs plus vite que les humains, ou qu’il trouve plus rapidement des informations à travers le fouillis que contient maintenant l’internet, que ça le rend « intelligent ». Ça me fait toujours grincer des dents. Mais son acronyme, l’IA, fait maintenant partie de notre environnement numérique.
J’ai décidé de m’adapter… jusqu’à un certain point.
Je reviens de la croisière « Entre volcans et souks » proposée par l’Agence de voyages CAA-Québec, que j’ai vécue du 3 au 21 octobre 2026, en compagnie de mon conjoint. Les gens qui me suivent sur les réseaux sociaux savent que je publierai une série de textes sur mon blogue dans les prochains mois.
Pour la première fois, j’ai utilisé le module d’IA de Google (Gemini) pour planifier des sorties ou faire de la recherche d’information, AVANT d’écrire mes textes. J’ai hésité longtemps, préférant chercher moi-même sur les sites qui m’intéressent. Il a bien fallu que j’admette que Gemini m’a fait sauver du temps. Par contre, même si la machine est plus vite que moi pour chercher, cet outil n’est pas un modèle de perfection. En fait, on y retrouve les mêmes travers que chez les humains qui l’ont nourri.
Ainsi, j’accepte que l’IA m’aide dans la recherche d’information. Mais, j’ai tendance à valider ce qu’il me donne… En effet, Gemini trouve ses informations sur le Web et, comme on le sait, il y a beaucoup de fausses informations et même des déchets sur le WEB.
Suzie, utilises-tu l’IA pour écrire tes blogues ?
Je n’ai pas fini de lire la question que j’ai déjà mal au cœur. Pourquoi croit-on que l’IA est parfaite ? Qu’elle puisse remplacer une personne humaine, pleine d’émotions, capable de jugement, marquant ses textes de subtilités et d’humour ? Je l’ai déjà dit : demander à l’IA d’écrire mes textes à ma place, me donnerait l’impression de vendre mon âme au diable.
On parle ici, d’IA générative, dans le sens qu’elle peut générer des vidéos, des images et des textes à partir d’une commande simple. Rappelez-vous que, pour éduquer ces machines (Chat GPT, Gemini, Claude ne sont pas des cerveaux humains !), leurs constructeurs ont vandalisé des bibliothèques pour les livres, la musique, les vidéos et bien d’autres. On a bafoué les droits d’auteur au profit d’une machine. Maintenant, l’IA générative peut régurgiter des produits sans que les artistes en reçoivent de compensation.
Pour moi, cette manière d’agir est inacceptable et je ne l’encouragerai pas !
Dans les informations trouvées par Gemini se trouve un long texte sur le site Web du Conseil canadien sur la cybersécurité concernant l’IA générative. À lire absolument, surtout la partie « Les risques associés à l’IA générative », à la page 2 du document. Ça donne froid dans le dos…
Donc, ce texte que vous êtes en train de lire, comme tous les autres qui se trouvent sur mon site, a été composé par moi. J’ai fait mes propres choix de mots et de phrases.
Un essai positif
Un jour, j’écrivais un texte sur Marseille. J’ai ouvert mon fureteur Google et j’ai écrit : « Quelle est la distance entre Paris, en France, et Marseille, en France ? » J’avais à peine envoyé ma question que Gemini me répondait de façon quand même élaborée.
J’étais satisfaite. Ça me donnait assez d’information pour compléter mon texte avec des détails logiques.

Un essai décevant
Il y a quelque temps, j’ai décidé de tester Gemini. Je suis écrivaine et mon adresse est connue à Kirkland… mais il faut fouiller un peu plus loin que la surface pour me trouver. J’ai donc demandé à Gemini : « Quels sont les écrivains qui vivent à Kirkland ? » Quelle ne fut pas ma surprise. Selon Gemini, JE N’EXISTE PAS !

Bien sûr, je me suis empressée de corriger le tir : « Tu fais erreur. Il existe une écrivaine québécoise qui réside à Kirkland. » La machine a approfondi sa recherche avec succès.

Cette expérience a simplement confirmé mes doutes quant à l’approche de ces machines. Elles n’ont aucune profondeur. En fait, elles ont hérité d’un travers humain qui vient de ceux qui les ont créées : elles sont paresseuses. Elles restent dans les sites les plus référencés et nous parlent des gens les plus connus. Rien de nouveau dans le milieu artistique !
Une approche révisée… Je m’adapte…
J’ai utilisé Gemini pour préparer notre récente croisière. Par exemple, je lui ai demandé les sites touristiques autour d’une ville particulière, sans préciser d’autres critères. La machine m’a sorti des endroits dont les cotes sont plus élevées sur des sites comme Trivago ou TripAdvisor. À défaut, elle prendra l’information sur les sites Web les mieux référencés. Pour le reste, on se passe de l’information… comme si elle n’existait pas.
J’avais des réserves quant à l’efficacité de cette machine, mais j’ai décidé d’expérimenter, ne serait-ce que pour mieux comprendre l’utilité de ces machines… pour répondre à mes besoins.
Au cours des semaines, j’ai appris à préciser mes demandes. Entre autres, je peux restreindre le temps et les distances en lui donnant un rayon d’action. Par exemple, je peux lui dire : « Je n’ai que trois heures pour visiter l’endroit et je ne peux pas marcher plus de quatre kilomètres. Donne-moi cinq endroits que je peux visiter près du terminal des croisières ».
Une autre fois, à Gibraltar, je lui ai demandé : « Donne-moi trois restaurants typiques du Royaume-Uni, à moins de cinq kilomètres du terminal des croisières de Gibraltar. » Sa réponse m’a satisfaite. Il y avait peut-être d’autres restaurants dans les environs, mais Gemini m’a présenté les mieux recommandés selon TripAdvisor et selon le site Visit Gibraltar. Pas mauvais, en soi. quand on a peu de temps pour fouiller le coin.
Je continue à expérimenter cet outil, bien sûr, mais, jusqu’à présent, mon expérience me satisfait. Ça ne m’empêche pas de douter des réponses que la machine me donne et je prends le temps de les évaluer.
Bon ! Assez parlé de l’IA. Dans les prochaines publications, vous pourrez lire sur mes apprentissages et mes réflexions au cours des 19 jours (et plus) qu’a duré le voyage « Entre volcans et souks ». Si j’ajoute la présente comme faisant partie du lot, vous recevrez un peu plus de 25 publications.
Le prochain texte « Entre volcans et souks – croisière – automne 2026» vous explique ce voyage, ou plutôt cette croisière, dont le concept est si loin de nos habitudes de voyage.
Je m’abonne au blogue Les défis de Suzie (voir dans l’entête)
Suzie Pelletier, écrivaine
Éditions du Défi
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