Les voyages et les réseaux sociaux

Je suis revenue de la Grèce depuis quelques semaines. Par leurs commentaires, je réalise que quelques amis sont un peu fâchés. Ils trouvent que je les ai négligés : pas assez de photos, de textes sur Facebook, Instagram et LinkedIn durant mes vacances. À leur avis, je les ai empêchés de vivre le voyage avec moi. Ça me désole, Voici quelques explications.

Quand je pars en voyage, j’ai l’habitude d’émettre sur les réseaux sociaux un échéancier TRÈS flou et d’y mettre PEU d’informations. Quelques détails sur ma destination, rien de plus. J’explique brièvement ce que je vais visiter. Surtout, je ne précise aucune date de départ ni de retour.

Ces informations, livrées à leur plus simple expression, servent d’avant-goût pour ceux qui aimeront mes photos que je publierai après mon retour. Puis il y aura mes publications sur mon blogue qui paraîtront dans les semaines qui suivront le voyage.

Sur les réseaux sociaux, mes amis me trouvent avare d’informations. Ils veulent tout savoir. Tout de suite. Et on me les pose les questions ! Quand ? Où ? Comment ? Avec qui ? Pour combien de temps ? D’où tu arrives ? Où tu vas ? As-tu vu ce lieu particulier ?

Je réponds dans l’humour ou je mens de façon évidente, parfois même effrontée. N’importe quoi pour ne pas divulguer mes plans à trop de monde.

Moi, oui. Imaginer la fenêtre cassée, les bouteilles de bière et de vin brisées par terre, la saleté partout, les bijoux disparus et la collection de disques irremplaçable, tout comme bien d’autres désagréments. Heureusement, cette fois-là, nous avions bien caché tous les appareils électroniques que nous n’avions pas emportés avec nous.

Comment les voleurs ont-ils su que nous partions ? Mystère !

Nous sommes rentrés à la maison une semaine plus tôt pour achever le rapport de police, faire une demande à l’assurance, organiser les réparations, tout nettoyer, etc. Ça casse le fun. Je m’en souviens et je prends des mesures pour éviter que ça se reproduise.

L’arrivée des réseaux sociaux dans notre quotidien étale nos vies au grand jour. Dans une certaine mesure, on s’habitue à ça. On cherche les commentaires de nos amis à nos publications. C’est le fun, mais pas très sécuritaire ; surtout si votre réseau est étendu.

Donc, je prends des précautions. Je suis convaincue qu’avec ces explications, mes amis comprendront ma réticence à les traîner virtuellement avec moi, comme s’ils étaient dans mes bagages.


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