5 octobre 2025 — Le cimetière le Père-Lachaise
Dans n’importe quel voyage, il y a une journée plus difficile que les autres. Pour nous, durant ce voyage retour à Paris, ce fut ce 5 septembre 2025. Pourtant, le soleil était au rendez-vous et nous retrouvions avec aisance notre routine du transport en commun de Paris.

Notre première destination de la journée était le Cimetière le Père-Lachaise. Pour éviter de faire le tour complet d’un endroit que nous avions déjà visité, nous avions établi quelques choix de monuments, comme ceux d’Oscar Wilde, d’Édith Piaf, de Lafontaine, de Balzac et de quelques autres.
Mon conjoint a trouvé une application qui offre un tour du cimetière en une heure. « Parfait ! » qu’on s’est dit. La petite marche de dix minutes vers la station de la Bourse nous a permis d’emprunter la ligne 9. Ensuite, la ligne 6 nous a amenés à deux pas d’une entrée du cimetière. Nos cellulaires en main, des écouteurs dans nos oreilles, nous marchons allègrement vers le début du circuit.
Quelle déception ! L’application utilise mal le GPS et nous fait emprunter des sentiers qui n’ont rien à faire avec la visite guidée. Nous nous sommes perdus trois fois. Pire, la batterie de nos cellulaires se vide un peu trop vite. Et merde ! Rapidement, nous devenons grognons. Mon conjoint cherche une autre application, mais rien ne marche. La frustration monte.

De mon côté, ma jambe fait mal à force de marcher sur les sentiers de pavés inégaux. Ça me garde en déséquilibre constant.
Un large panneau installé à l’entrée du cimetière offre une carte et la liste des tombes. Il est si dégradé qu’on n’arrive pas à trouver l’information dont on a besoin. La charge de la batterie de nos cellulaires baisse sous 30 %.
Assise sur un banc, au beau milieu du cimetière, je fais une dernière tentative, un peu par dépit. « Google sait tout », que je me dis. Au fond, je n’ai rien à perdre. J’ouvre l’application Google Maps et je tape « tombe de Balzac ». Ben ! Ça marche ! Le temps de le dire, je vois comme m’y rendre facilement.

Mon conjoint ferme son téléphone pour sauver la charge restante. Je le pilote dans le Cimetière du Père-Lachaise. Notre bonne humeur habituelle revient. Voici quelques photos.






Une fois notre visite terminée, nous avons tout juste le temps de revenir à notre hôtel pour recharger la batterie de nos cellulaires. En attendant, nous marchons dans un autre coin de Montmartre. Un petit resto sympa nous incite à commander des cafés et des pâtisseries. De retour à notre chambre, nous prenons nos repères, sur nos cellulaires dont la batterie est maintenant remplie à bloc.
Notre dernière destination de la journée nous attend et l’anticipation nous fait saliver. Le Relais de l’Entrecôte est un incontournable quand on se retrouve à Paris. Ça vaut le déplacement.

Nous marchons dix minutes vers la station de métro de la Bourse pour prendre la ligne 9, avant de transférer sur la ligne 4, toujours aussi achalandée. Nous débarquons à la tour de Montparnasse et nous traversons le boulevard du même nom, au coin de la rue Vavin. Il est 18 h 45 et le restaurant est déjà plein. La file d’attente est longue. Nous sommes en retard et nous devrons attendre la fin de la première tablée… au moins une heure. Nous sommes déçus.
Pendant ce temps, nous discutons avec une mère et sa fille, qui font le pied de grue derrière nous. Venant du nord de la France, elles en sont à leur première visite à ce restaurant. L’attente les rebute. Le soleil se couche et l’air devient humide et froid. Pourtant, nous les encourageons à patienter, l’expérience en valant la peine. Elles sont étonnées que deux Québécois en sachent autant sur ce restaurant.
À 19 h 47, on nous invite à nous assoir à une table pour deux personnes. Notre attente est terminée. La serveuse ne nous pose que trois questions précises. Nos réponses sont simples :
- Que voulez-vous boire ? Du vin rouge pour mon conjoint et une bière 1664 sans alcool pour moi.
- Vous voulez de l’eau plate ou pétillante ? Plate, SVP.
- Quelle cuisson ? Bleue, pour mon conjoint. Saignante, pour moi.
Le restaurant n’affiche que deux menus : la carte des vins et celle des desserts. Pour le reste, tout le monde mange la même chose : un steak frites. Quand la serveuse dépose nos petites assiettes sur la table, le visage de mon conjoint montre sa déception. Je souris. Il a oublié que le restaurant s’assure qu’on déguste nos filets de bœuf chauds. On nous le sert en deux portions successives. Quand le reste de notre repas arrive, mon conjoint retrouve un sourire satisfait.
Il est 21 h 15 quand nous quittons le resto, l’estomac plein. La file d’attente va jusqu’au coin de la rue. L’établissement ne prend aucune réservation. On nous offre le repas sur la base « premier rendu, premier servi ». Les gens acceptent d’attendre parce que ça vaut la peine.
À la prochaine !
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Suzie Pelletier, écrivaine
Éditions du Défi
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