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Vous avez sûrement remarqué que je n’ai pas publié de billets au cours des
dernières semaines. Comme toujours, cela veut dire que je vis une période très intense de réflexion. J’ai beaucoup réfléchi sur les prochaines étapes de ma carrière d’écrivaine.
Je me retrouve à la fin du cycle de cinq ans qui a suivi ma décision, prise
au début du mois de janvier 2012, de publier ma série de six tomes, intitulée Le Pays de la Terre perdue, qui a été rapidement suivi par le recueil Des nouvelles du Pays de la Terre perdue. Quelle idée de fou ! Il m’a fallu être tenace et têtue ! La courbe d’apprentissage pour m’intégrer dans l’univers du livre au Québec a été pour le moins abrupte. J’ai eu de l’aide, mais j’ai travaillé fort.
Je n’ai pas encore fini d’apprendre, bien sûr, mais mon bagage de connaissance et et compétence s’est grandement amélioré au cours de ces cinq ans. L’année 2016 m’amène donc à la fin d’une étape et le début d’une autre.
L’édition de la série Le Pays de la terre perdue ainsi que du recueil des nouvelles qui le suit m’a apporté une énorme satisfaction. Je sais maintenant que d’autres livres, des romans et des recueils, apparaîtrons dans l’univers québécois sous ma signature. Mais je me sens à l’étroit dans le modèle d’édition à compte d’auteur que propose mon éditrice actuelle. Les modèles des maisons à compte d’édition me rebute, par leur manière de faire cavalière.
J’avais donc l’impression qu’il me fallait faire les choses autrement. Ainsi, au cours des derniers mois, j’ai consulté des gens, analysé de nombreuses approches, fait des recherches, procédé à des tests. Bref, j’en suis venue à la conclusion que j’avais acquis toutes les compétences dont j’avais besoin pour prendre en charge mes affaires. J’avais le goût d’explorer le modèle d’auto-édition.
L’enjeu s’est décidé au cours de quelques mois. Dès avril 2016, dans les Salons du livre, l’atmosphère avait changé avec l’arrivée, aux Éditions Méritas Québec, de personnes très compétitives. La tension montait entre les auteurs et j’en ressentait une grande frustration. Je déteste toute forme de compétition surtout quand elle devient malsaine comme celle qui s’installait chez Véritas Québec. Même si ma collaboration avec Marie Brassard allait continuer pour Le Pays de la Terre perdue, j’ai décidé de m’éloigner des autres auteurs.
Mon premier pas fut de demander une place en Salon du livre pour moi et mes livres seulement. Ça demandait des investissements, mais j’avais la conviction que ça en valait la peine. J’aimais la direction que ma carrière prenais. J’aimais ce plus grand contrôle. Par contre. j’ai été confronté au fait que le milieu du livre n’en est pas un d’auteurs, mais d’éditeurs.
Ça m’a poussé à faire le deuxième pas. Celui de créer ma propre maison d’édition. En octobre 2016, j’ai créé Les éditions du Défi.
Dès novembre 2016, le troisième pas devenait déterminant. La création d’un site Web pour les Éditions du Défi et une boutique en ligne me plaçait favorablement dans l’univers du livre au Québec et m’ouvrait les portes des librairies et des Salons du livre.
Je pense également que le site Web et la boutique m’aide à créer un meilleur contact avec les lecteurs. Pour eux, il sera plus facile de se procurer les livres et de trouver les informations me concernant. Je pourrai aussi faire des promotions, comme des rabais, aux moments opportuns plutôt que limiter mes interventions à mes présences en Salon du livre.
Trois pas ! Trois pierres fondatrices de ma nouvelle expérience dans le monde littéraire. Je peux maintenant continuer à écrire de nouveaux livres sur des sujets différents. Je les éditerai aussi.
En 2017, cette nouvelle vision se concrétisera. D’abord, avec l’aide de mes amis chez Bouquinbec, je composerai mon équipe de professionnels pour les différentes phases de l’édition, la révision de texte, la mise en page, la correction d’épreuve, l’impression. Pour la distribution, je ferai également appel à un autre ami qui est distributeur.
Mon plan de production pour 2017 est déjà préparé. Je complèterai l’édition de trois novellas, des textes qui se situent entre la nouvelle et le roman) qui auront environ 25 000 mots. Des livres d’une centaine de pages chacun. Trois femmes, trois intrigues légères, trois vengeances. Amélie, Emma et Nancy rencontrent des difficultés avec trois hommes de la famille Martineau, des gens riches et mafieux. Elles utiliseront les techniques d’informatiques sophistiqués pour s’en sortir.
Ces projets me procurent l’occasion de travailler autrement : nouveau contexte contemporain, nouvelle image, nouveaux personnages, nouveaux produits. Ça s’aligne bien avec mon nouveau modèle d’auto-édition avec Les Éditions du Défi.
Soudain, j’ai l’impression qu’un vent de fraîcheur souffle sur ma carrière d’écrivaine. Il me reste à en profiter. Les prochaines années me permettront de bien mettre sur pied le processus d’édition qui convient à cette nouvelle entreprise. Et poursuivre mon apprentissage…
Que feras-tu par la suite ? me demandez-vous ? Bof ! Je verrai dans le temps
comme dans le temps. Je suis tout de même à la retraite, vous savez…
Une chose est certaine, je vais continuer d’écrire…
NDLR – 6 janvier 2024 – Cette décision de devenir auto-éditeur a été de loin la meilleure pour me permettre de poursuivre ma carrière. Depuis, 17 romans et un recueil de nouvelles ont été publié sous l’étiquette Éditions du Défi.Au décès de Marie Brassard en 2018 et, par conséquent, la fermeture de sa maison d’édition, j’ai repris la collection Le Pays de la Terre perdue aux Éditions du défi.
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Suzie Pelletier, écrivaine
Éditions du Défi
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