Gaspésie – le parc national du Bic

C’est le moment du voyage où nous changeons de beat. Juste avant, on endurait la folie furieuse de la vie en ville avec tous les stress que cela occasionne. Juste après nous savourons la vie de montagnard pendant laquelle nous grimperons d’une montagne à l’autre, sans répit, pour en faire le plus possible dans la semaine.

Le Bic, c’est notre moment de détente, de repos. C’est la beauté des îles alors que la vie se vit au rythme de nos pas. D’ailleurs, ceux-ci ralentissent pour mieux observer les images, entendre les sons et et sentir les odeurs. C’est le temps de respirer à fond cet air salin que le fleuve nous crache dans une température qui dépasse rarement les 25 degrés. C’est le temps de s’assoir dans des chaises de plages, les pieds dans l’eau, un chapeau sur la tête, la crème solaire sur la peau, une bouteille d’eau à la portée de la main et un bon livre à lire.J’ai tiré cette photo de l’internet. Elle montre le parc d’une vue aérienne.

Parc national du Bic -SEPAQ

Le parc du Bic est à 544 kilomètres de Kirkland, 294 kilomètres de Québec, à 15 kilomètres de Rimouski et à 238 kilomètres au sud de notre destination finale, le Gîte du Mont-Albert. 

Aujourd’hui, une fois notre déjeuner à l’auberge, nous avons traversé la 132, en auto bien sûr, pour nous rendre dans le parc et retrouver le secteur de la ferme Rioux. Bottes de marches dans les pieds, le sac au dos, un chapeau sur la tête et l’appareil photo en main, nous étions prêts. 

Nous avions prévu une petite journée sur des pistes faciles. Nous marchons d’abord sur la plage à marée basse et qui sent la mer. Nous avons souri en nous rappelant la première fois que nous avons visité la Gaspésie avec nos enfants. Un après midi, nous nous sommes arrêté le long de la route, dans un petit parc sur le bord de l’eau pour nous dégourdir les jambes.

Caroline est sortie de l’auto en plissant le nez et du haut de ses dix ans a déclaré:

  – Maman, ça pue ici !

  – Ben non ma chouette, ça sent le varech, ai-je répondu.

  – C’est ça. Ça pue !

  – Ça sent aussi le poisson,

  – C’est ça. Ça pue!

  – Ma chouette, ne dis pas que ça pue, même si tu n’aimes pas l’odeur.

  – Ben, ça pue pareil !

C’est un fou-rire communicatif qui a mis fin à cette conversation. Nous comprenions alors que Caroline serait à jamais plus citadine que campagnarde.  Quel magnifique souvenir. 

Aujourd’hui, nous avons marché 7,5 kilomètre sur des sentiers faciles. La journée ensoleillée mais fraîche a glissé lentement dans le temps, au point que nous nous n’avons pas vu s’écouler les heures. 

Nous étions en vacances. Nous étions dans le Parc du Bic. Nous étions heureux.  Voici quelques photos prises au fil de la journée. 

Et voilà pour notre journée au Bic. C’était une grande ballade agréable qui nous a permis de sortir la pollution de la grande ville de nos poumons et de notre âme.


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