22 mai 2012 – Québec
Quand nous prenons la route de Québec, c’est toujours le bonheur. Il y a bien sûr la famille dont une grande partie demeure dans la région. Puis il y a le fait que j’ai commencé ma vie d’adulte dans cette région. J’y ai rencontré l’amour de ma vie. Nos enfants y sont nés. Nous y avons eu notre première maison. J’ai donc d’excellents souvenirs de cette ville et c’est toujours un plaisir d’y retourner pour passer quelques heures ou quelques jours.
Il y a également le fait qu’il fait bon vivre à Québec. Il a du trafic durant les heures de pointe et la ville a son lot de cônes oranges qui marquent les nombreux travaux routiers. Mais quelque part, en dépit de tout cela, je trouve que la ville respire l’air frais alors que Montréal fait de l’asthme. Est-ce son caractère « parlementaire » qui la rend si paisible? Est-ce le fait que le social y est plus important que l’argent? Est-ce que ce sont ces deux éléments qui me font détester la ville de Montréal en dépit que je l’habite, ou presque, depuis plus de 25 ans?
Somme toute, à Québec, je suis capable de sentir le coeur de la ville battre au rythme que j’aime. C’est comme une musique qui nous fait fermer les yeux pour ne rien manquer des sons qui créent l’harmonie.
Ouais. J’aime Québec.
Nous avions décidé d’y passer quelques jours pour voir la famille mais aussi pour flâner dans la ville.

La pluie tombait dru depuis des heures. Elle nous incite à nous réfugier à l’intérieur. Quelle belle occasion de visiter le musée de la civilisation, situé dans la basse-ville, à deux pas du Quartier du Petit Champlain.
De l’autre côté du fleuve, la ville de Lévis était cachée dans la brume. L’auto stationné le plus près possible, pour éviter de se faire trop mouiller, nous avons traversé la rue Dalhousie pour entrer dans le musée.
Ce mardi, il n’y a pas trop de monde dans le musée. Il y a beaucoup d’étudiants qui viennent des écoles des environs et d’un peu plus loin pour visiter Québec. C’est beau de les voir.
Ce qui nous attirait aujourd’hui c’était l’exposition Samouraï. Nous voilà captivés par une période d’histoire du Japon. Elle était remplie de tant de fierté et d’honneur qu’il fallait se donner la mort si on contrevenait au code d’éthique samouraï, si l’on insultait un personnage important de cette période ou si on perdait une bataille.
Cette période a duré 700 ans. Elle correspond en partie à la période médiévale en Europe. C’est une période que Denis et moi aimons beaucoup et nous avions la tête pleine d’images et de comparaisons tout en écoutant notre guide, Denis Breton. Le temps des Samouraï se divisent en cinq grandes périodes qui ont chacune leur culture, leur politique, leurs héros, leurs armes et leurs armures.
1 – Période Kamakura (1185 – 1333)
2 – Période Nanbokucho (1333 – 1392)
3 – Période Muromachi (1392 – 1573)
4 – Période Momoyama 1573 – 1603
5 – Période Tokugawa – Edo 1603 – 1868
Les samouraï étaient beaucoup plus qu’une classe de guerriers professionnels, un métier que l’on faisait de père en fils. Ces familles entières dont faisaient partie les grands généraux (Sho-Gun) de chaque époque, contrôlaient la politique et l’économie du pays, reléguant l’empereur à un rôle de fantoche.
L’exposition présente surtout des armures complètes et bien conservées de la collection Ann et Gabriel Barbier-Mueller . Au fil des 700 ans, les armures se sont modifiées pour répondre aux besoins de protection engendrer par les changements dans la manière de faire la guerre. D’abord des guerriers à cheval, les Samouraï ont dû apprendre à se battre à pied, quand ils ont voulu discipliner une île montagneuse et couverte de jungle. Leur armure a ainsi été modifiée pour faciliter les combats à pied.
Les Européens leur ont fait connaître les armes à feux. Jusqu’à ce moment-là, les armures servaient à protéger contre les flèches et les coups d’épée. Les Samouraï ont dû repenser la confection même des protection métalliques. Les fines lamelles capables de repousser les flèches devenaient inutiles contre les balles de fusils. Elles ont été remplacées par des plaques métalliques.
Ce qui frappe le plus dans ces armures, ce sont les décorations. Particulièrement les armures de l’époque Edo qui correspond à une longue période de paix, les armures étaient décorées de toutes sortes de couleurs et portaient les images des grandes familles.
La visite qui ne dure que 45 minutes en vaut la peine, particulièrement si vous prenez un guide. Nous n’avons pas pris de photo pour respecter l’interdit. Mais voici des photos trouver sur l’internet:



Une belle visite. Le musée change ses expositions régulièrement. Je me demande ce qu’il nous proposera prochainement.
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Suzie Pelletier, écrivaine
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