29 février 2012 (Mercredi)
Le cadran a sonné à 5 h. Aujourd’hui, nous reprenons la route pour notre dernière visite en Équateur. J’étais réveillée depuis quelques temps. J’écoutais encore les sons de l’Amazonie. Hier, notre descente en pirogue dans le silence de la nuit (sans moteur et sans paroles), nous a montré que la forêt n’est jamais silencieuse. En bruit de fond, il y avait le clapotis de la rivière. En musique, les bruits de la forêt et des animaux qui l’habitent. J’ai trouvé ces sons forts et puissants. Je n’ai reconnu aucun de ses bruits qui nous sont étranges au Québec.
Aujourd’hui, c’est notre dernière journée en Amazonie. Depuis deux jours, les conversations à la table touche la nourriture que nous allons mangée en revenant, le lit confortable qui nous attend à la maison, les parents, les amis et bien sûr les travaux scolaires. C’est ainsi que les jeunes reprennent peu à peu contact avec leur vie qui les attend au Québec. Je sens dans leur ton une certaine anticipation et de la hâte. Mais leur voix camoufle aussi cette envie que ce voyage ne se termine pas si tôt.
J’ai entendu les cadrans sonner dans les cabines, à quelques secondes d’intervalles. Nous nous sommes habillés rapidement, puis nous avons fermé nos bagages.
À 5 h 30, nous étions tous assis à la table commune pour prendre un déjeuner composé de beignets, de confiture, de café, de bananes, des oeufs dures et de chocolat.
À 6 h, quand le soleil s’est levé, noms montrant ainsi le moment de partir. En deux groupes, la pirogue nous a ramenés à la butte toujours aussi boueuse au-dessus de laquelle l’autobus de Carlos nous attendait.

À 6 h 30, tout le monde était dans l’autobus. Les professeurs ont fait un dernier décompte pour être certain qu’on ne laisse personne derrière, puis l’autobus a roulé sur cette route de terre qui nous amènera à la E 45 qui, à son tour, nous mènera à Quito en passant par la E 20 et la E 28.
En route, nous avons visité la petite ville de Misahualli qui est surtout connu pour les singes en liberté. Quand nous avons eu traversé à pied le pont, on nous a dit que les monos étaient sur la plage. Quand nous sommes arrivés sur la plage, on nous a dit que les monos étaient au village. Nous sommes revenus au centre-ville et il n’y avait pas de mono dans le coin.
Nous en avons conclu que les singes boudaient les touristes aujourd’hui.



Puis nous avons repris la route pour remonter la bordure orientale des Andes. Ce n’est pas une longue route mais Carlos ne conduit pas très vite sur cette route qui borde des ravins et qui serpente dans la montagne. Certaines côtes le force à ralentir beaucoup, surtout s’il suit un autre poids lourd.
Mais le paysage est exceptionnellement beau, même à travers les fenêtres de l’autobus.


Nous avons traversé, sans nous arrêter, la ville de Tena. Cette ville est la capitale de la province de Napo, là où est situé le site Billy Clarke Lodges. Tena est situé à 118 km à l’est de Quito et sa population, qui était de moins de 8 000 habitants en 1991, avait passé à plus de 16, 500 habitants en 2001. Depuis, la ville grossie constamment en raison du tourisme, mais aussi parce que Tena est le site de l’école supérieure polytechnique et écologique de l’Équateur.
Nous étions pressés d’arriver à Quito et nous avons même mangé dans l’autobus en poursuivant notre route.
Notre périple nous a amenés jusqu’à un col juché à 3900 mètres dans la montagne. Ici et là, on peut voir de nombreuses pancartes qui incitent les gens à respecter l’environnement, à ne rien jeter dans les rivière et à éviter les feux. L’une de ces pancartes disait » La natura es nuestro pulmon « (La nature est notre poumon).
Une fois que nous avons traversé le col, nous avons commencé la descente vers Quito. La route était belle, mais Carlos conduisait lentement. Quand j’ai vu cette grande côte qui n’en finissait plus de descendre, j’ai compris pourquoi Carlos a fait vérifier ses freins avant de quitter l’Amazonie.
Merci Carlos d’avoir si bien pris soin de notre sécurité
Il était 14 h 30 quand Carlos a arrêté son autobus en avant de notre dernier hôtel du voyage, le Posada de Maple. Denis, Lyne et moi habitons une chambre au toit mansardé, au troisième étage de l’auberge. Hum! il n’y a pas d’ascenseur alors il a fallu monté à bras quatre grosses valises, trois sacs à dos bien remplis, le sac de médicaments du groupe, quatre bouteilles de 6 litres d’eau, et d’autres cossins que nous n’avions pas encore placés dans nos bagages.
Nous avons grimpé et descendu ces escaliers à pic en nous rappelant qu’il ne nous reste qu’un seul dodo avant de retourner chez nous …
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Suzie Pelletier, écrivaine
Éditions du Défi
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