Gaspésie – belle journée pour marcher

Hier, nous avons eu droit à des orages violents. Ici, dans le creux des montagnes, on ne voit presque pas d’éclairs. Par contre, on entend le tonnerre parfaitement. On le ressent si fort qu’on a l’impression que son énergie fend la roche sous nos pieds. Tout tremble. L’Internet lâche aussi. Les randonneurs rentrent au pas de course dans le Gîte. Il y a de l’eau, beaucoup d’eau.

Il a tonné une bonne partie de la nuit. Ce matin, le Mont Albert, que l’on voit de notre chambre, avait la tête dans un banc de brume. On sentait déjà que la journée allait être belle. Très belle. Très vite le ciel est devenu bleu. Un beau bleu sans pollution.

Ma journée d’aujourd’hui a été tranquille. Restée seule au Gîte, j’ai fait une marche de deux kilomètres environ, en longeant les deux rives de la rivière Sainte-Anne. Le sol était très mouillé en raison de la pluie, mais j’ai de bonnes bottes imperméables. Puis, le reste de la journée, je l’ai passé dans mes livres, mes dessins et mes textes, parfois sur le bord de la piscine, parfois dans le bar du Gîte, parfois dans la chambre.

Une journée tranquille. Voici quelques photos prises le long du sentier:

Pour Denis, c’est l’aventure. Il est parti faire la randonnée des McGerrigle. Le chanceux. Comme j’ai déjà fait ce circuit, je sais ce qui l’attend pour les deux prochains jours.

Il est parti ce matin avec un sac de montagne rempli de 30 livres de matériel dont il a besoin pour sa randonnée: de la nourriture et des vêtements pour deux jours, un sac de couchage, un imperméable, un pantalon de pluie, une lanterne, un poêle, du gaz, etc. Il a pris l’autobus qui l’amène du Centre des Découvertes vers le pied du Mont Jacques Cartier. On limite l’accès à la montagne pour protéger le troupeau de caribous. Il a donc commencé la grimpée de 485 mètres de dénivellation sur quatre kilomètre vers 10 h. De catégorie intermédiaire, la piste fait travailler le cardio, surtout avec un sac de montagne de 30 livres sur le dos.

Vers midi, il est arrivé à l’Éole, ce refuge au sommet du Mont Jacques Cartier. Il s’y est reposé, pris une collation et bu de l’eau. À 1270 mètres d’altitude, il a pris le temps d’admirer le paysage montagneux qui s’étend à perte de vue dans toutes les directions.

Puis il a entrepris la deuxième portion de cette randonnée qui l’a fait marcher dans la roche, la boue, la toundra, la neige même, sur un sentier de cinq kilomètres. Il a partagé sa route avec des caribous, des lièvres, des faisans. Le soleil lui a tapé dessus, malgré l’altitude. Il a contourné le mon Comte puis s’est dirigé vers le refuge Tétras, situé près du lac Samuel-Coté, à l’eau glaciale et situé à 1000 mètres d’altitude. Selon s’il a flâné ou pas en route, il est arrivé au Tétras vers 14 h ou 15 h. Il y passera la nuit. Il sera épuisé mais heureux.


Une réponse à « Gaspésie – belle journée pour marcher »

  1. […] Puis c’était déjà le moment de laisser Denis poursuivre sa route vers la longue randonnée des McGerrigles. J’ai écrit l’an dernier sur cette longue randonnée. […]

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