Visite à Sherbrooke

Hum ! Un peu chiant comme introduction. Ok ! J’efface et je recommence.

Sherbrooke est la ville où je suis née et où demeure encore mes parents.  Elle est située à 173 kilomètres à l’est de ma résidence et j’essaie d’y descendre au moins une fois par mois.

Bizarre de dire que « je descend » à Sherbrooke. En effet, je demeure dans la plaine du St-Laurent et, pour aller à Sherbrooke, on roule sur une route plutôt plane pour environ 70 kilomètres puis, quand on atteint la sortie Granby Cowansville, on grimpe dans les montagnes jusqu’à Sherbrooke. Hum!

La coutume date au moins de l’époque de nos coureurs de bois. Hum ! Peut-être que ça dure depuis la nuit des temps, Bref, on affirme que l’on « descende » ou « monte » selon le courant des rivières. Donc, le fleuve Saint-Laurent descendant vers l’est, on doit dire que nous « descendons » (le fleuve) de Montréal à Québec et nous « montons » (le fleuve) de Québec à Montréal.

Quand est-il de Sherbrooke, alors ?  Sa rivière descend vers le fleuve en direction nord-nord-ouest. Donc, devrais-je dire que je ‘monte » à Sherbrooke? Quand on demeure à Montréal, on « monte » dans le nord et on « descend » en Gaspésie, pourtant les montagnes sont plus hautes en Gaspésie. Curieusement, on descend à Sherbrooke et, en revenant, on monte à Montréal.

C’est bizarre de garder ces conventions dans le langage courant même si le sens des mots est disparu avec les coureurs de bois. Peut-être pourrions nous dire « aller », mais ce ne serait pas pareil.

Donc, Je reviens à mon sujet du jour. J’ai choisi de descendre à Sherbrooke aujourd’hui car les prévisions météo annonçait du beau temps. Bien sûr, c’était sans compter sur l’automne, cette saison qui rend la météo imprévisible.

Je suis donc partie sous un beau ciel bleu et un gros 7°C pour la saison. Moins d’une heure plus tard, le ciel était couvert de gros nuages gris annonçant de la neige avant la fin de la journée. La température en a profité pour chuter de plusieurs degrés.  Les prévisions changeait pour deux cm de neige pour Sherbrooke et un cm pour Montréal.  C’est pas grave! J’en ai vu d’autres.

En passant, j’ai pu voir de la neige sur les monts Sutton, Owl’s Head et Jay Peak. Cette neige dans les pistes est annonciatrice de la saison de ski qui commencera bientôt.

Quand je descend à Sherbrooke, je me rappelle que, jeune adulte, je faisais la route inverse pour sortir ce ce j’appelais « la campagne » afin d’aller magasiner ou sortir avec des amis à Montréal. Je ne voulais pas y vivre et je cherchais à m’en libérer . Je voulais la vie et je ne la trouvais pas à Sherbrooke.

Puis, par différents détours, la vie m’a amenée à vivre dans l’Ouest de l’Île de Montréal. Noter que ce n’est pas Montréal, cette ville cosmopolite qui ne dort jamais. Maintenant à la retraite d’une carrière bien remplie, j’aime bien retourner à Sherbrooke.  Bien sûr,  l’objectif principal est de passer une journée en compagnie de mes parents, ce qui est toujours très agréable.

Mais il n’y a pas que cela. Entre autres, j’espère que l’automne prochain, je pourrai alors voir un match de football universitaire avec le Vert et Or, équipe qui existait dans ma jeunesse, qui a disparu pendant plusieurs années et qui vient de refaire surface.

Je trouve toujours ce que je veux dans les magasin. J’ai cherché une veste sans manche à un prix abordable depuis plusieurs semaines, chez moi. Et bien! non seulement j’ai trouvé celle que je cherchais à Sherbrooke, mais j’en ai trouvé deux autres qui vont très bien compléter ma garde robe « sport » de nouvelle retraitée.  Par contre, je pense que mes trouvailles ont plus à faire avec habilités de magasinage de mère. Merci, maman!

À Sherbrooke, l’air est plus frais et moins pollué. Il y a plus de montagnes à grimper et de pistes de marche autour. il y a aussi plus de neige et elle est plus blanche.

En repartant ce soir, j’ai dit « à la prochaine » au pays de mon enfance pour revenir dans l’Ouest de l’Île de Montréal en passant bien sûr par tous les bouchons de circulation que requiert le retour à la cité.

De retour à la maison, à 21 h, je constate qu’il n’y a pas de neige, chez moi. Elle est maintenant prévue pour le samedi. Vive la météo d’automne !


Une réponse à « Visite à Sherbrooke »

  1. Geneviève te comprend, et moi je te comprends par rapport à Québec – je ne trouvais pas la vie à Québec…

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