6 octobre 2025 — Le Jardin du Luxembourg
De notre liste d’endroits à visiter lors de ce voyage retour à Paris, il ne reste que le Jardin du Luxembourg. Nous avons hâte de nous promener dans ses allées de gravier fin bordées d’arbres et de platebandes fleuries, pour simplement prendre l’air. Combien de fois, au fil des ans, me suis-je assise sur l’une des chaises, au milieu d’arbres ou devant la fontaine, pour déguster un café, un livre en main ? Des dizaines.
La météo reste sous 10 °C, ce matin. Par la large fenêtre de la salle à manger, je vois que le vent fait rouler les feuilles tombées des arbres. Les Parisiens marchent en gardant leurs mains dans les poches de leur manteau. Un large foulard entoure leur cou.
Nous décidons de prolonger notre déjeuner. Nos iPads sont étalés sur la table. Pour la première fois depuis notre arrivée, nous prenons des nouvelles de chez nous. Le mal du pays… peut-être. Nous prenons notre temps, lisant entièrement les articles de nos journalistes préférés. Nous sommes en vacances, après tout !
Un peu plus tard, sous un ciel plutôt nuageux, nous marchons jusqu’à la station de métro de la Bourse, pour prendre le trajet 9, puis la ligne 4. En moins de trente minutes, nous arrivons à la station Odéon, à deux pas du Jardin du Luxembourg.

Cet immense parc de verdure de 23 hectares entoure les bâtiments occupés par le Sénat français. Catherine de Médicis a d’abord acquis le Jardin entre 1614 et 1631. Plus tard, les tracés furent fixés avec les travaux d’Haussmann.
On entend en sourdine le pin pan des voitures d’urgence et les Klaxons utilisés par les Français pris dans le trafic du boulevard Saint-Michel. Le bruit de moteur des gros transporteurs nous semblent si loin.
Ce Jardin me rappelle des instants de relaxation au cœur de moments un peu trop remplis. Je l’ai découvert un soir, après une longue journée au Salon du livre de Paris. Le brouhaha constant de la salle d’exposition et le retour à mon hôtel par un métro bondé m’avaient donné un solide mal de tête. J’ai cherché une pharmacie, mais je me suis trompé de chemin, ce qui m’a fait découvrir ce parc. Y marcher a fait descendre la tension dans mon corps. La céphalée s’est envolée. Depuis, je passe plusieurs heures dans ce parc à chacune de mes visites.
Ce séjour à Paris ne fait pas exception. Voici quelques photos prises au fil de notre balade à pied.






Ce parc possède un ensemble de chaises droites, installées dans le désordre, un peu partout sur le terrain et dans les sentiers. À ma première visite, je ne comprenais pas. J’ai pensé qu’il s’agissait d’une forme d’art un peu bizarre.
J’ai compris, un certain dimanche après-midi, alors que presque tout Paris se trouvait dans le parc. Il y avait des funambules, des musiciens, des peintres, des chanteurs, et bien d’autres. Chaque personne prenait une chaise au hasard et l’installait là où ça faisait son affaire : devant un violonistes, au milieu d’un groupe de discussion, à côté de la fontaine. Je voyais les joggeurs faire le tour sans rechigner. J’ai trouvé ça génial. J’ai pris une chaise et j’ai cherché un coin d’ombre pour lire. Quel bonheur !



Sans nous consulter, mon conjoint et moi avons retardé notre retour à l’hôtel, sachant que nous devions faire nos valises, une indication que le voyage se termine bientôt. Refusant de prendre le métro trop tôt, nous avons vagabondé au hasard, dans les rues de Paris. Finalement, nous nous sommes retrouvés une dernière fois dans le Quartier latin. Quand le soleil s’est enfin couché et que la température a chuté, nous avons pris la direction de Montmartre.
Demain, le retour à la maison nous attend.
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Suzie Pelletier, écrivaine
Éditions du Défi
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