Paris — voyage retour — jour 4

Ce matin, le ciel voilé nous promet quelques gouttes de pluie. Il fait 13 °C et plusieurs Parisiens utilisent des foulards pour fermer leur manteau d’hiver. Nous faisons exception avec nos imperméables légers, nos cols ouverts sur de simples t-shirts.

Les derniers jours nous ont fait parcourir, à pied, plus de 22 kilomètres. Aujourd’hui, nous avons prévu une journée plus relaxe, sans but véritable. La marche sera quand même au rendez-vous. Le Quartier latin nous attend avec ses rues croches, ses pavés inégaux et ses nombreux magasins. Les touristes abondent pour trouver les derniers cadeaux à ramener dans leur pays.

Nous prenons nos aises à déambuler au milieu de la rue, une manière qui permet de ne rien manquer. Nous passons d’abord devant l’église Saint-Séverin, sur la rue des Prêtres-Saint-Sévérin. L’ayant déjà visitée plusieurs fois, je passe devant mon conjoint et j’essaie d’aller ailleurs. Pas moyen de m’en sauver… il tient à y entrer. Il veut prendre des photos. Ce n’est pas grave. Je sors mon carnet de notes. Avec mon téléphone, je cherche des informations pour garnir ce blogue.

Au 6e siècle, l’ermite Severin priait à un petit oratoire, bien avant la construction de l’église qui porte son nom. Au 9e siècle, elle a été détruite par les Vikings. On l’a reconstruite au 13e siècle. Cette église catholique est toujours en fonction aujourd’hui. Voici deux photos :

Ensuite, nous marchons lentement dans les rues étroites et piétonnières du Quartier latin, nommé ainsi, parce qu’au Moyen-Âge, les nombreuses écoles offraient leurs cours en latin. Nous notons l’allure des vieilles maisons, dont certaines datent de l’époque médiévale. Nous ralentissons pour ne rien manquer de l’un des plus vieux quartiers de Paris.

Des odeurs indéfinissables frappent nos narines. Elles s’ajoutent aux effluves mélangés des steaks, des poissons, des crevettes et du pain frais… Soudain, nous avons faim et nos pas nous mènent à l’un des premiers restaurants que nous avons fréquentés lors de notre visite en 2004.

À l’époque, nous voulions prendre le métro dont l’entrée se trouve au coin du boulevard Saint-Michel et la rue du quai Saint-Michel. Ce jour-là, comme c’est souvent le cas à Paris, un groupe de citoyens bloquaient toutes les entrées du métro. Les policiers tentaient de les disperser, sous les sons aigus des sirènes et les éclats bleus des gyrophares des véhicules d’urgence. Un peu inquiets, nous étions entrés dans un restaurant, pour nous mettre à l’abri.

Le restaurant Le Départ Saint-Michel fait tout le coin. En 2004, le serveur nous a recommandé de nous assoir dehors, pour ne rien manquer de la manifestation, une attraction régulière dans la capitale. Aujourd’hui, un autre serveur nous offre de s’assoir sous le toit. Nous ne sommes pas encore servis que la pluie torrentielle tombe bruyamment sur la toile que retient une structure métallique. OUF !

Une fois notre dîner englouti, nous reprenons notre randonnée. Même si la pluie s’est calmée, nos imperméables nous protègent du vent fort et des gouttes d’eau froides que crache constamment le ciel. C’est ainsi que nous choisissons une destination qui nous gardera à l’intérieur pour quelques heures.

Au coin de la rue, à travers une haute clôture grillagée, nous remarquons quelques restes des thermes romains découverts sous la bâtisse qui abritent le musée. On ne peut plus les visiter comme ce fut le cas lors de notre dernière visite. Comme partout ailleurs, les autorités tentent de protéger les sites anciens qui se désagrègent sous les pas des visiteurs. La simple lumière du jour les affecte. Par contre, le musée lui-même est impressionnant. Il rappelle diverses périodes du monde médiéval par des artéfacts partiels ou entiers. Je n’ai pas pris de photos, mais je vous laisse avec des liens Web qui en contiennent :

Revenant sur nos pas, nous traversons un petit parc comme il y en a tant à Paris. Depuis plus de vingt ans, la ville plante de la verdure partout où c’est possible, un moyen de réduire la pollution. Ce petit parc longe le quai Montebello, sur la rive gauche de la Seine, entre les rues Saint-Julien-le-pauvre et Dante. La marche sur le gravier fin, à regarder les fleurs qui s’ouvrent encore dans le climat de Paris, nous a fait du bien. Voici quelques photos.

Satisfaits de notre journée de vagabondage, nous reprenons le Bigbus qui nous amène lentement vers divers points d’intérêt que nous ne visiterons pas cette année. La pluie claquant sur le bus avec intensité n’invite pas à débarquer. Le point marquant demeure l’Arc de triomphe avec son rondpoint à voies multiples, sans aucune démarcation. C’est fou le trafic à Paris !

Le trafic à l’Arc de triomphe de Paris.

Nous débarquons du Bigbus au point 10, à côté de l’Opéra Garnier. Nous l’avons visité pendant des heures, lors de notre dernière visite à Paris. Cette fois, nous l’observons de l’extérieur. Il est tard en après-midi et nous choisissons de marcher lentement les quelques kilomètres qui nous séparent de notre hôtel, pour ne rien manquer de ce quartier.

Au fil de nos pas, à moins de deux cents mètres de notre hôtel, nous découvrons une petite boulangerie, la Bo&mie, qui offre des sandwiches et des salades. Ça tombe bien parce qu’un gros souper de brasserie ne nous tentait pas. Nous prenons notre repas dans notre chambre, à l’abri du vent froid et de la pluie, nos pieds libérés de nos souliers de marche. Quel confort !

Bonne nuit, Paris. À demain !


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