1er octobre 2025 — Butte de Montmartre
Le réveil-matin sonne à 8 h… J’entends mes amis s’écrier : « Vraiment, Suzie, tu utilises un réveil-matin en vacances ? Tu es vraiment bizarre ! » C’est ma manière de gérer le changement de zone. Comme il y a six heures de décalage entre Montréal et Paris, mon horloge interne a besoin de temps pour s’ajuster. Mon habitude de me réveiller à 5 h sans aide ne fonctionne pas, les premiers jours d’un voyage. Et… je ne veux rien perdre de la journée…
Je regarde dehors. La journée s’annonce belle et confortable. Mon application météo m’indique que le ciel restera dégagé et que la température montera à 15 ou 18 °C. C’est idéal pour ce qui nous attend : les escaliers de la butte de Montmartre. Une recherche sur le Web m’indique qu’il y a, à Montmartre, 38 escaliers, composés d’un total de 2207 marches. Nous n’emprunterons que trois ou quatre d’entre eux, mais ça nous fera quand même près de 250 marches à grimper. Ouf !
En sortant de l’hôtel, j’ouvre mon application avec GPS. Le circuit que nous devons emprunter semble simple : en face de nous se trouve le début de notre parcours, la rue Faubourg-Montmartre. Par la suite, nous longerons le boulevard des Martyrs, la rue Veuville, la rue des Trois Frères, qui comprend notre premier escalier, puis la rue Drevet et ses marches.

En face de la taverne Montmartre, on vire à droite pour grimper les escaliers de la rue du Calvaire, qui est plus long que l’escalier casse-cou du vieux Québec. (vue prise d’en haut)
Bien sûr, nous nous sommes égarés à quelques reprises, en cours de route. Nos fous rires ont dérangé les pigeons que nous avons rencontrés en grand-nombre dans les environs. En regardant une carte de Montmartre, on note facilement qu’il n’y a aucun quadrilatère. Les anciens architectes et ingénieurs aimaient beaucoup les étoiles. Ça donne des ensembles de rues où même un GPS a mal à la tête.


Nous avons passé le reste de la journée à nous promener dans le quartier construit tout en pentes. Un peu plus loin, dans cette publication, je vous ai placé une galerie de photos choisies.
La curiosité de la journée fut de voir un bus, le numéro 40. Nous étions assis à une table du restaurant la Bohème, sur la place du Tertre. Il portait le nom de « Le Peletier » ? Il manque une lettre, non ?

Ce bus fait la navette entre la station de bus et métro Le Peletier (1, rue de la Victoire, 9e arrondissement), dans le quartier du même nom, et la butte de Montmartre. Le quartier Le Peletier a emprunté le nom de la rue nommée, en 1786, en l’honneur de Louis Le Peletier de Mortefontaine. Il fut le dernier prévôt des marchands de Paris avant la Révolution française.

Un autre moment a fait ressortir une certaine nostalgie mélangée avec une grande fierté. Il y a dix ans, je me suis assise à une table du restaurant La Bohème sur le coin de la rue Norvins et la rue du Mont-Cenis.
Cette journée-là, mon conjoint voulait visiter la Basilique Sacré-Cœur. Pour ma part, j’en avais assez des églises. Sachant que ça lui prendrait du temps, j’ai demandé un café allongé et une tartelette au citron. Savourant ce repas léger, j’observais la place du tertre. Les funambules et les jongleurs se promenaient entre les peintres installés éparpillés sur la place, suivant la musique d’un accordéoniste. Un dimanche tranquille.
Soudain, en levant les yeux, mon cerveau a vu une scène potentielle… C’est souvent le cas en voyage et je ne peux résister. Laissant de côté la pâtisserie, j’ai commencé à écrire dans le carnet que je traine toujours dans ma sacoche. En 2018, j’ai publié le texte Assassinat à Montmartre dans le recueil Pot-pourri de voyage,
Je vous laisse avec quelques photos de cette visite :





La butte de Montmartre nous rappelle tellement de bons souvenirs. Ce n’est pas étonnant que nous l’ayons identifiée comme notre première destination pour ce périple. Demain, notre voyage se poursuit…
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Suzie Pelletier, écrivaine
Éditions du Défi
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