voyage 10 juin 2017
Quand je me suis réveillée, il pleuvait. Le patio où nous voulions prendre
notre café était trop mouillé. J’ai fermé les yeux et roupillé encore une
heure. « Je suis en vacances ! » me suis-je dit.
Quelques heures plus tard, nous avions déjeuné et bu quelques cafés pendant
que les gros nuage gris poussait leur avenir ailleurs que dans le ciel de
Vienne. Avant de partir, nous avons mis nos imperméables dans nos sacs, malgré le beau soleil. Au cas où, comme on dit. Nos titres de transport validés pour 48 heures, nous avons emprunté le métro pour nous rendre au centre-ville.
Notre principale destination était le château de Schönbrunn, mais nous voulions d’abord profiter des tours guidés des autobus « hop on, hop off » que nous avons si souvent utilisés, avec bonheur, lors de nos visites partout en Europe. Ces voyages en autocar, dont le deuxième étage est à l’air libre, présente les points touristiques de la ville dans un circuit de points d’arrêt où l’on peut descendre pour visiter. Il suffit de prendre le prochain autocar, ou le
suivant, pour terminer la visite touristique. Il y a plusieurs compagnies qui
offrent ce service et leurs routes varient quelque peu. Il suffit de choisir
celui qui nous convient le mieux.

Notre choix s’est porté sur la compagnie Big Bus hop on, hop off, parce que sa route bleue se rend jusqu’à notre destination.
Nous avons commencé notre escapade par la route rouge qui nous fait voir tous les points touristiques importants, confirmant ainsi ceux que nous visiterons le lendemain. Bien sûr, quand nous avons pris la ligne bleue, nous nous sommes installés au deuxième étage pour mieux voir. Je me suis
glissée au fond du banc afin que Denis puisse mieux manœuvrer avec son appareil photo.
J’ai remarqué le toit transparent et j’ai soupiré de soulagement. On annonçait quelques orages, n’est-ce pas ? D’ailleurs, quelques gouttes de pluie s’éparpillaient déjà sur le toit. Dans ma joie d’avoir gagné sur la nature, j’avais oublié qu’un autobus bouge tout le temps… et que ça brasse. Alors que l’orage se faisait entendre, l’autobus a tourné à gauche.
Les gouttes de pluie réunies sur le toit se sont bousculées aussitôt dans la direction opposée. Atteignant le bord du bus, l’eau n’a eu d’autres choix que de suivre le vent et se déverser à l’intérieur du bus, sur les passagers qui étaient au bord de l’autobus… au fond du banc. Eh oui ! J’ai pris une bonne douche ! Denis s’est contenté de rire, me rappelant que j’avais choisi l’endroit moi-même.
Nous avions réservé la visite de la vieille ville pour le lendemain, mais j’ai retenu un endroit que nous ne visiterons pas, un peu en dehors des vieux quartiers.

La tour du Danube m’a fascinée. Haute de 252 mètres, elle contient 3750 m3 de béton et 514 tonnes de béton armé. Elle possède un café viennois (à 160 mètres) et un restaurant panoramique tournant (à 170 mètres). Depuis 2001, on peut sauter à l’élastique (bunjee) d’une plate-forme sise à 152 mètres.
Donc, si j’ai bien compris, on peut diner tranquillement en observant
la ville de tous les côtés. Puis, avec notre repas bien installé dans l’estomac, on peut sauter la tête la première dans le vide avec un simple élastique qui retient nos chevilles. Pourquoi pas ? Hum ! Mon vertige a mal au cœur juste
à regarder la tour… Moi, je reste en bas.

Le Palais
C’était la résidence d’été de Sissi, impératrice d’Autriche. L’immense palais d’été des Habsbourg a été construit sur des terres appartenant à
Maximilian II en 1569. Le Palais lui-même a été construit plus d’un siècle plus tard, entre 1695 et 1713.
Le décor ayant été modifié à plusieurs reprises par des empereurs successifs, on ne retrouve plus aujourd’hui les éléments du premier palais. La visite nous propose des pièces meublées et décorées à différentes époques, pour différents monarques. François Joseph 1er (le mari de Sissi) et l’impératrice Maria Térésa ont eu, de façon évidente, une plus grande influence que les autres.
Nous avons terminé la visite par une marche dans les jardins de Schönbrunn
dessinés et construits pour Maria Teresa. Quand j’ai accédé à l’immense cour
arrière, j’ai eu la même sensation que lorsque j’ai pénétré dans les jardins de
Versailles. Quelle opulence ! C’est presque indécent quand on sait que les
populations qui vivaient sous ces monarques (Louis XVI en France, Marie
Teresa en Autriche) mourraient de faim. Ça me dérange. Voici quelques photos:



Également, je suis étonnée à nouveau de constater l’absence presque totale
de fleurs dans ces jardins, sauf pour une roseraie que nous avons trouvé au
centre du parc. Je pense qu’il s’agit plutôt d’une mauvaise traduction. En
français, on devrait plutôt parler de parc, plutôt que de jardin. Mais bon,
c’était tout de même agréable.

Puis, nous sommes retournés près de l’hôtel où nous avons déniché un petit resto
sympathique, le Schwarzer Adler
(aigle noir) où nous avons souper dans la cour arrière, à une table installée sous de grands arbres.
Un délicieux repas en tête à tête…
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Suzie Pelletier, écrivaine
Éditions du Défi
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