Cuba — Journée de pluie

Une journée de pluie à Varadero ? La seule que nous subirons durant notre séjour ? Bof ! C’est plutôt une occasion de faire autre chose, de mettre en pratique cette résolution qui flotte dans ma tête depuis quelques jours : prendre ça relaxe pour mieux absorber la vie. 

C’est Noël, mais on s’en fout !

D’abord, on peut apprécier enfin la fraîcheur de l’air alors que l’épaisse couche de nuages empêche le soleil de nous taper dessus. C’est sombre, mais nos Kindle possèdent une fonction de lumière. 

Puis, il y a ce bruit si gracieux. J’aime la pluie tropicale. Rien de comparable à la pluie de chez nous. Une sorte de chuintement incessant qui couvre tous les autres sons environnants. Sauf peut-être, pour le concert de musique cubaine que crachent les haut-parleurs à proximité de la piscine centrale.  

De notre petit patio, j’observe l’effet de ce phénomène atmosphérique sur le milieu ambiant. Des voyageurs transitent entre les bâtiments en tentant de se cacher sous un parapluie. À Cuba, il n’y a pas de ce vent québécois qui renverse les armatures fragiles et pousse la pluie directement dans nos visages pour les flageller. Non, ici, c’est la quantité d’eau qui dérange. Elle tombe dru et rebondit sur les dalles. D’ailleurs, il vaut mieux porter des sandales ou, tout simplement, marcher pieds nus. Les shorts ou les maillots de bain sont également de mise aujourd’hui.  

Je suis incapable de lire. Mes doigts me démangent. Je voudrais coucher sur papier toutes ces sensations que provoque sur moi cette situation particulière. Je n’ai vraiment pas le contrôle sur ce qui se passe dans les méandres de mon imaginaire. J’hume l’odeur distinctive de la végétation mouillée. J’écoute le bruit de la pluie qui glisse sur les feuilles de palmiers, comme une cascade. J

e regarde les gens qui dansent pour éviter les flaques. J’observe les gouttes qui, par leur action incessante, laissent un frisson sur l’eau de la piscine. Je sue dans l’air lourdement chargé d’humidité. Tout ça devient étrange. Ça me suggère des phrases. Mais, j’ai promis de laisser mon imaginaire de côté pour quelques jours. Heureusement, tout ce que je ressens s’imprime quelque part dans mon cerveau et en ressortira un jour, sur mon blogue, dans un roman ou un récit. Il y a aussi ces nouvelles qui trottent dans ma tête depuis un jour ou deux. C’est certain que je vais les écrire un jour, quand je serai de retour chez moi. 

Pour le moment, j’absorbe par tous les pores de ma peau les bienfaits de cet instant de repos tout en écoutant distraitement la musique un peu cacophonique que provoque cette pluie tropicale… 

Un peu plus tard en soirée… Ça valait la peine de prendre ça relaxe… 

Une autre magnifique journée à Varadero !


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