Paris – La Tour Eiffel

Je devrais renommer cette publication La Tour Eiffel ou vaincre le vertige. Levée à 7 h, je n’avais que cette visite dans la tête.

Bref, une fois mon repas englouti, je suis sortie dehors pour admirer de loin ma destination d’aujourd’hui. 

Avez- vous vu cette bouche de métro ? Vous voyez que l’escalier roulant est dehors. Totalement impensable chez nous.

J’ai donc emprunté le métro. Deux stations sur la ligne 12 et cinq sur la ligne 6. À partir du quai Branly, j’ai marché jusqu’à la Tour Eiffel me répétant en boucle dans ma tête : « tu es capable ! Ce n’est pas si haut ! C’est sécuritaire ! Allez ! Tu es capable. » Dix minutes plus tard, je regardais avec effroi cette tour construite pour l’exposition universelle de 1889. Soudain, je trouvais la pointe bien haute dans les airs (324 mètres). Pourtant, j’ai gravi des montagnes bien plus hautes, mais j’avais chaque fois les deux pieds sur le sol. 

J’ai marché jusqu’à la tour est, celle où l’on monte en ascenseur. Il me semblait que c’était la seule façon pour ne pas virer de bord en milieu de montée. 

Le temps d’attente me semblait long. Quand j’avais le goût de sortir de la file et retourner à mon hôtel, je parlais avec les gens autour. J’ai fait ainsi la connaissance de Costariciens, d’Américains de la Pennsylvanie, d’Espagnols, de Français qui s’obstinaient à me parler en anglais. Leur vocabulaire est fort élaboré, mais leur accent est terrible. 

Puis je me suis retrouvée avec un billet dans les mains… et la nervosité s’est amplifiée. J’ai regardé la file et j’ai remarqué que ça bougeait assez vite. « Il ne faut plus penser… » que je me suis dit. C’était le temps de bouger comme un automate sans questionner. Juste respirer en faisant un pas en avant. C’est ainsi que j’ai pris place à bord de l’ascenseur et que j’ai regardé défiler la ville au fur et à mesure que nous progressions jusqu’au deuxième palier à 115 mètres au-dessus du sol.  

Quand la porte s’est enfin ouverte, je ne me sentais pas très solide. J’ai fait quelques pas, puis deux autres. L’aspect sécuritaire des rebords et le fait que la tour ne bouge pas m’ont aidé à contrôler mon vertige. C’est la vue incroyable que nous avons de la ville qui m’a finalement conquise. Lentement, j’ai fait le tour de ce palier et j’ai pris plusieurs photos tout en m’approchant du bord. 

J’ai pris mon temps pour tout regarder. La température était si belle, le ciel si bleu. Merveilleux. Puis, je me suis retrouver sous la tour qui monte à 300 mètres. Je n’avais pas pris de billet pour prendre ce deuxième ascenseur. En effet, quand les projets sont difficiles, je les coupe en étapes. Aujourd’hui, je suis entièrement satisfaite de mon exploit. Le haut de la tour Eiffel sera pour un autre jour.

En terminant, je veux juste titiller les Montréalais. Les fenêtres de ma chambre sont grandes ouvertes. En soi, c’est un grand exploit, car elles vont jusqu’au sol et que j’habite le 6e étage. L’air est si bon ! Il fait 20°C et le vent est doux. 

À demain, pour une autre aventure !


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