23 juillet 2013
La Rambla ! C’est la rue la plus populaire de Barcelone et notre destination principale pour la journée.Mais avant de nous y promener, nous avons choisi de commencer par le tour de la ville avec le service « Barcelona City Tour » pour notre deuxième journée à bambocher.
Si vous visitez un jour cette capitale catalane, ce service est excellent pour comprendre rapidement la ville.

On offre deux tours de deux heures. La ligne verte nous présente le centre et l’est de la ville. La ligne orange, le centre et l’ouest de la ville. Nous n’avions pas sur notre programme de la semaine de visiter des points spécifiques dans l’ouest de la ville, alors cette sortie nous a permis de voir en deux heures ce qu’il y avait à voir et de constater qu’on reviendra sans doute un jour à Barcelone. Le seul désavantage de ces tours est que, pour bien voir, il faut s’assoir au 2e étage « ouvert » de ces autobus « double decker ». Même en prenant le premier bus de 9 h, nous avons eu chaud, car le soleil barcelonais tape fort et il n’y avait aucun nuage dans le ciel pour briser l’éclat de ses rayons. Quand on est à l’arrêt, qu’aucun vent ne vient rafraîchir l’air ni qu’aucun arbre ne jette de l’ombre, ma peau de blonde en prend tout un coup !

Nous avons commencé notre randonnée pédestre dans la ville sur la Via Laietana, pour prendre en photo la Pedrera, aussi appelée la Casa Milà.
La Perdrera est considéré comme le plus important ouvrage civil construit par Gaudi entre 1906 et 1910, juste avant qu’il ne consacre tout son temps à la Sagrada Familia. Le style arrondi de la devanture est très caractéristique de l’artiste.
Un kilomètre à l’est, nous pouvions admirer trois œuvres très différentes d’architecture moderne. Disons que, dans ce temps de nouveaux riches, les architectes pouvaient rivaliser en élégance et extravagance. Appelé le quartier de la discorde en raison de cette bataille de titans alors que les citoyens prenaient pour l’un ou l’autre des styles selon ses goûts. Bien sûr, moi je préfère Gaudi.

La Casa Batlló, par Antonio Gaudi en 1906
http://fr.wikipedia.org/wiki/Casa_Batlló

La casa Amatler par Puig i Cadafalgh en 1898
http://fr.wikipedia.org/wiki/Casa_Amatller

La casa Lleó Morera (1902-1906) Luis Demonech i Montaner.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Casa_Lleó_Morera
À l’heure de la siesta, nous avons cherché à sortir de cette chaleur difficile à supporter. Une bouffée d’air climatisée et deux limonades « slush » nous attendaient dans un Burger King. Curieusement, je ne comprenais pas toutes les indications. Pourtant, mon espagnol n’est pas si mal. Puis je me suis rappelé le mot « plaça » au lieu de « plaza ». Ici, un paséo est une « passeig ». Bien d’autres noms se sont rappelés à ma mémoire d’à peine deux jours.
Barcelone est la capitale de la Catalogne. Les mots intrigants sont catalans. Cette langue est dérivée du latin, tout comme l’italien, le français, l’espagnol ou le portugais. Notre visite nous a fait voir des drapeaux catalans un peu partout. Bien qu’elle soit considérée comme une province autonome, la Catalogne veut son indépendance. Déjà vu. Pour travailler au gouvernement, il faut d’abord parler le catalan, ensuite l’espagnol. Dans l’industrie du tourisme, il faut parler ces deux langues bien sûr, mais aussi l’anglais et, si possible, le français.

Puis nos pas nous ont finalement portés sur la Rambla, une rue qui borde le quartier gothique (Barri Gótic) sur un kilomètre entre la plaça Catalunya et le port.
Rue piétonnière en son centre, elle est bordée de deux rues très étroites, en sens unique, de chaque côté. Les cyclistes, les motards et les automobiles s’y font une compétition féroce alors que les piétons utilisent leur nombre pour gagner la partie à tout coup, même si le feu est au rouge.
Notre première impression : trop de monde à notre goût. Nous savions que visiter Barcelone en été apporterait quelques désagréments, mais nous composons avec ça sans trop sourciller. L’aménagement est magnifique, les boutiques offrent des souvenirs en tous genres et quelques amuseurs de rue tentent leur chance. Il fallait que nous vivions cela et nous avons résisté un bon moment à courir vers un lieu moins occupé, pour profiter de ce moment spécial sinon génial.

Quand nous en avons eu assez de nous faire bousculer, l’un de nous a dit : « Je pense que la cathédrale n’est pas très loin… »
Mon visage s’est éclairé tout d’un coup : « Je pourrai m’assoir et écrire ». Denis se disait sûrement: « Je pourrai grimper pour prendre des photos ». En ajout, nous n’avions qu’un seul mot dans nos yeux : « fraîcheur ! »
Notre randonnée nous a nécessairement fait transiter par le Barri Gótic (quartier gothique), la vieille ville de Barcelone, mais j’en parlerai plutôt demain alors que nous y passerons une bonne partie de la journée.
Alors… à demain !
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Suzie Pelletier, écrivaine
Éditions du Défi
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