Les Îles de la Madeleine et les Maritimes – Louisbourg le village

Nous sommes restés trois jours à Louisbourg. Bien que la nature nous montrait la ville sous un air sombre, nous avons beaucoup apprécié notre séjour. Nous l’avions visité plusieurs années auparavant, avec nos deux enfants. C’était cependant la première fois qu’on y passait autant de temps.  

Dès notre arrivée , nos jambes étant en manque d’exercice à cause des kilomètres et des heures passées assis dans une auto, nous étions pressés de marcher la grande rue de cette ville. Nous avons trouvé des boutiques de souvenirs, un petit musée du chemin de fer Sydney-Louisbourg et un centre d’interprétation. Quand nous avons vu la « playhouse » nous avons acheté des billets pour le spectacle du lendemain, sur un coup de tête. Zone de tourisme très importante, on trouve plusieurs restaurants et un centre d’internet pour le public. 

En 2003, la Nouvelle-Écosse était déjà un porteur extraordinaire de l’innovation. À une époque où l’internet était encore à ses balbutiements et que le wifi n’était pas encore dans la tête des informaticiens les plus chevronnés, la province avait développé un programme social pour rendre accessible l’internet à des endroits plus difficiles d’accès. Pendant notre séjour, nous nous rendions à l’école secondaire de Louisbourg où une classe était mise gratuitement à la disposition des internautes qui, comme nous, venait d’ailleurs. Tout à côté de nous, des jeunes prenaient place pour jouer à des jeux de guerres en réseau ou par internet. Ce programme d’accessibilité à l’internet était vraiment très intéressant. Nous en avons profité souvent au cours de notre séjour dans cette province.  

Mais d’abord, parlons un peu de ce village qui est occupé par 1265 habitants. On y vient bien sûr pour visiter la forteresse du même nom (voir la prochaine publication).

Bien que la pêche a été longtemps l’économie locale, le tourisme, même s’il est plutôt saisonnier, occupe maintenant la plus grande place de l’économie.

On peut aussi y visiter le Cabot trail qui fait le tour du Cap et qui présente des paysages tous plus beaux les uns que les autres. Puis il y aussi, à proximité, le musée d’Alexandre Graham Bell. 

La région a d’abord été occupée par les Anglais (1597) qui trouvait le site idéal pour organiser des postes de pêche et de troc avec les Indiens. Puis, Louis XIV ayant reconnu sa position stratégique, le site devient Français en 1713 et on y fit construire la ville fortifiée de Louisbourg. La forteresse est redevenue anglaise en 1758, lors de la conquête. 

Le village de Louisbourg, à l’époque occupée par les pêcheurs, a pris forme à l’extérieur de la forteresse qui, au fil des siècles , est devenue désuète et a fini par tomber en ruine. 

C’est en 1960 que Parcs Canada a entrepris de la remettre en état et d’y faire revivre l’époque Française. Cette décision a permis de redonner de l’emploi à cette population qui vivait difficilement d’une pêche en déclin.  

Louisbourg est un village vivant. Les maisons typiques d’antan y sont nombreuses, comme le montre la photo à gauche. 

Harbour Inn

L’arrivée massive d’Irlandais et d’Écossais au fil des décennies place les visiteurs directement dans les fêtes de village qu’ils appellent encore les « kitchen party. » (party de cuisine). Cette façon de faire, peut-être importée d’Irlande ou de Bretagne, a aussi grandement influencé la vie des villages québécois des deux siècles précédents.

Pendant notre séjour à Louisbourg, nous avons eu la chance de voir un spectacle, « Lyrics and laughters » qui nous a rappelé toute cette joie de vivre que nous avons connue dans notre jeunesse. Ce spectacle a été présenté au Louisbourg Playhouse.

Six jeunes chanteurs et musiciens, deux filles et quatre garçons, nous ont présenté un spectacle haut en humour, en musique, en danse, en voix et avec beaucoup de « tap dancing ». Les sons musicaux étaient composés de pianos, de guitares, de basses, de tambour, d’accordéon, de cuillères et de violon. Quatre voix nous ont chanté des chansons à l’influence d’Écosse et d’Irlande, mais très particulières à la Nouvelle-Écosse et au Cape Breton. Le tout était accompagné de gigues qui me rappelaient les « soirées canadiennes » de chez nous. Un peu plus et Louis Bilodeau allait se présenter sur la scène. 

Le spectacle comprenait quatre scènes humoristiques qui nous ont fait beaucoup rire. 

Le spectacle valait bien plus que les 14 $ (2003) par personne que nous avons payé. 

Nous avons beaucoup apprécié notre séjour à Louisbourg. Même si la pluie n’a pas lâché et que le temps marin était plutôt froid. Nous avons apprécié la chaleur des habitants et leur façon d’aborder la vie. 


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