Les Îles de la Madeleine et les Maritime – La route vers le Cap Breton

En voyage, il y a parfois de ces journées qu’il faut simplement subir pour atteindre d’autres lieux remplis d’expériences plus enrichissantes. La veille, nous avions parcouru plus de 450 kilomètres sans compter le trajet par traversier. 

Ce jour-ci, nous avions encore plus de 330 kilomètres à parcourir de Truro  à Louisbourg au Cap Breton. Cette journée du 5 août devenait donc l’une de ces journées interminables  accompagnées de longues heures de route. 

 En plus, la pluie persistante nous suivait partout et toujours, malgré les kilomètres qui s’accumulaient et les heures qui s’étiraient. Nous avions hâte d’arriver à notre destination.

Dès le début de la journée, nous avions décidé de nous faciliter la vie. Ainsi, nous avons pris un déjeuner (bagel et café) dans un Tim Hortons de Truro, juste avant de prendre la route. Puis, un rappel de notre expérience de conduite, nous arrêtions toutes les heures pour changer de chauffeur et nous dégourdir les jambes. 

Nous avons conduit pendant plus de cinq heures, sur des routes de montagne et d’autres qui serpentaient le long du bras de mer qui s’étend au centre du Cap-Breton. Jusqu’à la « Chaussée » de Canso, la route était relativement belle. C’était très montagneux, mais la Corolla tenait le coup. Il y avait des endroits aménagés un peu partout pour les dépassements sécuritaires. Ainsi, nous n’étions pas inquiets de créer des kilomètres de bouchon avec notre vitesse plus lente en raison de la Cadet attachée derrière la Corrolla. 

La Chaussée de Canso (Canso Causeway) est une longue digue de 1385 mètres qui traverse le détroit de Canso. Celui-ci sépare l’île du Cap-Breton et de la partie continentale de la Nouvelle-Écosse. En traversant le détroit, nous nous retrouvions sur une autre île. La chaussée porte l’autoroute 104 à double voies ainsi qu’une voie ferrée entretenue par la Cape Breton ans Central Nova Scotia Railway.

À Port Hasting, la première localité que nous rencontrons sur l’île, deux chemins s’offraient à nous. C’était le temps des décisions. À tort où à raison, notre choix s’est portée sur la route la plus courte, celle qui longe le lac Bras d’Or par le sud. Cette large étendue d’eau salée de 1099 km carrés, sépare presque l’île du Cap-Breton en deux. Très vite nous avons compris pourquoi plusieurs véhicules motorisés avaient pris l’autre route. Notre choix nous faisait rouler sur un chemin très difficile qui serpentait le long des baies et qui montait et descendait constamment. Les courbes et les montées aveugles étaient présentes partout. C’était épuisant. 

Heureusement nous avions une réservation de camping au Hidden Treasure Park. À notre arrivée, la pluie tombait encore. Il était tard et nous étions fatigués.  Nous avons choisi d’aller souper au village le plus proche, Louisbourg. 

Le gérant du terrain de camping nous a chaudement recommandé le Grubstake, un restaurant familial qui semblait avoir un menu très varié. 

Les steaks étaient excellents et les pommes de terre frites « home fries » étaient délicieuses. Le fait que l’on servait le tout avec des carottes et du brocoli ne faisait qu’augmenter ma satisfaction. 

Puis nous avons décidé de prendre quelque temps pour regarder un peu les alentours. Nous venions d’arriver et nous étions déjà enchantés de notre séjour dans ce coin de pays. Il pleuvait, mais on s’en foutait. La marche dans l’air froid et humide nous a fait du bien. Comme une bonne partie de ces lieux sont fermés le soir, nous avons décidé de revenir le lendemain matin avant de nous rendre à la forteresse de Louisbourg. 

Puis c’était le temps de retourner à notre petite roulotte. La pluie qui tombait fort sur le toit de la roulotte a accompagné nos rêves.


Laisser un commentaire