Dimanche le 4 août 2003
Dès notre levé, à 6 h du matin, nous avons réalisé que la journée était nuageuse et qu’aux îles, la pluie serait présente toute la journée. Ce n’était pas très grave, car nous allions passer cette journée sur la route. Nous avions eu du beau temps pour visiter les îles et nous étions satisfaits. Voici une dernière photo prise près de notre campement :

Ce jour-là, nous ne savions pas encore que la journée était remplie d’étapes parfois longues et de décisions de dernière minutes.. En voyageurs aguerris, nous allions prendre les évènements un par un.
Pour la première partie de notre itinéraire, le traversier CTMA Madeleine allait nous transporter entre Cap-aux-Meules et Souris. L’embarquement ne commençait qu’à 7 h, mais nous pouvions déjà observer la foule de Madelinots curieux qui étaient là pour observer le départ de ce gros bateau rempli de touristes.
Puis, l’auto et la Cadet en sécurité dans l’abdomen du gros bateau, nous avons retrouvé la salle à manger pour prendre notre déjeuner. Quand nous avons sentis les moteurs ronronner sous nous pieds, ce fut comme un coup de point. Soudain, nous étions tristes. Nous ne savions pas si nous reviendrions un jour aux îles. Nous partions donc à regret même si d’autres aventures nous attendaient un peu plus loin sur la route. Comme il y avait beaucoup de brume, nous ne pouvions pas voir grand-chose au travers la grande fenêtre panoramique. La pluie qui frappait la vitre avec fracas rendait non seulement la journée terne, mais nous enlevait toute envie de marcher sur le pont ouvert.
Pour le reste de la traversée de cinq heures, nous avons fait la navette entre le pont extérieur, quand la température le permettait, et la salle de repos à l’arrière du navire où nous pouvions lire confortablement.
Curieusement, notre arrivée à Souris a été soulignée sous un beau soleil très chaud. Il avait plu là aussi, mais l’air avait déjà perdu son humidité. Par contre, nous savions que cela ne durerait pas, car la météo annonçait de la pluie sur toutes les maritimes dès l’après-midi.
En deuxième étape, nous avons pris la route vers Pont de la confédération. Cette fois, pour éviter les travaux routiers, nous avons mprunté la route 4, puis la route 3, pour nous rendre à Charlottetown. C’est plus long, mais les conditions étaient meilleures. Vers 15 h, nous avons traversé le Pont de la confédération et entrepris cette portion du voyage qui nous amènerait en Nouvelle-Écosse.



Pour notre troisième étape, il fallait trouver un camping pour la nuit. Une fois traverser le Nouveau-Brunswick, du pont jusqu’à la bordure de la Nouvelle-Écosse. Il était 16 h. C’était le temps de réserver un site camping près de Truro, à 111 kilomètres plus loin. Il était important de parcourir ces kilomètres aujourd’hui pour ne pas les ajouter à la journée du lendemain, qui s’annonçait particulièrement longue.
Nous sommes arrivés au camping vers 18 h.Le temps de le dire, notre roulotte était installé de façon temporaire, comme nous le faisons quand nous ne restons qu’un soir à un endroit. Nous pouvions relaxer un peu. Au centre-ville de Truro, un restaurant italien offrait des repas de pâtes succulents. N
La journée avait été longue et il fallait se lever tôt demain matin. Il était temps d’aller dormir dans le confort de notre petite roulotte.
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Suzie Pelletier, écrivaine
Éditions du Défi
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