Les Îles de la Madeleine et les Maritime – La traversée

À minuit et demi, nous avons finalement vu arriver cet immense bateau, le CTMA Madeleine. Nous avons regardé calmement les véhicules débarquer du bateau. Ces gens avaient pris le bateau aux îles de La Madeleine à 20 h. 

Quant à nous, nous n’avions pas vraiment réussi à fermer l’œil. Il faisait doux dehors et les fenêtres de l’auto étaient grandes ouvertes. Les bruits du bord de l’eau, les discussions fortes des gens surexcités, les cris des enfants en manque de sommeil, notre propre excitation d’aller aux îles et, fort probablement, les cafés que nous avions bus en trop grande quantité, étaient tous autant de raisons de ne pas dormir.  

Puis le temps d’embarquer est arrivé. C’était maintenant à nous de prendre place dans la file et, avant qu’on l’ait vraiment réalisé, nous étions sur le bateau. Nous ne pouvions rester très longtemps dans les compartiments des automobiles et nous devions monter sur le pont aussitôt l’auto stationnée. Le règlement l’exigeait. De toute façon, ce n’était pas très agréable, car cela sentait le mazout à plein nez.  

Arrivés sur le pont, nous avons chercher à nous orienter. Sur un gros bateau comme celui-là, la nuit, il est difficile de savoir ce qui est à bâbord ou à tribord. Vers 2 h, nous avions trouvé la cafétéria. En dépit de l’heure, nous avions faim. Nous avons dégusté quelques fruits, des morceaux de fromage, ainsi qu’un bon café. Oui. Un autre café. Quand le bateau a quitté le port, il faisait trop noir pour y voir quoi que ce soit. La mer était d’un calme plat, mais nous devinions les eaux à leurs agressions sur le côté du bateau qui traçait son sillon sur cette mer d’huile. 

Une fois que nous avons réussi à s’orienter sur le bateau, nous avons choisi deux sièges très inconfortables pour dormir un peu. 

À 6 h 30 du matin, la voix un peu trop forte du capitaine nous dit bonjour dans son haut-parleur qui nous a fait sortir de notre nuit trop courte. 

Il faisait jour et nous arrivions aux îles de La Madeleine. Le débarquement a commencé vers 7 h et, quelques minutes plus tard, nous nous retrouvions sur la terre ferme, au beau milieu de Cap-aux-Meules. 

Enfin, nous étions arrivés. 


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