Il est de retour.
Plutôt, je crois qu’il n’est jamais parti. Il a juste changé de platebande.
Voir ma publication de juillet » Le jardinage et le lièvre «
J’aime beaucoup les animaux, mais lui, je le hais. Avec passion. Au cours des dernières semaines, j’ai surtout jardiné dans la cour arrière. Je n’avais pas vu de traces de mon lièvre… pourquoi est-ce soudainement devenu « MON » lièvre ?… j’ai donc cru que l’urine de coyote avait fait son oeuvre pour lui faire peur et l’inciter à rester loin de mes fleurs.
Cette semaine, j’ai retrouvé les traces de cette bête envahissante, dans une platebande à l’avant de la maison.

Cette plante, une belle violette au feuillage très vert et aux fleurs blanches, remplissait complètement cette partie de la platebande.
Voyez ce qui en reste …

Ça, c’est une fougère décorative. Vous en doutez ?

En fait, elle devrait plutôt ressembler à ça !
Pourquoi mange-t-il mes plantes qui sont les plus difficiles à garder ? Il ne s’attaque pas à mes hostas, mes hémérocalles ou mes lys, même si elles poussent comme en forêt vierge. Je passe de nombreuses heures chaque année à éclaircir les talles de ces plantes. Elles progressent tellement rapidement que plusieurs plants se retrouvent chaque année dans le bac de compost. Ce lièvre pourrait en manger assez pour me sauver quelques heures de travail. Mais il n’est pas gentil. Il mange les plantes que je dois bichonner chaque année pour assurer qu’elles repousseront l’année suivante.
Je vous l’ai dit, je le hais.

Et ce trou ?
Il cherche quoi là-dedans ?
J’ai mis un temps à comprendre.

Puis je me suis souvenue.
Ça a l’air que je n’aurai pas de jonquilles dans cette platebande l’an prochain.
Le petit C.. a mangé les bulbes.
J’avais pourtant placé une plaquette bien trempée d’urine de coyote.

J’ai donc fait un petit tour à la quincaillerie et j’ai cherché un autre truc pour m’en débarrasser. On m’a suggéré un piège à rats. Je n’arrive pas à m’y décider. Je ne veux pas le tuer, juste l’inciter à rester loin de mes plantes. Puis il y a des chats dans le coin. Non, ce n’est pas une solution acceptable.
Une cage peut-être pour le transporter ailleurs ? Un appel à la ville m’a informée que je n’avais pas le droit de déplacer un animal sauvage. Cherchons encore…
Il faut une autre solution. Une poudre à base de poivre de cayenne à mettre sur le sol protègera-t-elle les tiges et les feuilles ? De toute façon, il ne reste plus de tige ni de feuille… Bon, j’achète quand même.
De la boule à mites peut-être ? Mon grand-père utilisait ce truc pour éloigner les chats qui chiaient dans les platebandes de ma grand-mère. Peut-être que j’essayerai cette stratégie si mon nouveau produit ne marche pas.

J’ai fait mon choix pour une poudre. Un peu de poudre dans le trou et on bouche le trou. Un peu de poudre sous la galerie car, même si je ne l’ai pas vu, il s’y cache peut-être.
J’ai saupoudré la terre de ma platebande généreusement de ce produit. Même les platebandes à l’arrière où, maintenant que j’ai à nouveau de belles fleurs, le détestable pourrait bien y revenir. Puis je remets de l’urine de coyote sur les plaquettes.
Est-ce que cela marchera cette fois ?
On verra bien. Sinon ….
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Suzie Pelletier, écrivaine
Éditions du Défi
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