7 août 2012 (Jour 2 – Étape 1)
D’abord, il faut expliquer que Denis a fait bonne route la veille avec 128 kilomètres au compteur. Nous repartons aujourd’hui quinze kilomètres plus loin que prévu. Nous avons changé l’itinéraire prévu à ma première publication sur le sujet.
L’étape 1 de cette journée se terminera à Sainte-Anne-de-la-Pérade plutôt que Batiscan. Nous nous arrêterons à Donnacona pour le dîner. Puis, la destination finale sera Québec, plus précisément le secteur du Vieux Québec.
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Ce matin, j’ai déposé Denis au centre-ville de Trois-Rivières, à 7 h 50, pour qu’il commence sa journée à l’endroit où il s’est arrêté hier. La ville était encore toute endormie. Nous étions fin seuls sur la rue Notre-Dame Est quand Denis à mis les roues de son vélo par terre. Je l’ai regardé partir avec, au fond de mon coeur, un confort plus grand que la veille.

J’ai l’ai devancé, suivant la route qu’il suivrait, pensant me rendre rapidement à notre premier point d’arrêt. Mais la ville de trois-Rivières nous réservait quelques surprises. C’était la valse des cônes oranges. On se serait cru à Montréal. La route de Denis était bloquée moins d’un kilomètre de son point de départ.
Pour éviter que Denis perde trop de de temps, je l’ai attendu à côté des cônes jaunes. J’ai rapidement ajusté mon iPhone pour trouver une route alternative. Nous n’avions pas fait 500 mètres qu’il fallait à nouveau trouver une alternative. Bon, il faut donc dire que la première heure, je l’ai passé à redessiner le parcours afin de faciliter la randonnée de Denis. Il l’a apprécié.
Ensuite, je me suis rendu à Sainte-Anne-de-la-Pérade. Notre routine s’est installée. Je conduisais l’auto quelques kilomètres devant Denis, vérifiant la route et le sentier qu’il devrait suivre. Lui, il pédalait, à raison de 25 kilomètres à l’heure en moyenne. Cette première étape suivait la 138 aux larges accottements, sur un terrain plutôt plat.
Je me suis arrêtée une ou deux fois en chemin pour vérifier, avec l’application sur mon iPhone, où il était rendu. J’en ai profité, bien sûr, pour prendre des photos le long de la route. Il faisait si beau ! Je me suis arrêtée à Batiscan.



Puis, quand j’ai été satisfaite que Denis faisait bonne route, je me suis rendue à Sainte-Anne-de-la-Pérade. C’était impossible de manquer notre point de rencontre, l’église de la ville. Nous la voyons très bien avant même d’avoir traverser le pont qui traverse la rivière Sainte-Anne.


SAINTE-ANNE-DE-LA-PÉRADE
Il existe des habitations dans le coin depuis 1672. Sous le régime français, c’était une seigneurie. Puis en 1693, toujours sous le régime français, on créa la paroisse Sainte-Anne-de-la-Pérade qui obtient son titre officiel de municipalité en 1855. Malgré la proximité du chemin du Roy, le village prend du temps à prendre de l’expansion, voyant l’ouverture d’un bureau de poste en 1820.
Le village, qui dénombre 1991 habitants (2006), est connu par la pêche sous la glace des poulamons atlantiques. Nous les connaissons mieux sous « les petits poissons des chenaux ». Cette pêche était pratiquée par les Attikameks bien avant l’arrivée des Européens.
Ainsi, chaque année, entre Noël et le mi-février, la glace du fleuve est suffisamment solide. La rivière Sainte-Anne gelée se remplit alors de petites cabanes où se pratique cette pêche, à l’abri des vents du fleuve et de notre gelure hivernale. Est-ce que le réchauffement de la planète viendra un jour interdire l’accès à la glace qui sera trop mince ou même, inexistante ? Bon ce n’est pas pour l’an prochain.
Pour en savoir plus sur ce village, vous pouvez consulter le site suivant:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Sainte-Anne-de-la-P%C3%A9rade
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Suzie Pelletier, écrivaine
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