Ce matin, le magnifique soleil s’éclate sur le Mont Albert qui nous a accueillis à notre réveil. Un petit banc de brume faisait une couronne à la montagne, mais il était évident que le vent léger allait faire sécher tout cela avant que nous ayons fini de déjeuner.
Aujourd’hui, Denis et moi allions chacun de notre côté. Lui avait décidé de faire l’ascension du mont Albert. Il est parti vers 8 h et il ne reviendra pas avant le milieu de l’après-midi. Les 850 mètres de dénivellation et les 17 kilomètres de sentier difficile ne sont pas encore à l’intérieur de ma capacité de marche. C’est ainsi que j’ai choisi de faire une petite piste de 2,5 kilomètres, le sentier de la lucarne qui tourne autour du gîte et qui longe la rivière Sainte-Anne. La journée était belle.
À 9 h, j’étais prête à partir. J’étais déterminée à prendre mon temps afin de faire durer la randonnée et pour prendre plusieurs photos.





Des photos du mont Albert prise du belvédère de la Lucarne:


Photo de quelques sommets des McGerrigles prise au belvédère de la Lucarne.

Le sentier de la rivière longe la rivière Sainte-Anne. Sachez que j’ai utilisé l’option « magic » de ma caméra pour plusieurs photos pour mettre encore plus de nuances. Comme j’aime beaucoup le bleu, je suis très satisfaite du résultat.






Quand j’ai atteint le bout du sentier de la rivière Sainte-Anne et qu’il ne me restait que deux cents mètres à parcourir pour atteindre le centre des découvertes, j’ai soudainement ressenti une grande déception. Il n’était pas encore 11 h et j’avais fini ma randonnée. De plus, c’était ma dernière journée dans le parc et j’allais passé le reste de la journée dans le Gîte, à attendre Denis. Je voulais pas ça.
L’affiche pour le sentier de la saillie se trouvait juste devant moi. J’ai réfléchi. Bien sûr, je connais bien cette piste difficile qui monte beaucoup. Mais le belvédère de la saillie est à 1,6 kilomètres, 190 mètres de dénivellation plus haut. C’est à peu près le tiers de la grimpée vers Albert. Pourquoi ne pas aller prendre mon lunch en haut, sur le belvédère? J’ai le temps. Puis je redescendrai lentement. C’est tout!
C’est ainsi que le bonheur est revenu dans mon coeur. J’allais passer une grande partie de la journée en randonnée. J’étais heureuse.
Photo du sentier : Beaucoup de roches et de grimpées très à pic.





Puis, après avoir fait le plein d’énergie, de soleil et de bonheur, je suis redescendue lentement, en faisant attention où je mettais les pieds pour éviter les roches branlantes et les racines. J’en profitais pour observer tout autour. J’écoutais avec bonheur les oiseaux qui chantaient, l’eau qui coulait en torrent de la montagne et le bruissement du vent dans les feuilles.
Quand j’ai pu entendre le vrombissement de la rivière Sainte-Anne, j’ai su que ma randonnée s’achevait. Mes pas ont ralenti, non pas à cause de la fatigue, mais plutôt pour rester le plus longtemps possible dans les sentiers.
Ce fut une belle journée, ma dernière dans le parc de la Gaspésie cette année. J’aurai marché, au bic comme en Gaspésie, près de 45 kilomètres de sentiers en une semaine.
Demain nous reprenons le chemin de la maison. Nous ferons un arrêt au Bic pour une nuitée afin de couper la longue route de 800 kilomètres en deux parties.
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Suzie Pelletier, écrivaine
Éditions du Défi
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