Gaspésie – Le lac aux Américains

Aujourd’hui, c’est presque une journée de repos.

Au moment où j’écris ses lignes dans un des calepins que je traîne partout, je suis assise à l’air frais sur la galerie du Pergélisol, ce petit abri tout à côté du lac aux Américains. J’attends que Denis finisse la descente du Xalibu.

Comme j’ai déjà écrit sur le lac aux Américains l’an dernier, je ne fais que rappeler la publication:

Gaspésie 2011 – Le lac aux Américains

Ce matin, c’est un grand vent qui bousculait les chaises de parterre sous notre fenêtre qui m’a réveillée. Il était 6 h. Le ciel était bleu et des nuages blancs couraient à vive allure dans le ciel de l’ouest vers l’est. J’ai eu une pensée pour les randonneurs qui avaient passé la nuit au refuge le Tétras, entre le mont Comte et le mont Xalibu. Il devait sûrement venter à écorner les boeufs en haut de la montagne.

Puis le vent est tombé, mais de gros nuages épais et gris se sont accrochés au-dessus du parc. La journée sera fraîche et humide.

Vers 10 h, j’ai fait la route en auto entre le gîte du mont Albert et le stationnement au pied du sentier qui mène au lac aux Américains. C’est un court sentier de 1,3 kilomètres, sur une terre battue recouvert de petit gravier, avec une dénivellation d’au plus 80 mètres. Facile !

J’en ai profité pour prendre des photos sur le long du sentier:

Un vingt minutes de marche, sous la pluie. Ma situation ne m’inquiétait pas beaucoup. Mon inquiétude allait plutôt pour Denis qui était en train de descendre du Xalibu. Cette petit pluie fine et ce vent garantissait une descente à la fraîche et sans insecte. Mais, il descendrait en partie dans un torrent. Ça c’est beaucoup plus compliqué. Le sentier fait sept kilomètres et la dénivellation est de 540 mètres. Ouch! Ça fait mal aux genoux. De plus, quand il pleut, l’eau prend toujours le chemin le plus facile. Elle descend donc de la montagne directement par le sentier, le rendant boueux et glissant.

Quand deux randonneurs m’ont annoncé que Denis n’était pas très loin derrière eux, ça m’a rassuré.

Puis, malgré le crachin qui tombait, j’ai pris des photos du lac aux Américains:

C’est avec soulagement que j’ai vu Denis sortir du bois, un grand sourire sur les lèvres. Il était content de sa marche, mais encore plus heureux de me voir. Dans sa tête, il ne voulait pas terminer le reste du sentier qui roule au fond d’une forêt luxuriante sous la pluie.

Nous avons marcher les 1,3 kilomètres pour nous rendre à l’auto. Puis nous sommes rentrés au gîte, là où un bon repas, en table d’hôte au restaurant du gîte, nous attend pour le souper ce soir.


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