Quand je me suis levée à 7 h, j’ai été surprise de constater que mes jambes repris leur solidité et que la douleur était presque inexistante. Bien sûr, beaucoup de mes muscles étaient ankylosés suite aux efforts de la veille. Par expérience, je savais que la pire décision à prendre aujourd’hui aurait été de ne pas grimper. Il fallait cependant trouver une randonnée simple et moins difficile que celle d’hier.
Notre choix s’est porté sur le mont Ernest-Laforce dont l’altitude est de 820 mètres et dont la hauteur promet une vue exceptionnelle sur les montagnes du parc. La feuille d’information annonçait une dénivellation de 155 mètres et un parcours de 4,5 kilomètres en boucle. Nous ne l’avions jamais grimpé. Rien de mieux pour nous attirer. En plus, nous avions entendu dire qu’il y avait des orignaux sur cette montagne. La journée s’annonçait belle avec un maximum de 18°C et ensoleillé. Il faisait bon vivre.
Nous avons préparé nos sacs à dos en y incluant un repas léger. Nous avons pris la route. D’abord la 299, vers l’est, sur moins d’un kilomètre, puis la route 16 que nous connaissons bien car nous l’empruntons souvent pour nous rendre au mont Jacques Cartier ou au lac aux Américains. Cette fois, nous avons roulé sur cette route de terre jusqu’à la 163 qui nous a amené, en deux kilomètres de chemin tortueux, au pied du sentier qui montait au sommet du mont Ernest-Laforce.
Nous avons mis nos bottes, enfilé nos sacs à dos, mis nos chapeaux et ramassé nos bâtons de marche. Cette marche qui, bien qu’identifiée intermédiaire, se fait sur un sentier de gravelle bien balisé.



En moins d’une heure, nous avions atteint le sommet. Le vent frisquet nous gardait au frais et au sec.
Nous sommes restés un petit bout de temps. Ce n’est la fatigue qui nous faisait y rester mais plutôt la beauté du paysage et la sérénité des lieux. Nous étions entourés de montagnes. En face de nous, on voyait les chic-choc. Il y avait l’immensité du plateau que forme le mont Albert, la cuve du Diable ainsi que le mont Olivine.
De l’autre côté, c’était les monts Mcgerrigle. On reconnaissait bien, juste à leur forme, les monts Richardson et Joseph Fortin. Un peu plus loin, on pouvait admirer le sommet dénudé du mont Xalibu. En cette journée claire, le sommet du mont Jacques Cartier pointait tout au fond de cette magnifique toile.
Puisqu’il fallait redescendre un jour, nous avons repris le sentier pour compléter la boucle et revenir au stationnement. En route, nous avons eu la joie de voir des orignaux de près. Ils broutaient tranquillement près de la piste, là où l’herbe est tendre et facile d’accès. Nous en avons vu plusieurs, cinq ou six, des mères avec leurs petits.



Nous étions contents parce que nous étions dans le parc depuis trois jours et nous n’en avions pas vu encore. Denis a pris au moins une trentaine photos qu’il mettra bientôt sur son Facebook.
Ce fut une courte randonnée fort plaisant et remplie de belles surprises. Cela nous prépare bien pour la randonnée prévue demain, le sentier du Mont Jacques-Cartier.
À demain.
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Suzie Pelletier, écrivaine
Éditions du Défi
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