Le 26 mai 2012 – Le sentier du pain de sucre
Quelle belle journée! Quand nous sommes partis de Kirkland, il faisait déjà 24°C et on annonçait une journée totalement ensoleillée.
Nous sommes arrivés au Parc Nature Gault vers 10 h 30. Une fois les droits d’entrée payés, je pilote la voiture vers le stationnement de droite qui était déjà à moitié plein, une indication que celui de gauche était également plein. Il y a du monde sur la montagne aujourd’hui.
Nous avons enfilé nos bottes de montagne, appliqué de la crème solaire et préparé les bâtons de marche avant de vérifier nos sacs à dos. Bien qu’essentiels à une randonnée sécuritaire et sécuritaire, tous nos gestes nous semblent très lents. Nous avons hâte de prendre d’assaut le sentier du pain de sucre.
Chapeau sur la tête, bâton en main, la caméra toute proche, nous empruntons le sentier de 2,6 kilomètres qui mène à ce gros rocher sur le top de la montagne que les gens du coin connaissent comme le « pain de sucre » . Il est 10 h 45.
J’ai pris une heure pour faire cette grimpée de 240 mètres de dénivellation. Je l’ai fait presque d’un coup même si les responsables du parc ont mis des marches de plus en plus hautes au fur et à mesure que l’on monte vers le sommet. Où est-ce que mes jambes avaient de moins en moins d’énergie?
Nous avons mangé les sandwichs et les fruits que nous avions emportés pour le dîner. Le soleil de plomb fouettait fort le tas de roches sur lesquelles nous étions assis. Nous savourions à grande gorgée ce plein d’air frais qui a refait nos énergies.
Bien reposés, nous avons repris le sentier en sens inverse. Si je savais que je n’aurais pas de difficulté à y grimper, la descente restait un questionnement pour mon genou malade. Cette randonnée devenait un test pour décider des randonnées que je choisirais en Gaspésie. Je devais d’abord descendre du pain de sucre pour évaluer la douleur. L’appréhension m’étouffait, quand j’ai fait les premiers pas de la descente. J’ai pris mon temps et j’ai utilisé mes bâtons efficacement.



J’ai descendu les 800 mètres de pente raide et tout en roches. Curieusement, j’ai eu l’impression que les marches d’escalier étaient encore plus hautes que pour la montée. Bizarre !
Puis quand nous avons trouvé la croisée de chemins, nous avons pris le petit sentier de traverse vers le sentier de Dieppe, pour rallonger un peu notre randonnée. Arrivée à destination, j’ai décidé de ne pas grimper plus loin, mais plutôt de descendre sagement vers le centre d’accueil.
J’ai regardé Denis emprunter le sentier qui monte dans la montagne. Il reviendra au centre d’accueil en contournant la montagne. Ainsi, il ajoutera au moins cinq kilomètres à sa randonnée. Quant à moi, bien que j’aurais aimé le suivre, j’ai opté pour la sagesse. Aujourd’hui j’ai beaucoup demandé à mon genou malade et je préfère en prendre soin. La saison de trekking ne fait que commencer et je veux en profiter longtemps et beaucoup.
La pente vers le centre d’accueil était maintenant plus facile. Il n’y avait personne dans le sentier de Dieppe. J’ai marché lentement, évitant de faire claquer mes bottes ou mes bâtons sur le sol pour mieux entendre les bruits de la forêt. J’écoutais à ravir le bruissement des feuilles, le craquement des arbres, l’eau qui coule à côté, les grenouilles qui sautent de l’eau et les oiseaux dans les arbres. J’admirais aussi les tamias rayés qui couraient sans gêne sur les arbres, le sol et même mes bottes.



C’est ainsi que j’ai marché les 400 mètres qui m’ont permis d’atteindre à nouveau le sentier du pain de sucre. En cette après-midi ensoleillée, ce sentier ressemblait plus à une autoroute. Les gens qui montaient le sentier soufflaient beaucoup et ceux qui descendaient couraient presque. Il y avait beaucoup d’enfants qui se promenaient à pied, d’autres étaient assis dans une poussette ou portés sur le dos par papa ou maman. Ils étaient nombreux aujourd’hui et je trouvais beau de voir cette société qui cherchait le plein air et la santé. Mais ils étaient bruyants et cela éteignait les bruits de la forêt. J’en étais désolée.
Comme le sentier était maintenant en pente douce, j’ai ajusté ma marche à ma vitesse de croisière, ni trop vite, ni trop lentement mais avec des pas d’une grande régularité. J’ai ainsi laissé mon esprit vagabonder en gardant mon cerveau juste assez réveillé pour surveiller les roches et les racines qui auraient pu me faire trébucher et pour répondre aux nombreux bonjours des gens qui croisaient mes pas.
Puis c’est assise au centre d’accueil que j’ai jeté mes idées de textes dans mon calepin que je traîne toujours avec moi, tout en mangeant une glace à la mangue.
Si vous voulez plus d’information sur ce parc vous pouvez visiter le site web du Parc Naturel Gault.
Avec cette randonnée, je sais maintenant que je pourrai marcher à mon goût dans le Parc de la Gaspésie que nous visiterons en juillet.
Quelle belle journée!
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Suzie Pelletier, écrivaine
Éditions du Défi
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