26-27 février 2012 (Dimanche et lundi)
Le 26 février, la route a été longue. Nous avions moins de 150 kilomètres à parcourir mais nous avions quelques arrêts le long de la route. Bien sûr, nous étions heureux de ce voyage qui nous amenait vers d’autres destinations.
Nous étions contents de laisser Carlos piloter son autobus le long l’autoroute Panaméricaine, la E35 puis de bifurquer vers la E50, vers Baños. Nous étions confiants, même si Carlos a choisi de rouler plusieurs kilomètres et plusieurs minutes, à l’envers du trafic, sur l’autoroute. Bien sûr, il s’est ainsi assuré que nous ne perdrions pas trop de temps, alors qu’un accident bloquait complètement le trafic. Il a permis que notre apprentissage de la culture de ce magnifique pays se poursuive.
En route, alors que nous étions fatigués et que la chaleur commençait à nous atteindre, nous avons fait un arrêt sur la rue principale de Salcedo ou on affiche les « Authenticos Helados del Pais » (les crèmes glacées authentiques du pays).
Il était 11 h 30 environ et nous commencions à avoir faim. Alors plusieurs ont acheté une crème glacée dont le format est différent de ce que nous sommes habitués. Mais le fait que les jeunes les ont avalés rapidement, sans parler, démontrait soit la qualité de la crème glacée, soit leur niveau de faim.


Nous avons repris notre route et, moins d’une heure plus tard, nous arrêtions dans le village de Salasaca dans les environs de la ville de Ambato la capitale de la province de Tungurahua où habitent près de 200,000 personnes. Notre visite du village de Salasaca a pris plus de temps que prévu mais nous en étions très satisfaits.
Ambato est également l’endroit où nous changeons de route. Nous laissons la E35 pour prendre la E50. Cette route est très belle et elle serpente dans cette région montagneuse des cordillères orientale et elle nous amènera, demain, en Amazonie.

Nous avons visité deux boutique artisanales dans le centre de Baños. D’abord, nous avons visité un artisan qui fabrique des bijoux, dont des boutons, en ivoire végétale.
Comme la boutique offrait de graver les bijoux, nous avons été retardé considérablement par le trop grand nombre d’étudiants qui ont décidé de revenir au pays avec de tel bijoux gravés.
Puis, tout à côté, nous avons vu une démonstration de fabrication de tire de canne à sucre. Hum! c’est bon mais très sucré.
Puis notre guide nous a fait marché dans cette ville sympathique, à la recherche d’un supermercado (supermarché) pour acheter nos précieux contenants de six litres d’eau en vue de notre voyage en Amazonie. Nous étions chargés de ces bidons d’eau quand nous avons rejoint Carlos et son autobus. Il nous a amenés à notre hôtel, là où un bon souper nous attendait (prochain blog).
Voici deux photos prises dans la ville.


Le 27 février 2012 . Les bains thermaux.
Nous ne pouvions pas visiter Baños sans visiter les thermes et nous y baigner. En raison de notre horaire de la journée, et aussi parce que nous voulions visiter les thermes avant la foule, notre visite s’est faite très tôt le matin.
4 h 30. Le son du cadran pénètre notre cerveau encore engourdi. Nous prenons nos costumes de bains, notre savon, notre serviette, puis nous montons dans l’autobus de Carlos. Plusieurs tenteront de dormir encore quelques minutes, le temps de se rendre aux thermes.
5 h . Il fait encore nuit et le soleil ne fera son apparition que dans une heure. Nous enfilons nos costumes de bains et nous rangeons nos effets auprès du préposé. Nous prenon la douche règlementaire.
Je regarde autour de moi et je suis étonnée de voir autant de personnes autour et dans les bassins. Il n’est pas 5 h… du matin ?
Nous entendons la chute que nous savons à notre droite. Je regarde les thermes. Devant moi il y a le bassin d’eau froide. Je sais qu’elle n’est pas glacée mais l’air matinal me fait frissonner. Je vois la vapeur intense se lever au-dessus du troisième bassin. Alors je me dirige directement vers le bassin du centre où je sais que l’eau est chaude, sans être bouillante. Je laisse la chaleur de l’eau relaxer mes muscles et mes os.
Aujourd’hui, c’était notre 12e journée de vadrouille en Équateur et nous n’avions pas vraiment eu le temps de relaxer depuis notre départ de Montréal. Je sais que nous partons tantôt pour l’Amazonie qui apportera aussi son lot de visite, de marche et d’activités tout aussi spéciales les unes et les autres.
Alors je laisse cette eau chaude me réconforter. Je sens la fatigue du voyage tomber peu à peu dans cette eau.
6 h . Le paysage commence à apparaître. Ce sera une journée mouillée. Les nuages dégoutent sur nos têtes depuis un moment. Il est évident que nous n’aurons pas ce magnifique lever de soleil tant promis. Le soleil restera chatouilleux derrière l’épaisse couche de nuages.
Dans ce temps gris, j’aperçois la chute d’eau glacée et je vois quelques étudiants se diriger vers la douche dont l’eau vient directement de la chute… Denis vient de leur dire que l’eau de la douche est chaude et confortable. Pourquoi le croient-ils? Cela fait quatre ans qu’il leur enseigne. Il devrait savoir, mais bon, je ne m’en mêle pas. Ce n’est pas long avant qu’on les entende crier de surprise… et de colère contre Denis, peut-être? Puis je les vois se diriger vers le bassin d’eau très chaude. Je souris, entendant cet autre cri qui marque encore leur surprise.
Moi je préfère la température agréable de mon bassin, à mi-chemin entre le trop froid et le trop chaud. Juste confortable.
6 h 30. Nos douches sont prises et nous sommes dans l’autobus de Carlos, en route vers notre hôtel pour y prendre un déjeuner qui remplira bien nos estomacs réveillés depuis plus de deux heures et qui crient famine.
Cela termine notre visite de Baños. Nous y aurons passé moins de 24 heures et nous savons qu’il y a beaucoup de sites que nous n’avons pas visités. Ainsi, il faudra revenir pour voir le reste.
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Suzie Pelletier, écrivaine
Éditions du Défi
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