Ecuador – Chilcapamba – Projet d’eau potable

Bien sûr, nous étions en Équateur, plus précisément à Chilcapamba, pour participer à des travaux communautaires. Au cours des dernières années, les jeunes visiteurs du Québec ont participé à divers travaux, comme le nettoyage de canaux d’irrigation pour les champs et les jardins et les animaux. D’autres ont rénové l’église du village. Mais, chaque fois, l’argent apporté a été utilisé pour développer le projet d’eau potable.

Ce projet est mené par Alfonso qui est le président du comité de projet.

Ce ne sont pas des projets faciles à mener pour les communidades. D’abord parce que cela prend beaucoup d’argent et elles n’en ont pas. Ensuite, parce que les paliers de gouvernement semblent avoir des priorités différentes. Avec l’argent de cette année, la communidad a acheté l’équivalent de huit kilomètres de tuyaux.

Cette année, les jeunes ont eu le plaisir de travailler directement pour avancer le projet. Bien sûr,  la journée du 18 février a commencé avec le lever, le déjeuner et, bien sûr, les discours.

Vers 8 h 30 nous sommes partis en file indienne, suivant Alfonso qui marchait lentement sur les rues du village et à travers les champs. Il réduisait sa vitesse par considération pour nous. Peu habitués à marcher à 2,600 mètres d’altitudes, nous avons soufflé fort. Il ne faisait pas encore très chaud, mais nous sentions le soleil vif sur notre peau. Nous avons marché sur une distance de deux kilomètres pour atteindre le fond d’un champ où certains indigènes étaient déjà au travail.

Bien qu’une mince couche de nuages couvrait régulièrement le soleil, notre peau visible était couverte de crème solaire. De le 45 ou de la 50. Pour nous, au Canada, c’est encore l’hiver et notre peau a déjà perdu son lustre bronzé de l’été dernier.  Il faudra donc appliquer la crème plusieurs fois dans la journée, surtout sur les peaux plus pâles et fragiles. En effet, à cette altitude, la couche d’atmosphère qui protège des ultra-violets est plus mince. Si on ne veut pas brûler, il faut protéger notre peau.

Nous transportions tous une gourde à eau. Toute la journée, Denis répétera aux jeunes de boire de l’eau régulièrement. En altitude, notre corps se vide rapidement de son eau et, si on ne boit pas suffisamment, il des risques de déshydratation sévère, même si la température se tient sous les 20°C.

Quand nous avons marché dans le village, je n’avais pas assez de mes deux yeux pour voir tout ce qu’il y avait autour de moi. Nous étions en montagne. Je voyais, cachés en partie par les nuages, les volcans Imbabura, l’homme en quechua, et le Cotacachi, la femme en quechua, J’expliquerai cette légende dans un prochain article. 

Nous avons marché à travers un champ de maïs pour rejoindre un groupe d’indigènes qui étaient déjà en train de creuser la tranchée. Les travaux communautaires prévoyaient de la creuser sur huit kilomètres de long, 80 cm de large et un mètre de profond. Ça permettra d’enfouir le réseau d’aqueduc pour l’eau potable.

Alfonso a aussitôt mis les jeunes au travail, à travers les indigènes. Thierry et Carlos, en bons équatoriens, participent aussi à ce travail communautaire. Je ne pouvais faire ce travail lourd. Alors, j’ai utilisé ce temps pour prendre des photos et prendre des notes. Presque tous les indigènes ont acceptés que je les prenne en photos. Bien sûr j’ai respecté les refus de certains qui venaient parfois de leurs croyances indigènes. Ils pensaient que je volerais leur âme avec la caméra.

Comme la plupart des membres de la communidad sont catholiques, ils ont accepté avec un grand sourire. Deux femmes que j’avais pris sur la même photo ont même demandé que je les prenne une à une, seule sur la photo. Ceci fera partie d’un album que Denis composera au retour et que nous retournerons à Chilcapamba. Voici quelques photos des travaux. Remarquez les habits types des Andes équatoriennes.

Bien sûr il y avait Alfonso et le jeune Victor, qui a fait soupirer plus d’une fille au cours du voyage. C’est vrai qu’il est beau. Victor est aussi le fils aîné d’Alfonso et Franscesca. Carlos notre chauffeur a travaillé aussi fort que les indigènes.

Vous remarquerez que je n’ai pas de photo de Thierry qui a travaillé tout aussi fort. J’ai tout simplement respecté son souhait de ne pas apparaître sur les photos.

Les résultats des travaux communautaires. Sachez que cette tranchée a été creusée dans le sable, la roche et les racines. Pas facile du tout!

Les jeunes ont bossé dur, sous la chaleur de la journée et en cherchant continuellement leur souffle. Ai-je dit qu’ils ont travaillé à 2700 mètres d’altitude. Alfonso était content du résultat.

Oups! il y un pouce là ! 


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