8- 22 février 2012
Comprenant la transformation de la société équatorienne et l’impact sur son village, Alfonso a décidé de faire partager ce magnifique coin de pays aux touristes. Il espère ainsi faire connaître la culture Quechua, ou Kichwa, plus particulière à l’Équateur. Ça permet qu’elle continue de survivre dans le monde moderne.
Alors il a aménagé sa maison, su casa, en espagnol, afin de pouvoir héberger des visiteurs à qui il offre quelques jours de tourisme équitable.
La publicité annonce « tourisme solidaire ». Parce que l’on vit chez les habitants, ces visites assurent que l’argent ainsi recueilli sera partagé dans la communauté. Puis, la cuisine d’Alfonso donne de l’emploi à plusieurs membres de la communauté, pour cuisiner, pour fournir les aliments ou pour s’occuper des chambres.




Comme c’est une communauté indigène, il n’y a pas de téléphone ni pas de télévision. La cour avant de la casa deviendra, au cours de notre voyage, le lieux de rassemblement.
Les jeunes québécois y joueront avec les enfants de la communidad. On y discutera du voyage, de nous, de nos expériences. Les deux hamacs colorés, les deux chaises à balance, le banc de bois et le « banc de Lyne » seront occupés régulièrement après le dur labeur communautaire. Les autres s’assoiront sur le bord du muret ou par terre dans l’herbe.

Denis qui prend un moment de repos.
C’est là que j’ai complété mon apprentissage des prénoms des jeunes. Il ne me restera que quelques noms à démêler. Pas pire!
L’eau chaude laisse place à l’eau glaciale de la montagne après trois ou quatre douches. L’électricité est précaire.
Il n’y a pas de chauffage non plus et des draps humides et froids accueillent nos corps fatigués chaque soir. Les chandails chauds, nos bas et nos tuques nous permettent de rester au chaud au cours des soirées froides qui frise le 0°C.
Les professeurs et moi étions logés à la Casa de Alfonso. Voici d’autres logement dans la communauté.


Voici une suite de photos prise par Laurent et qui explique notre confort. C’était dans la maison de Juanita.




L’atmosphère de la casa nous réchauffe le coeur. La cuisine est simple mais excellente. En fait, nous mangions mieux que les Équatoriens dont leur alimentation est déficitaire en protéines et en éléments minéraux.

Les membres de la communidad souriaient tout le temps. les femmes, leur petit roulé dans un châle sur leur dos, faisait la cuisine avec l’aide de nos volontaires.
Puis, j’ai particulièrement apprécié l’atmosphère calme et la vie dans la communauté. Les gens nous accueillaient avec un sourire, répondaient à nos questions posées dans un espagnol imparfait. Ils étaient patients, nous montrant comment travailler, corrigeant affectueusement notre espagnol.

J’ai vu un peuple fier et des enfants heureux.
J’ai vu de jeunes québécois, les yeux grands, apprendre quelque chose à chaque minute de leur voyage.
Quant à moi, je savais déjà que le voyage était en train de transformer profondément ma perception de la vie et des priorités qu’elle dépose devant nous.
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Suzie Pelletier, écrivaine
Éditions du Défi
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