Ecuador -Les dons – Chilcapamba

Quand on prépare des voyages de type « humanitaire » on essaie de les rendre le plus profitable possible pour la communauté que nous visitons. Nous y passerons cinq jours à travailler sur un projet qui améliorera leurs conditions de vie communautaire. Mais il y a d’autres moyens. Entre autres, le groupe se rendra au village avec des valises supplémentaires qui seront remplies de dons ramassés au cours de l’année.

Les 30 et 31 janvier 2012, de 16 h 15 à 18 h, nous avons préparé ces bagages supplémentaires que les voyageurs apporteront dans l’avion. Ces valises comprennent des vêtements pour les tout petits, des jouets, des toutous ainsi que d’autres articles utiles dans les garderies. Ces dons aideront la communauté, entre autres dans la gestion de l’accessibilité à l’emploi pour les mamans. Également, en confirmant la valeur de nos dons, la communauté aura droit à une subvention financière du gouvernement Équatorien. Ce dernier exige que les aides financières proviennent aussi d’une autre source avant d’accorder leur propre aide financière.

Alors, c’est avec bonne humeur que les étudiants se sont prêtés à cet exercice. Pourtant, ils avaient passé la journée en classe et de nombreux devoirs de la fin du secondaire les attendaient encore. Rapidement, un travail à la chaîne, dont j’ai fait partie, s’installe sous les yeux observateurs des deux professeurs Denis et Lyne.

Pendant que nous travaillons dans l’effervescence, car nous avons tous très hâte de partir, je me suis demandée ce que sera la contrepartie de ce voyage humanitaire. Nous descendons pour travailler pour eux et nous apportons des dons. Mais quel sera leur côté de l’équation? Que recevrons-nous, en échange?

Bien sûr, il y a la connaissance de leur culture et la pratique de l’espagnol, cette troisième langue essentielle pour comprendre l’Amérique. Quoi d’autre?

Ils vont m’apprendre sur la vie. La vrai vie. Loin de nos vies supposément modernes et techniques, où tout va trop vite, nous apprendrons à prendre le temps de la savourer vraiment. Nous nous connecterons à la vie réelle, près de la nature, dont nous avons perdu trace dans nos écoles chauffées et nos tours à bureaux.  La vie qu’on ne sent même plus passer dans nos voitures prises dans le trafic quotidien.

Les Quechuas savent apprécier ce que la terre leur donne. Ils savent chérir les gens qui les entourent. Ils savent vivre quotidiennement en profitant de ce qui les entoure.

Au fil des objets que je mets dans ma valise. ma pensée se précise:

C’est encore plus important pour les jeunes d’apprendre cette leçon de vie. Parce que, pour eux, leur existence sera encore plus rapide et plus folle que celle que j’ai vécue.

S’ils acceptent de se laisser influencer par les membres de la communauté de Chilcapamba, ils pourront utiliser cet apprentissage toute leur vie.


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