27 janvier 2012 – 20 jours avant de partir…
Tel que le démontre mon article récent sur le sujet, j’aime beaucoup rester connecter avec le monde lorsque je voyage. Voici le lien :
Mais le périple en Équateur est différent.Bien sûr, les hôtels disponibles en Équateur annoncent presque tous le wifi gratuit. Il y a quelques McDo qui l’offrent.
Le climat politique est stable. Nous aurons accès à l’électricité partout sous le même format qu’au Québec. Avec quelques précautions, celles que nous prendrions pour n’importe quel voyage, il est possible de transporter et protéger nos appareils informatiques et les garder chargés. Nos bagages seront en sécurité, que ce soit dans l’autobus, au village ou dans les hôtels.
Alors, pourquoi est-ce que je résiste à l’idée de traîner mon attirail informatique?
La réponse réside dans le type de périple que nous ferons. Il s’agit d’un voyage humanitaire et l’objectif est de se mêler aux résidents, d’apprendre sur leurs cultures, et de leur expliquer la nôtre. Comment pourrais-je accomplir cet objectif si je reste trop connectée sur ma technologie? J’hésitais quand même. J’ai accepté le rôle de mettre ensemble des articles à propos de ce projet.
J’en ai discuté avec les professeurs, Lyne et Denis qui n’en sont pas à leur première à Chilcapamba. Les habitants de la communauté Chilcapamba n’ont pas toute cette technologie à leur disposition. Nous serons leurs invités. Est-ce que j’aimerais avoir des invités chez nous et les voir s’installer avec leurs écouteurs pour leur musique, ou sortir leur iPhone ou BlackBerry pour faire leur communication? Non. J’en serai plus insultée si je n’avais pas accès aux mêmes outils qu’eux.
Alors, au cours des jours que nous passerons dans leur maison, je me vois mal e m’installer avec mon iPad pour passer des heures à écrire. Bien sûr, je pourrais attendre d’être dans notre logis pour écrire. Mais je pense que l’idée de ce voyage est de profiter de cette communauté, de la connaître.
J’aurais donc, dans mes bagages, un carnet de note, comme les autres étudiants. En fait j’en aurai deux, parce que j’écris beaucoup. j’apporterai plusieurs crayons à la mine de plomb et des stylos. Ça me fera tout drôle de retourner à ces outils que j’ai un peu délaissés au cours des dernières années. Mais, je trouve que cela sera un peu plus respectueux de ces gens accueillants qui mettront beaucoup d’effort pour nous mettre à l’aise.
Je pense aussi que le fait d’écrire à la main dans un carnet est un bon exercice intellectuel. Cette forme d’écriture me permet de préciser ma pensée plus facilement et plus clairement. J’écris moins vite à la main, mais je fais généralement de meilleurs textes. C’est peut-être une indication de mon âge?
J’aurai bien sûr une caméra digitale petit format. Ça, c’est indispensable pour voyager et revenir avec des souvenirs.
J’ai mis beaucoup de temps pour évaluer s’il convient d’apporter cinq ou six livres imprimés, dont je n’ai presque plus dans ma bibliothèque, et risquer de manquer de lecture. Nous vivrons de nombreuses heures de voyage, en avion et en autobus, et des moments d’attente entre deux destinations. Même si je prendrai un partie de ce temps pour écrire, je sais qu’il en restera beaucoup pour lire. C’est surtout une question de poids et d’espace dans les bagages. Sauf pour les deux livres qui seront dans mon sac à dos, les autres iraient dans mes bagages en consigne. avez-vous déjà remarqué à quel point c’est pesant un bouquin, même en format de poche ?
L’alternative serait d’apporter mon Kindle. Il se camoufle très bien dans mon sac à dos. Le fait qu’il contient un bon dictionnaire espagnol rend l’outil encore plus intéressant et fort utile en Équateur. À tout peser, apporter mon Kindle en voyage devient une bonne solution. Je n’ai pas l’intention de lire devant les gens là-bas, ce qui serait un manque total de courtoisie, sauf pour le dictionnaire, bien sûr.
Je sais que ce sera difficile de laisser mes outils à la maison. J’aime beaucoup cette technologie qui fait partie intégrante de mes activités quotidiennes depuis que j’ai pris ma retraite.
Je veux profiter de ce voyage au maximum. Cela vaut ce petit sacrifice, non ?
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Suzie Pelletier, écrivaine
Éditions du Défi
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