Saint-Paul-de-l’île-aux-noix, 10 et 11 novembre 2011–Nous partons dans 95 jours ….
Nous passions à côté de ce petit lac pour nous rendre à la cuisine, aux cabines ou au centre de réunion. Les photo a été prise tôt les 10 et 11 novembre. C’était une gâterie pour les yeux.


Quand on visite en groupe un pays qui n’est pas le nôtre, surtout quand une partie du voyage comprend des travaux communautaires, il faut s’assurer que tout se passe bien et ce, tous les jours. Bien sûr les étudiants se préparent depuis plusieurs mois, mais Denis et Lyne ont organisé une activité de 24 heures. Les jeunes ont été placés en dehors de leur zone de confort afin de mieux comprendre ce qui les attend là-bas, en Équateur.





C’était pour moi l’occasion rêvée pour faire connaissance avec les jeunes. C’est avec des papillons dans l’estomac que j’ai suivi, en auto, l’autobus dans laquelle voyageaient les 27 étudiants et les deux professeurs, Denis et Lyne. On m’avait laissé la responsabilité de venir en auto. Comme l’autobus ne restait pas avec nous, le véhicule devenait un outil de sécurité, « au cas où ».
Quand nous sommes arrivés au Centre plein air à Saint-Paul-De-l’Île-Aux-Noix, il faisait déjà nuit. Il était 17 h . Le coordonnateur du centre m’a indiqué de placer ma voiture un peu en retrait et il est parti un peu plus loin avec l’autobus. Bon! Cela commençait bien. Il fallait que je retrouve le groupe dans la nuit noire. Alors, j’ai attaché mon imperméable, car il pleuvait beaucoup, et je suis sortie de mon auto … pour tomber les deux pieds dans la boue. Cela commençait vraiment bien.

Aguerrie à la vie de plein air, j’ai eu vite fait de mettre mes bottes et de trouver ma lampe frontale. Quand je me suis retournée, l’autobus n’était plus là et je ne voyais que la boue et les arbres. J’ai tout de suite penser aux 27 étudiants qui, eux aussi, ont marché dans cette boue. J’ai pris la route vers les cabines où nous logions, pour aider les professeurs.
Dans ma tête, j’étais certaine que retrouver les étudiants en train chialer, comme j’en ai vu tant d’autres. Puis, tâtonnant dans le noir, j’ai fini par trouver le petit sentier boueux et j’ai trouvé les trois cabines. C’est quand j’ai tourné le coin que j’ai vu 27 jeunes, les pieds dans la boue, certains un peu frileux dans leur manteau inadéquat. Tous avaient le sourire au lèvre. wow! Pas de pleurs ni de grincements de dents.
C’est ainsi qu’a commencé notre 24 heures de préparation. Mais la chaleur et la lumière était dans nos coeurs.
Voici quelques-uns des points que nous avons discutés au cours de cette activité:
- Le respect des consignes;
- Le travail d’équipe;
- La collaboration;
- La nourriture et l’étiquette à la table;
- La nécessité de s’hydrater constamment;
- On ne boit pas l’eau de la place;
- L’horaire de voyage;
- La soirée culturelle;
- Le partage ;
- Prendre soin les uns les autres.
Au fil des semaines, je vais faire vous parler sur certains de ces sujets, au travers l’expérience des jeunes, sur le terrain, en Équateur. Pour les élèves, il retiendront l’apprentissage de la fin de semaine, avec un accent précis sur l’un de ces points :
- Certains se rappelleront mieux la ‘chasse au chevreuil’ quand les jeunes ont cherché désespérément Denis qui, habillé de noir s’était caché presque au milieu des groupes;
- D’autres se rappelleront les bouteilles d’eau qu’on leur a demandé de boire;
- Il y a aussi ceux qui ont détesté la Gastrolyte et ceux qui ne l’ont pas détesté autant.
Tous ont participé à la préparation de la soirée culturelle qui aura lieu au moment où nous serons au village de Chilcapamba. Je suis d’accord avec Lyne et Denis. Les jeunes ont fait du beau travail. Cette année, leur spectacle sera très réussi. Nous avons eu droit à trois chansons et deux danses. Deux heures pour pratiquer tout cela? Le résultat est étonnant!
Quand on m’a demandé ce que je pensais de mon 24 heures de préparation, je leur ai dit que je les trouvais « beaux » dans leurs valeurs et leur attitude. J’ai vu en quelques heures, ces élèves ont établi des liens solides entre eux et créer rapidement un cohésion d’équipe. Il y a de quoi faire rougir d’envie les spécialistes de ce monde qui tentent de faire la même chose avec des adultes, ce qu’ils réussissent rarement.
J’ai hâte de partir avec eux.
Bravo les jeunes! Je suis fière de vous.
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Suzie Pelletier, écrivaine
Éditions du Défi
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