Ecuador – Voyage humanitaire

Quand Denis m’a demandé d’accompagner le groupe d’étudiants pour le voyage humanitaire Ecuador 2012, j’étais à la fois agréablement surprise et pleine d’appréhension. Il m’appelait de la République de l’Équateur où il était avec le groupe de 2010. Je lui ai spontanément répondu  » Ça m’intéresse, mais je veux y réfléchir. »

Avais-je vraiment besoin d’une réflexion pour faire un voyage humanitaire? Les points positifs étaient nombreux :

  • J’ai l’habitude de plonger tête baissée dans tous les expéditions que je peux imaginer;
  • Je m’intéresse à la diversité et j’aime découvrir comment vivent les autres peuples?
  • J’aimerais pouvoir parler 10 ou 12 langues. J’ai déjà une bonne base en espagnol.

Pourquoi hésitez alors que l’aspect humanitaire m’attirait au plus haut point. Pourtant, le succès d’une telle entreprise nécessitait plusieurs conditions.

Chaque fois qu’on m’a dit que j’aurais dû être professeur, un frisson parcoure mon corps. La réponse instantanée est chaque fois : « NON! » Mon idée d’une classe calme comprend du Velcro au plafond et sur le dessus de la tête des étudiants.Un élève indiscipliné se retrouverait « collé » au plafond, le temps d’une punition. Ça démontre à quel point je n’ai pas confiance en mes compétences pour enseigner.

Ne vous trompez pas ! J’aime les jeunes. Au cours de ma carrière, j’ai mis beaucoup de temps et d’effort à intégrer les jeunes sur le marché du travail. J’ai toujours trouvé ce travail très satisfaisant. Plusieurs sont restés mes amis.

Également, j’ai déjà participé à la préparation d’un groupe de jeunes, dont mon fils faisait partie, pour un voyage humanitaire au Salvador. J’ai aimé l’expérience au point d’être déçue de ne pas les accompagner.

Mais je ne suis pas enseignante. Le travail d’enseignant sera vraiment effectué par les titulaires des classes, Lyne et Denis. Est-ce que j’arriverai à bien m’intégrer dans le groupe? À me dessiner une place qui deviendra un ajout positif.

J’ai rencontré les membres du groupe au cours d’un séjour de préparation, jeudi et vendredi derniers. Les jeunes  m’ont vraiment impressionnés. Je ne pense plus au Velcro. Je me demande plutôt quand je pourrai les rencontrer à nouveau. Je veux les connaître mieux. Je ne me contenterai pas des quelques visages auxquels je peux maintenant associer un nom. Je veux les connaître tous et chacun. 

Je suis maintenant rassurée.

C’est une question qui a été vite résolue. Aucun étudiant ne sera laissé pour compte. Les voyages laissent la place à un troisième accompagnateur.  

Le sujet est clos.

Devant vivre quotidiennement avec un handicap sévère à une jambe, est-ce que ce voyage serait trop demandant physiquement?

Des conversations avec Denis et Lyne m’ont convaincue que, avec les quelques précautions que je prends habituellement lors de mes voyages, il n’y aura pas de problème.

Je me sens soulagée.

Dans ce genre de voyage, tous les membres du groupe doivent participer au meilleur de leur capacité. Le groupe doit être fort et soudé.

Les deux autres accompagnateurs, Denis et Lyne, ont déjà un rôle très défini. Enseignants et organisateurs ils deviendront au cours de cette activité, un peu moins professeur mais pas tout à fait des étudiants. D’ailleurs, comme pour les autres expéditions, ils ont rapidement été renommés  » Papa Denis » et « Maman Lyne ». Et oui, même après juste quelques heures ensembles, le groupe est déjà devenu ‘une famille’ dans laquelle chacun peut compter sur les autres.

Et mon rôle? On m’appelle déjà par mon prénom. Je me sens déjà comme une grande soeur un une tante sur qui on peut compter.

Puis, j’utiliserai mes talents d’écrivaine pour raconter l’histoire de ce voyage sur mon blogue, tout en respectant certaines règles pour ne pas identifier les étudiants tous mineurs:

  • il n’y aura que les prénoms;
  • il n’y aura pas de photos pouvant identifier l’un ou l’autre des étudiants;
  • je ferai toujours attention à ce que j’écrirai. Certaines choses demeurent personnelles.  Ce sera mon point de vue bien sûr, mais il pourra s’ajouter au point de vue des professeurs, que je ne suis pas, ni celui des étudiants dont je ne fais plus partie depuis ….. plusieurs années …

Je présenterai mon point de vue, bien sûr, mais j’incorporerai les commentaires des professeurs ou des étudiants.

En bref, je suis prête à partir! Je sens que ce sera un voyage formidable, inoubliable.

Dans les prochains mois, au travers les autres publications, je vous parlerai de l’Équateur, du groupe « Ecuador 2012″dont je fais maintenant partie et de la préparation pour ce voyage.

Puis il y aura un silence de deux semaines du 16 février au 1er mars 2012. Là-bas, il n’y a pas de wifi et je ne peux pas apporter mon iPad. Je devrai revenir à l’écriture avec une plume et un cahier de notes.  Quelque part, je trouve que cela sera plus respectueux des gens que nous allons visité, dans le « Pueblo de Chilcapamba » qui n’ont pas accès à toute cette panoplie d’objets électroniques.  Je mettrai donc mes publications en ligne, sur mon blogue, à mon retour.

J’ai hâte de partir!

À bientôt!


Une réponse à « Ecuador – Voyage humanitaire »

  1. C'est difficile de s'occuper d'un groupe avec tant de diversité mais il s'agit d'une manière d'être. Je me souviens de mon premier voyage en Equateur en 2008, avec mes nièces de 12 et 14 ans et de leurs deux amies. Je ne savais pas comment ce voyage aller se dérouler, car ça fait bien longtemps que j'ai eu 14 ans. Le tout était de trouver un voyage qui allait nous proposer des activités convenant à chacune de nous.. L'idée étant de faire un voyage mêlant culture, activités divertissantes, et bien sur en Equateur de la nature.Pas facile, mais au final j'ai trouvé un bon plan où nous avons pu voyager avec un autre groupe de personnes avec des adolescents et des adultes.. Ce fut 17 jours géniaux à la découverte d'un pays vraiment magnifique. Au final, tout était parfait, mes nièces et leurs amies se sont autant diverties que moi.Si vous le souhaiter, voilà l'agence avec qui nous sommes partis.http://www.viventura.fr/circuit/equateur

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