Le 9 août 2011

Nous sommes maintenant à Boulogne-sur-mer, notre destination la plus au nord de notre voyage. C’est au-dessus du 50e parallèle. Comme pour Sept-Îles au Québec, le temps est frais.
Encore une fois, je suis assise dans un petit parc à l’intérieur de la ville fortifiée, un petit carré qui comprend une cinquantaine de maisons, une douzaine de restaurants, une boulangerie, une charcuterie, trois vendeurs de vins, plusieurs boutiques souvenirs, une basilique et un beffroi. Vous aurez compris que Denis s’est amusé à grimper le beffroi, un ancien donjon construit au 12e siècle avec des escaliers en colimaçon. Cela me donne environ 25 minutes pour commencer cette publication. Par la suite, nous arpenterons tranquillement, au gré de nos idées, les quelques rues piétonnières, à la recherche de trésors ou de prises de vue pour les photos.
Les photos suivantes représentent ce qu’il y a devant moi. Ajoutez, selon votre tolérance, les cris des goélands mélangés au babillage des enfants et des jappements des chiens. Ajoutez les bruits de quelques motos et des autos qui viennent perturber les conversations aux accents français. Il y a aussi du soleil et un bon vent.


Bref, la vie est belle.
Qu’avons-nous fait aujourd’hui? Notre première tâche fut de sortir l’auto du stationnement. En fait, il n’y a pas de stationnement à l’hôtel Etap de Caen. Un phénomène plutôt rare et ça manquait à notre expérience. Devant mon air ahuri et mon accent québécois, le commis de l’hôtel nous a permis d’utiliser le stationnement des employés.Je devrais plutôt dire « petit stationnement ». Pour y entrer, nous avons replié les miroirs. Intéressant. Sueur froide. On ne parle pas des places encore. Je suis convaincue que que les employés de cet hotel ont tous acheté une mini Austin.
Ce matin, pour sortir, nous avons d’abord tourner la voiture de sens pour sortir de devant. Hum! Quatre manoeuvres plus tard, nous passons à l’étape de replier les miroirs. Je m’avance vers la très petite entrée, maintenant notre sortie, pour atteindre un rue … très passante. La manoeuvre complète a pris une vingtaine de minutes. Enfin, nous pouvions enfin suivre les instructions de Megane pour nous rendre à Boulogne-sur-mer dans le nord de la France.
Quand nous avons dit au commis de l’hôtel où nous allions, il nous a demandé d’un air ahuri « mais qu’est-ce que vous aller faire dans ce coin-là? » La journée était vraiment mal partie. Je lui ai répondu « justement on s’en va voir ce qu’il y a là-bas ».
Il fait beau, même si le soleil joue à cache-cache avec les nuages un peu trop souvent à mon goût; la chaleur n’est pas encore arrivée mais il faudra faire sans. Alors la journée est belle, restera belle et finira belle.
Nous avons donc suivi les routes de France vers le nord, sur environ 380 kilomètres, en un peu plus de quatre heures. Durant tout le temps de voyage, nous avions l’impression de nous promener dans la Beauce et les Cantons de l’Est, au Québec, avec leurs vallons et les grands champs de maïs, de foin ou en vachère. Un paysage rempli de fermes et des routes remplies de tracteurs et de voyage de foin, même sur les autoroutes. C’était beau, très beau.
Curieusement, une fois rendus à Boulogne-sur-mer, nous avons voulu chercher les points touristiques avec le GPS. Notre petite Megane nous a présenté des points d’intérêt à des distances de 40, 50 et même 60 kilomètres. Ils étaient tous dans le sud de l’Angleterre. Bref, cela nous fait un peu comprendre le commentaire du commis de l’hôtel à Caen.
Boulogne-sur-mer n’est pas une grosse ville; c’est vrai. Mais nous sommes contents de l’avoir visitée.
Voici donc quelques photos prises au hasard de notre vadrouille dans cette petite ville:



Photos des quelques rues de la ville fortifiée:




C’était une journée plutôt tranquille qui nous a fait un grand bien à tous les deux. Disons que nous avons ‘roulé’ beaucoup depuis notre arrivée en France et que cette journée nous permet de reprendre un peu notre souffle.
Un souper de fromage local, de pain, de noix, de bière, de Badoît et de quelques biscuits, le tout manger à l’hôtel, viendra contribuer à garder la tranquillité de cette journée.
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Suzie Pelletier, écrivaine
Éditions du Défi
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