Le 28 juillet 2011
Aujourd’hui, nous avons changé nos plans. Nous devions visiter Conques demain, vendredi. Mais nous avions peur de manquer de temps car la route pour Limoges, notre destination de vendredi est longue. Alors, nous sommes partis à 7 h 35 de Clermont-Ferrand pour visiter Conques. Nous avons bien fait car nous avons passé une bonne partie de la journée dans ce village médiéval qui a été construit en flanc de montagne tout autour de l’Abbatiale Sainte-Foy. La vocation de cette institution était l’accueil des pèlerins et le culte des reliques de Sainte-Foy.

Les 200 kilomètres pour se rendre à Conques ont demandé 3 h 30 minutes de conduite qui incluait un petit arrêt pause-café dans un McDo à Aurillac. Comme les premiers 70 kilomètres ont été complétés à vitesse moyenne de 120 kilomètres à l’heure, vous comprendrez que le reste de la route s’est fait beaucoup plus lentement. Il fallait compter sur des ralentissements importants dans les villages, la conduite derrière de gros camions, les routes en chicane et en lacet autour des montagnes. Même si le ciel était couvert et que, des routes juchées en corniche se trouvaient dans les nuages, les paysages nous ont paru magnifiques.
Le long du chemin, nous avons admiré les monts du Cantal. Son sommet le plus haut, le Plomb du Cantal, trône à 1855 mètres d’altitude. Ces monts étaient, à l’origine, un seul immense volcan maintenant éteint bien sûr.
À un moment donné, on se serait cru dans les Cantons de l’Est, avec ses montagnes et ses valons couverts de cultures et de foins. Seuls les nuages, qui flottaient à côté de nous, rappelaient que ces vallons-ci sont à plus de 1000 mètres d’altitude.
Autrement, on se serait cru dans les belles montagnes de la Gaspésie. Sinon qu’elle sont plus hautes ici, que les routes montent et descendent plus longtemps et que nos oreilles doivent s’équilibrer constamment.
Le dernier tronçon de 56 kilomètres, la route de Aurillac à Conques, roule tellement à flanc de montagne que les bords extérieurs des chicanes étaient construits en surplomb, directement au-dessus de la vallée. Neuf kilomètres. Sur des routes parfois si petites que nous doutions que deux véhicules puissent se rencontrer entre la paroi rocheuse et le bord du précipice. J’ai le vertige. Je suis fière d’écrire que j’ai fait la route, en aller et en retour, en roulant plus vite que les bicyclettes!

La visite de Conques en valait la peine. C’est le genre de village que nous aimons beaucoup. L’église abbatiale et le pont des pèlerins sont inscrits sur la liste du Patrimoine mondial par l’UNESCO au titre des Chemins de Compostelle en France.
Conques est également reconnu comme l’un des Grands Sites des Mid-Pyrénées. Le village fait aussi parti des plus beaux villages fleuris de France.

Nous avons marché pendant des heures, sur des rues piétonnières en pavé de roches, parfois en escalier de pierre pour aider le voyageur à gravir les pentes raides, se croisant et se recroisant, mais toujours en pente.
Peu importe où vous allez dans le village, vous montez une côte ou vous descendez une côte. Et chaque tournant de rue apporte une image différente. Vous verrez à la fin de ce blog quelques photos en rafale.
Voici aussi quelques sites web pour plus d’information sur Conques:
http://www.tourisme-conques.fr/fr/conques-images.php
http://fr.wikipedia.org/wiki/Conques
http://www.les-plus-beaux-villages-de-france.org/fr/conques-0
Nous avons découvert plusieurs artisans installés le long de la rue principale pour vendre leur produit. Alors nous avons complété notre sortie en faisant aussi un peu de « shopping » comme disent les Français. Nous tenons à souligner deux artisans en particulier:
Geneviève qui élève ses propres chèvres Angora pour en utiliser la laine et faire plusieurs types de produits en mohair. Une femme passionnée par son art. Bien sûr nous l’avons encouragée par quelques achats. Ses produits sont tellement beau et de qualité que je serais bien partie avec tout ce qu’il y avait sur l’étalage. Mais cela n’aurait pas rentré dans les valises et il a fallu faire un choix. Son site web est http://www.mohair-aveyron.fr/
Puis Denis a passé beaucoup de temps avec Denys, un forgeron coutelier qui présentait plusieurs types de couteaux qu’il a fabriqués lui-même. Il a pris le temps de nous expliquer les différentes lames, comment elles sont forgées, les différents types de bois pour fabriquer les manches. Il connait son métier et c’est fort intéressant de l’entendre. Nous avons apprécié la qualité de ses produits et nous l’avons encouragé par un achat.
Nous avons passé tellement de temps à Conques que nous n’avons pas pu faire les deux visites prévues pour aujourd’hui. C’est pour cela que nous établissons nos priorités. C’est pour faire prendre ce genre de décision facilement. Et nous sommes satisfait de notre choix.
Ce soir, nous logeons dans un campanile à Aurillac.
Photos en rafale:





Ajout 6 septembre 2011:
Suite à notre retour, j’ai communiqué avec Geneviève qui m’a acheminé des photos de ses ‘bichettes ». Celle que nous pouvons voir sur ces photos s’appelle ‘Chevrette ». Les voici:



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Suzie Pelletier, écrivaine
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