Le 27 juillet 2011
Même en voyage il y a de la routine …
Aujourd’hui, nous entamons notre 5e journée de vadrouille en France et notre routine, tant pratiquée l’an dernier, est déjà bien installée. L’heure du déjeuner et sa durée dépendent des visites prévues dans la journée. Aujourd’hui, notre route pour atteindre notre première destination ne prendra que 30 minutes. Nous nous sommes traîné un peu les pieds, histoire de reprendre notre souffle suite aux quatre derniers jours un peu trop remplis.
Le temps du déjeuner nous sert à discuter des visites de la veille, de celles de la journée, des nouvelles du pays, à faire des commentaires sur les autres visiteurs. Quel plaisir malin ! Nous buvons un, deux, parfois trois cafés comme ce matin, parfois en discutant, parfois en lisant.
Ensuite, nous partons pour la journée avec un repas léger pour le dîner dans un panier. Aujourd’hui, nous amenons un reste de fromage et de pain, des biscuits et de l’eau. Nous prendrons cette collation quelque part entre nos deux destinations d’aujourd’hui.
Puis, quand le soir nous ramène à un hôtel, c »est le temps de souper, après 19 h en Europe. C’est aussi le temps de se rappeler les bons moments de la journée, de préparer la visite du lendemain, de vérifier la météo, d’écrire le blogue, d’aller sur Facebook, de voir les commentaires reçus sur Facebook, par courriel ou sur mon blogue.
Rassurez-vous, sauf pour ce qui précède, rien d’autres dans notre voyage est routine. Le compteur de Megane marque déjà plus de 800 kilomètres, que nous avons parcouru, en zigzag. Clermont-Ferrand, notre lieu de résidence aujourd’hui est à 423 kilomètres de Paris. Nos visites se succèdent mais ne se ressemblent pas.
Mercredi après-midi.
Je suis assise sous un abri de Tramway. Qu’est-ce que je fais là? Pour le moment j’attends que Denis revienne avec des euros pour que nous puissions prendre le Tramway vers le centre-ville de Clermont-Ferrand. Normalement, nous laissons la monnaie sonnante dans l’auto, pour les postes de péage des autoroutes. Nous n’avions pas prévu en avoir besoin aujourd’hui.
Notre planification de cette journée ne s’est pas confirmée dans les faits et que nous avons fini par ajouter une marche à pied dans la vieille ville où nous habitions.
Aujourd’hui, nous avions deux destinations.
La première, grimper jusqu’au sommet du Puy de Dôme pour voir un ancien cratère à 1465 mètres d’altitude. La route était fermée et nous n’étions pas équipés pour y monter à pied. Voici ce que nous aurions dû voir:

Je me suis fier à notre guide touristique au lieu de Wikipédia. En fait, les autorités construisent un train à crémaillère. Mais ce n’est pas pour tout de suite.
Dans les faits, la route était rendue trop dangereuse. On ne l’utilise plus qu’en cas d’urgence. Ça partait mal.
Notre deuxième arrêt prévu, le château de Cordes, était reconnu par le guide ET Wikipédia pour ses beaux jardins. Il représente aussi une belle expression de la renaissance. Bref, le château est présentement habité et on ne peut le visiter. Les jardins auraient valus la peine si les immenses bacs à fleurs auraient été remplis. Six euros par personne gaspillés. Dommage.


Hum! Deux visites décevantes d’affilée. Nous devrions ne plus en avoir du reste du voyage. Voici quelques photos prises à Orcival, un village que nous avons visité en passant:


En remplacement, nous avons passé une belle après-midi dans la ville près de notre logement. Une fois une poignée d’Euros en main, nous avons pris le tramway pour nous rendre dans la section piétonnière. Nous avons vu les bâtiments historiques dont deux cathédrales et la manufacture de pneus Michelin.

Bien sûr, nous avons commencé par le petit train qui nous a fait voir les aspects touristiques de la villes de Clermont Ferrand et de Montferrand.
La Cathédrale Notre-Dame de l’Assomption n’est pas sale. Quand on l’a vu ce matin, d’un point de vue haut dans la montagne, il était facile d’identifier cette bâtisse gothique et médiévale, toute noire, qui ressort de tous les toits oranges de la ville. La cathédrale est construite avec des pierres locales d’un gris anthracite, des pierres d’origines volcaniques appelées pierres de Volvic. Les gens de la place sont très fiers de leur Cathédrale ainsi que de sa couleur. S’il nous est difficile de trouver belle cette cathédrale par son extérieure noire, il est possible d’admirer l’ensemble de ses vitraux encore en bonne condition.



Nous avons aussi visité la Basilique Notre-Dame du Port, d’architecture romane du début du médiévale, dont les pierres dorées tranchent avec le gris anthracite de la ville. D’ailleurs, l’église avait une allure plus éclairée en dépit du fait que ses fenêtres étaient le tiers de la grandeurs des fenêtres de la cathédrale. Les vitraux étaient également très beaux.

En regardant la photo à côté, vous comprendrez qu’en arrivant au centre ville et en voyant tous ces édifices presque noirs, on pourrait penser que cette ville est terne et morose. Mais c’est en y regardant de plus près qu’on voit tous ces restaurants aux diverses couleurs, toutes ses fleurs un peu partout, les sourires sur les visages des gens, le vent qui fait frémir les feuilles, les enfants qui courent en criant de joie.
Ainsi, on comprend que cette ville a une âme riche et sereine. Nous avons été accueillis partout avec bonne humeur et enthousiasme.
Alors nous sommes retournés à l’hôtel le coeur léger, tout de même satisfait de notre journée.
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Suzie Pelletier, écrivaine
Éditions du Défi
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