France – Thiers la ville des couteaux

Nous tenions absolument à visiter la ville de Thiers et nous avions deux raisons.

D’abord les couteaux. La ville de Thiers est la capitale française de la fabrication de couteau. « Thiers » est également une marque de couteau enregistrée et règlementée. Les artisans doivent être certifiés avant de pouvoir apposé le nom sur les couteaux qu’ils fabriquent.

Selon notre guide Sandy, 70 % de la production de couteaux de la France est fabriquée à Thiers. Disons que les artisans de Thiers fabriquent beaucoup de couteaux et pas seulement ceux qui portent le nom Thiers, mais aussi d’autres lignes comme les Laguiole. Il fallait donc s’en procurer un absolument. Un pour pour chacun de nous bien sûr. Nous les avons acheté chez Chambriard.

En deuxième, la ville médiévale : Thiers est construite sur un éperon rocheux. Elle comprend une haute et une basse ville, un quartier d’allure plus médiévale, un autre plus renaissance. On y présente une visite guidée et un tour de « petit train touristique » avec audio guide. Il n’en fallait pas plus pour nous inviter à passer une autre journée de plein air. Nous avons été enchantés de notre visite. Même les gros nuages gris noirs qui parcouraient vitement le ciel ne sont pas arrivés à gâcher notre sortie.

La route pour nous y rendre : Logés à Bourges, nous avons voyagé vers le sud-est. Megane indiquait une distance de 186 kilomètres et 3 h 03 de temps de trajet. Voyons donc! Nous trouvions cela incompréhensible puisqu’il était possible d’emprunter deux autoroutes pour s’y rendre. Finalement, nous avons trouver l’erreur. La navigatrice, moi-même, a eu l’idée de demander au GPS d’éviter les routes payantes. Quand nous avons réalisé l’erreur, il était trop tard pour prendre les autoroutes …

Bref, nous avons vu beaucoup de paysages français, tous aussi beaux les uns que les autres. Bien que fatigués de conduire dans les villages et les routes qui rencontrent, nous avons tout de même apprécié cette escapade non planifiée dans la campagne française de la région de l’Auvergne.

Nous sommes donc arrivés à Thiers en début d’après-midi. Nous nous sommes empressés de faire d’abord la visite proposée par l’office de l’information avec une guide, Sandy. Alors elle nous a fait grimper et descendre dans les rues étroites pour nous montrer toute sortes de vestiges et de bâtiments datant de l’époque médiévale. Très cool!

À un moment donné, j’ai remarqué qu’un homme me prenait en photo. Je n’aime pas être prise en photo. Cette fois, mon instinct m’a dit que c’était correct. Pourquoi? J’en ai aucune idée. Cela m’arrive parfois comme ça. Je « sens » que quelque chose de spécial est en train de se produire et j’agis d’instinct. L’homme a aussi pris Denis en photo. Je n’étais pas inquiète, mais j’avais un peu hâte de comprendre ce qui se passait.

J me suis dis qu’à la première occasion, je parlerais à ce monsieur. Je n’ai pas eu besoin d’intervenir car, à la fin de la visite guidée, ils nous a abordé, son calepin de notes, qu’il a trainé au long de la rencontre, en main. Il voulait savoir d’où nous étions. Nous lui avons répondu en lui donnant nos prénoms aussi, puis on a parlé des photos pour savoir ce qu’il en fera. Et bien, l’homme prénommé Denis est journaliste pour ‘La Montagne’, un journal régional quotidien qui date de 1919.

Journaliste? Au Canada, je les fuis comme la peste ! Pourtant, je n’ai pas eu envie de fuir face à Denis. J’ai plutôt eu le goût de répondre à ses questions sur notre visite, comment avons-nous découvert la ville etc. Arrivée à l’hôtel, j’ai fait une recherche sur son nom et j’ai pu lire plusieurs de ses articles. J’ai aimé son style. J’ai maintenant hâte de voir ce qu’il fera maintenant avec ce qu’on lui a dit et les photos. Il nous enverra le lien de la page un peu plus tard. Voici deux sites intéressants concernant ce journal:

http://fr.wikipedia.org/wiki/La_Montagne_(journal)
http://www.lamontagne.fr/accueil.html

Nous avons fait le tour en petit train touristique de Thiers. C’est ainsi que nous avons réalisé que ce que nous avions vu dans notre après-midi de marche ne couvrait qu’une infime partie de la haute-ville.

Nous avions cru que nos pas nous avaient portés plusieurs fois entre la haute et la basse ville. Dans les faits, nous n’avions pas quitté la haute-ville. Le petit train nous a amené tout en bas, dans la vallée. Vraiment plus bas ! Nous y avons visité les quartiers qui abritaient les forges avant l’arrivée de l’électricité. Maintenant, plusieurs bâtiments sont à l’abandon. J’espère que les Thiernois, dans leur volonté évidente de protéger leur patrimoine, arriveront à conserver et restaurer ces forges pour protéger la mémoire d’une époque empreinte de valeurs axées sur le travail, l’excellence et la fierté d’artisan.

En suivant les recommandations de Denis, nous avons fait provision de saucissons, de fromage et de bière locale à la charcuterie « Régal Thiernois », ce qui nous servira de souper.

Voici d’autres photos prises à Thiers au cours de cette belle journée:

Pour des informations supplémentaires sur la ville de Thiers.

http://www.auvergne-centrefrance.com/geotouring/villages/pdd/thiers/thiers.htm

En ce moment, nous sommes dans un hôtel « Etap » à Clairmont-Ferrand, et ce, pour deux soirs.


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