Le 4 juillet 2011
Nous vivons notre deuxième journée dans le parc. Un peu épuisés par la route d’hier, nous avons dormi tard. Notre forfait « couette et café » comprend le déjeuner. Des fruits et des céréales pour moi, le déjeuner Montagnard pour Denis. Le tout arrosé de jus d’orange et de café.
Pour calmer les fourmis dans nos jambes, nous avons décider de faire un sentier avant que les orages promis pour l’après-midi nous frappent. Le Sentier de la Lucarne ne fait que 2,3 kilomètres. Nous ajoutons 0,7 kilomètres à notre retour, en empruntant un sentier qui passe au sud de la rivière Sainte-Anne. La randonnée entière apporte une dénivellation de 80 mètres seulement.
Un tout petit sentier, donc. C’est bien suffisant pour moi qui soigne une jambe malade. Puis, pour Denis, le sentier lui permet de dégourdir ses jambes et ‘casser’ ses bottes avant sa longue randonnée qui commence le lendemain.
Le sentier de la lucarne part du centre des découvertes et s’étire dans la forêt au nord du Gîte. Même si la grimpée n’est pas essoufflante, elle nous rappelle tout de même que nous marchons dans les Appalaches. En effet, le début du chemin est déjà en train de sécher mais, dès que nous grimpons un peu, l’eau tombée hier ruisselle partout sur la roche à fleur de sol. Le sentier devient boueux. Dans les Appalaches, il y a toujours plus de boue sur le top des montagnes qu’en bas. C’est une constante, que l’on soit dans les chic-chocs, dans l’Estrie ou même dans les Adirondack.
Le soleil est blafard, mais il nous réchauffe suffisamment. L’humidité colle à notre peau et alourdit nos pas. Dès le début de la randonnée, nous notons les crottins d’orignal qui se trouvent au beau milieu du sentier. Je ne peux pas les blâmer d’utiliser cette route fort bien aménagé. La Lucarne nous présente un point de vue intéressant sur le Mont-Albert. Nous prenons des photos et nous repartons dans cette forêt qui sent bon le cèdre, le sapin et l’épinette. Aujourd’hui, aucune odeur de crème solaire mélangé à la lotion anti-moustique ne nous suit.

Un peu plus loin, le chant de la rivière Sainte-Anne nous accueille au bas de la piste. Notre retour vers le Gîte nous fait longer cette rivière aux eaux brunes qui roule en cascade, bien remplie de toute cette eau qui tombe des nuage depuis quelques jours.
De retour au Gîte, Denis prépare ses bagages pour demain. Pendant que la pluie tombe abondamment sur le Gîte, nous nous sommes réfugier dans le bar du Gîte pour écrire et lire. Quant à moi, je dois tout de même attendre que l’orage passe pour que je puisse publier le moindre article. Et nous apprenons que les orages ici ont tendance à perturber le signal de l’Internet.
De mieux en mieux…
Notre journée se termine avec un souper à la table qualifiée cinq étoiles et de renommée mondiale du Gîte du Mont Albert.
Quelle belle journée!
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Suzie Pelletier, écrivaine
Éditions du Défi
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