24 février 2011
8 h – Paris. Nos corps enregistrent qu’il est 2 h à Montréal. Comme on a plus vingt ans, on le ressent un petit peu plus. Le premier bout de chemin est complété!
L’atterrissage à l’aéroport Charles de Gaule s’est fait en douceur à 06 h 04, dans la ville encore endormie dans sa noirceur hivernale. En ce moment, nous sommes à nouveau en attente de notre vol vers Malaga prévu pour 10 h 25. Je profite donc de ce moment pour regarder la ville qui se réveille dans la brume et la pluie et la grisaille.

Il fait 6° C. Les français ont froid. Ce n’est pas grave, car le soleil nous attend à Malaga dans quelques heures. Vous ai-je dit que l’aéroport Trudeau a maintenant l’Internet gratuit partout? C’est merveilleux ! On ne peut pas en dire autant de Charles de Gaule. On offre l’Internet gratuit pour 15 minutes mais cela prend 14 minutes pour confirmer la connexion. Publier un article sur mon blogue avec photo? N’y pensez même pas! Une publication Facebook? Oui ! Un texte court, sans photo, en écrivant vite! Oubliez la recherche sur internet. Le fureteur prend trois minutes … pour te dire que ton temps est écoulé!
13 h – Paris. Nous sommes dans l’avion d’Air Europa qui nous amène à Malaga, mais nous venons juste de partir de Paris. Nous devions quitter la piste à 10 h 25. Il y a eu un premier retard pour un bris mécanique, puis un deuxième. On nous a transportés en autobus vers notre avion qui est resté coincé sur le tarmac encore deux heures de plus.
Les bagages suivront-ils ? Espérons.
A notre arrivée à ce deuxième avion, j’ai vu plusieurs personnes portant le logo « aviation civile ». Pour ceux et celles qui connaissent ma carrière, vous comprendrez que je suis devenue très curieuse. Je n’étais pas inquiète vu la décision de laisser les passagers prendre place dans l’avion.
Entre les explications répétées en espagnol, en anglais et en français, on a finalement compris qu’une égratignure de quelques centimètres avait été repérée sur l’une des ailes de l’avion. Apparemment rien qui empêche l’avion de voler, sauf qu’il fallait documenter l’incident. Or selon l’équipage, une seule personne dans tout l’aérogare avait la compétence pour « mesurer » l’égratignure. Deux minutes pour mesurer, mais trois heures pour localiser le gars.
J’ai pu aussi observer que le temps n’a pas la même valeur dans chacune des langues utilisées. Lorsqu’on a eu le feu vert pour nous envoler, on nous a dit en espagnol que l’on partirait dans « cinco minutos » (5 minutes). En anglais c’est devenu « ten minutes » (10 minutes) et, en français, il fallait attendre 15 minutes. C’est à se demander si les Espagnols dans l’avion arriveront plus tôt que les autres.
Malaga ! Que dire ! Je vous en parle demain!
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Suzie Pelletier, écrivaine
Éditions du Défi
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