Ce matin, j’avais un rendez-vous à Montréal, à la Place Bonaventure pour être précis. Demeurant dans l’Ouest de l’île de Montréal, c’est toujours une aventure de se rendre à Montréal et pas toujours une expérience plaisante. Mon rendez-vous était à 10h. J’ai choisi cette heure afin de me donner le temps de m’y rendre après l’heure de pointe. Quelle ironie!
En me levant, j’ai pris note que le temps était à la pluie. J’ai tout de suite compris que la situation sur l’autoroute 20 serait l’enfer et juste un peu moins pire que l’autoroute 40. J’ai donc choisi l’alternative de prendre le train de banlieue. Je suis partie de mon domicile vers 8h15, pour me rendre à la station de train de Beaconsfield. Il ne reste plus de place de stationnement disponible. Laisser son auto dans les rues avoisinantes ne constitue pas une option si on veut la retrouver au retour, car la police surveille beaucoup.
Il est 8h35 et le stationnement incitatif est plein. Je me demande ce que feront les autres qui veulent prendre le train de 09h ou celui de 9h30. CÇa explique sûrement pourquoi on se fait dire que les trains sont vides en avant-midi. La seule autre option disponible est de prendre l’autobus pour se rendre au train. Croyez-le ou non mais les autobus et les trains sont pas synchronisés. Et le réseau d’autobus de l’Ouest de l’Île n’est pas fameux. Surtout, oubliez le 10 minutes maximum d’attente.
Bravo ! On se plain souvent que le traffic est trop intense à l’échangeur Turcot! Mettez donc plus de stationnements incitatifs et les trains seront peut-être plus utilisés.
Bon j’avais quand même le temps de me rendre en ville avec mon auto. Ce n’était pas très environnemental mais tout de même efficace. À 8h45, je suis encore sur la 20 au niveau du boulevard Saint-Jean à la fin d’un bouchon. Je n’ai pas fait encore le tiers du chemin. Google Map me montre la route en jaune, juste devant. Je roule à une vitesse de croisière de 40 km/h dans une zone de 100. Youpi!
Quand j’arrive au niveau de la 13. La circulation est au point mort. Bouchée ben dur! Google Map change la couleur de la 20 au rouge … jusqu’en ville.
À 9h et je réalise déjà que je serai en retard pour mon rendez-vous…. Merde!
À 9h20, j’ai chaud et je suis en colère. Je n’ai qu’un mot qui se répète indéfiniment dans ma tête. Il commence par « Cal ».Aurait-il fallu que je parte encore plus tôt? Mais c’est juste un parcours de 30 km!
La sortie Angrignon arrive et cela me donne une idée: le métro. La station Angrignon est tout près. Ben cela peut pas être pire ! Je prend la sortie.
À 9h40, j’achète mon billet de stationnement. Au moins, ici, il reste de la place. Je marche vers la station de métro. Billet en main je prend le métro. Neuf stations plus loin je débarque à la station Bonaventure. Il m’a fallu marcher environ un kilomètre sous terre pour atteindre la Place Bonaventure.
Je regarde autour de moi pour m’orienter. Et merde! je suis dans la tour Nord-Est et mon rendez-vous est dans la tour Sud-Ouest. Bon! une autre petite marche. Bref, je suis arrivée à mon rendez-vous à 10h15, deux longues heures après avoir tourné la clé pour partir le moteur de mon auto pour me déplacer de 30 kilomètres.
Je ne peux pas faire autrement que de me rappeler que, il y moins d’un an, j’allais travailler à Gatineau. En deux heures, je faisais les 175 km qui séparent mon domicile de l’Ouest de l’île de Montréal jusqu’à de Portage, mon lieu de travail. En prime, j’avais le temps de faire le plein d’essence en route, d’acheter un café à mon arrivée, d’aller au toilette, de me rendre à mon bureau et de partir mon ordinateur. Quelle différence!
Il faut aussi ajouter que mon retour à la maison à partir de la Place Bonaventure, incluant les marches, le métro, la toilette et la route, ne m’a pris que 48 minutes … N’essayer pas de comprendre car c’est cela Montréal.
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Suzie Pelletier, écrivaine
Éditions du Défi
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