Le 20 juillet 2010

Sachant que nous n’avions que 120 kilomètres à parcourir pour nous rendre à notre prochain hôtel à Rennes, nous avons décidé de reprendre la route en direction de Carnac. Nous nous sommes arrêtés dans une petite ville au nom ronflant …
À côté de Locmariaquer, où il y a à peine trois rues très encombrées de touristes, il y a quelques mégalithes que nous n’avons pas eu le temps de visiter hier.
Comment fait-on pour transporter, sur plus de 30 kilomètres d’eau et de terrain en pente montante, un bloc de granite de 20 mètres de long et pesant 350 tonnes? Avec un gros camion, un gros bateau et une grue ? Pas tout à fait si on ajoute que ce transport a été exécuté il y a 6,000 ans.
Les archéologues expérimentaux ont essayé en juin de transporter un bloc de quatre tonnes par voies maritimes selon les moyens disponibles à l’époque néolithique. Sans succès. Pourtant, le bloc qui a servi à faire le grand menhir brisé vient bien d’une carrière sur une île à 30 kilomètres du lieu où il a été sculpté.
Rappelez-vous, ces gens du néolithique avaient la même intelligence que nous. Seuls les moyens à notre disposition ont varié depuis 6,000 ans. Leur manière de transporter ce bloc demeure encore un mystère, Hum ! Nous savons que ce n’est pas Obélix, même avec la potion magique, parce qu’il aurait vécu beaucoup plus tard ! Des extra-terrestres ? Une thèse soutenue par certains.

Ce bloc de granite, appelé Grand-Menhir brisé, a été cassé en quatre morceaux. L’hypothèse retenue en ce moment est qu’il y aurait eu un tremblement de terre qui l’aurait fait tomber. Bref, même en morceaux, il est imposant.
Le site offre aussi la visite d’un cairn décoré. Voici quelques photos :



C’était la dernière visite de notre voyage … snif! snif! snif!
En ce moment, nous sommes à l’Etap Hotel de Rennes Cesson. Le plein d’essence de la voiture est fait. La facture de la chambre est déjà réglée. Nous avons réduit nos bagages dans la chambre. Nous partons très tôt, demain matin, en direction de Paris. Notre objectif est d’atteindre notre hôtel à proximité de l’aéroport Charles de Gaule avant midi. Nous espérons ainsi passer avant les bouchons tant attendus les weekends sur les autoroutes de France. Si cela ne marche pas, il faudra éviter les autoroutes et nous serons très contents d’avoir du temps disponible.
Alors, nous espérons donc que nous aurons le temps d’envoyer un tout dernier message avant de prendre l’avion.
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Suzie Pelletier, écrivaine
Éditions du Défi
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