Le 18 août 2010
Ouf ! On est enfin ressorti ! J’étouffais !
Il y avait du monde au Mont Saint Michel! Nous avons attendu plus d’une heure pour acheter nos tickets d’entrée de l’Abbaye. Les files d’attente sont devenues essentielles aux différents points d’intérêt. Il nous fallait circuler entre les nombreux groupes et tenter de descendre les marches sans les débouler. En fait, plus d’un se seront cogné au sac à dos que je portais et une jeune chinoise aura au moins un bleu là où ses côtes ont rencontré mon coude … Je l’ai pas vu !
Nous savions que le lieu était très touristique et, pour cette raison, nous avions planifié le visiter en semaine. Probablement que la température peu clémente aux activités de la plage a fait arriver tous les touristes du coin en même temps …. en plus de la cinquantaine d’autobus. Imaginez un millier de personnes qui attendent en ligne dans cette petite rue (photo de droite).



Maintenant une vieille habitude, je me suis assise dans la grande nef de l’Abbaye, mais cette fois avec un audio guide. Pas question d’écrire. Le bruit assourdissant de la foule nous empêche de distinguer les langues qui y sont parlées et les guides qui parlent dans plusieurs langues se font compétition en matière de décibels. Plusieurs fois, j’ai dû reculer l’audio guide pour tenter de réentendre le message manqué. Je ne peux même pas penser pour aligner deux mots dans ma tête, encore moins écrire.
Nous avons quand même pu voir et apprécier cette Abbaye dont certaines parties datent de 1300 ans. Elle est très bien conservée. Elle est située sur un promontoire rocheux au milieu de marais salins, de la boue et de sable mouvants de la baie Saint Michel. Peu approchable par l’assaillant potentiel, elle a ainsi conservé son intégrité sauf pour une courte période après la Révolution alors qu’elle a été utilisée comme prison d’état.


Si vous tenez à visiter le Mont Saint Michel, jce qui vaut vraiment la peine, choisissez une date de semaine en dehors de la période de juillet ou août.
Ce que j’aime dans le nord de la France, ce sont les sandwicheries. Depuis notre arrivée en France je trouve très pénible de perdre quatre heures par jour, parfois plus, à manger. Les Français prennent deux heures pour le déjeuner (midi) et souvent plus de deux heures pour le dîner (soir). Dans le nord, on peut couper court au repas de midi. Les sandwicheries nous permettent de manger en 20 minutes, parfois même nous mangeons en marchant. Ceci nous permet de ne pas perdre trop de temps entre les visites. Il me reste encore cinq dîner à souffrir.
Donc, en cette journée d’août, une sandwich avalée avec un peu d’eau, nous repartons en direction sud, en Bretagne, pour nous rendre à Fougères qui possède son château.
Contrairement aux autres châteaux visités qui étaient toujours juchés sur les crêtes avec le village en dessous, celui de Fougères est dans une « cuve » creusée par la rivière Nançon. Il est entouré de promontoires où la ville fortifiée s’est installée.
Au cours de son histoire, la Bretagne s’est battue contre les Francs, les Anglais, les Normands, les Vikings et les Français. Fougères a fait partie des défenses de la Bretagne, connues sous le nom des « marches de la Bretagne », jusqu’à ce que la région soit annexée à la France en 1488. Voici des photos.
Par la suite, Fougères et son château ont perdu leur attrait défensif et elle n’a gardé ses murs et ses bâtiments médiévaux que parce qu’on l’a utilisée comme prison d’état.


La tête remplie d’image et de bonheur, nous retournons dîner à Avranches en Normandie.
Bonne nuit et à demain ….
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Suzie Pelletier, écrivaine
Éditions du Défi
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