France – Saint Bernard et Vergincétorix

Ce matin, nous avons visité l’Abbaye de Fontenay, un magnifique lieu cistercien fondé par Saint Bernard en 1138.  Vendue comme bien national en 1790, au cours de la Révolution, l’abbaye a conservé son allure, ses toits et ses murs. En effet, les nouveaux propriétaires y ont installé leur entreprise de fabrication de papier. Depuis 1904, la famille qui l’a acquise a mis beaucoup de temps et de sous pour la rénover.

Elle a certes perdu ses planchers de tuiles, mais, le reste est pratiquement intact. Ça nous donne un bel aperçu de ce qu’avait l’air l’abbaye aux 12e et 13e siècles.

Les moines cisterciens sont en fait des moines bénédictins « réformés ». Ils appliquaient les règles de Saint-Benoît avec plus de rigueur. Le silence, la pauvreté et la vie austère sont ajoutés à l’application de la règle. Cette austérité est visible dans l’abbaye où il n’y a aucune décoration. L’architecture de la fin de la période romane, où apparaissent les arches cassées, y est très bien illustrée.

Puis, notre route nous fait reculer encore plus loin dans le temps, d’un peu plus de mille ans. Nous sommes allés à Alésia, aujourd’hui Alésie Sainte-Reine, le lieu de la dernière bataille des Gaulois contre les Romains. Vergincétorix y a perdu la Gaulle aux mains de César en 50 avant notre ère.

Les ruines que nous voyons sont gallo-romaines, donc des habitations construites sur les ruines gauloises. Par contre, nous avons apprécié la visite guidée et les démonstrations gauloises sur place : une forge, du tissage, de la sculpture et de la musique.

Notre plan de visite, aujourd’hui, nous a fait nous promener dans la campagne française en Bourgogne. Dans ce pays de forêt luxuriante truffée de champs de foin déjà ramassé, les couleurs passent de différents tons de vert et de beige, coupés que par le gris de la route. Cela nous rappelle les milliers de kilomètres que nous avons parcourus en Irlande, en écosse et dans le nord de l’Angleterre. Aujourd’hui, nous sommes chanceux. Au cours des 150 kilomètres de routes que nous avons empruntés, aucun voyage de foin ni de tracteur n’est venu réduire notre vitesse.

En cours de route, nous avons vu une chose curieuse, un écriteau qui indiquait  » trous en formation ». On s’est bien demandé quelle sorte de formation pouvaient bien suivre des trous. Un peu plus loin, nous avons compris que ces trous suivaient une formation pour devenir des nids de poule. Certains avaient presque terminé leur formation et ils passeront l’examen avec brio. Ils étaient si nombreux qu’on se serait cru au Québec le temps de faire quelques kilomètres.

Ce fut une belle journée.


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